Optimiser les coûts dans un contexte de transition écologique

Étant donné les impacts environnementaux de la construction et de l’usage des bâtiments, le secteur constitue un levier essentiel pour l’atteinte des objectifs que la France s’est fixée en matière de transition énergétique et environnementale.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015 fixe des objectifs ambitieux dans les domaines du bâtiment et du logement, notamment ceux de convertir tous les bâtiments au standard BBC d’ici 2050 et de réaliser 500 000 rénovations lourdes de logements par an.

La future réglementation environnementale s’oriente vers une évaluation des projets en analyse sur le cycle de vie. Par conséquent, les maîtres d’ouvrages s’intéressent de façon accrue aux principes du coût global pour l’évaluation économique de leurs projets.

Aujourd’hui, le contexte de contrainte budgétaire impose de construire/rénover/exploiter des bâtiments, sinon à moindre coût, au moins à coût optimisé, faisant de l’économie non plus un moyen mais un objectif. Tel est l’enjeu principal auquel répondent les actions du Cerema en économie sur le domaine du Bâtiment.

 

3 axes structurants pour répondre à cet enjeu

Pour couvrir l'ensemble de ces préoccupations, l'approche du Cerema sur l’économie du bâtiment a vocation à intégrer 3 axes thématiques structurant :

coût

Approche en coût global, connaissance des coûts de construction/réhabilitation et exploitation/maintenance, et prise en compte des externalités.

  • Capitalisation des connaissances et données en économie sur le bâtiment, grâce à la création d’observatoires des coûts (observatoire des coûts de construction, observatoire des coûts d’exploitation/maintenance) utiles aux gestionnaires de bâtiments et de patrimoines immobiliers pour mettre en œuvre le coût global.

    Pour faciliter l’exploitation et la maintenance courante des bâtiments, le Cerema travaille en collaboration avec les gestionnaires de bâtiments afin de leur fournir des outils opérationnels ayant pour objectifs de :
    • Suivre les coûts dans le temps pour mesurer la performance économique des bâtiments durant la phase d’exploitation ;
    • Fournir des repères pour optimiser l’exploitation de leurs parcs et prioriser leurs actions de construction/rénovation.
       
  • Fiabilisation des méthodologie et outils pour les approches en coût global et coût global élargi, et autres critères de priorisation économiques d'intervention avec une approche objectifs/coûts.

    Le Cerema propose une formation-action intitulée « le coût global appliqué aux projets de construction » destinée aux acteurs de la construction : maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre, AMO, BET… ;
     
  • Estimation et évaluation d'impacts économiques de démarches à l’échelle du projet (mise en place d’actions faible investissement, BIM par exemple) ;
  • Estimation et évaluation d’impacts des réglementations sur un patrimoine ;
  • Approche économique de matériaux et procédés innovants (coûts des matériaux biosourcés, compétitivité de la construction bois en matière de coût de sortie) ;
  • Expertise et évaluation économique de stratégies et politiques publiques sur demande du Ministère de l’Environnement (estimation des coûts des mesures de la SNBC pour le bâtiment, assistance technique au GT « enjeux économiques » sur le suivi et le retour d’expérience du label PEBN E+ C-, préparation de la future RE2018, stratégie nationale de la rénovation énergétique).

 

valeur

Valorisation des bâtiments et du patrimoine au sens de la valeur vénale et prise en compte de la valeur immatérielle et la valeur verte.

  • Capitalisation des modes de valorisation des patrimoines immobiliers ;
  • Etudes empiriques de la valeur liée à la performance énergétique et environnementale ;
  • Développement de méthodes de prise en compte de la valeur immatérielle et de la valeur verte, et d’indicateurs à intégrer dans une stratégie de gestion de patrimoine immobilier.

 

financement

Accompagnement au choix de solutions innovantes de financement de la transition énergétique (tiers-financement, certificats d’économies d’énergie, financement participatif, etc.)

  • Retour d’expériences sur les approches et outils économiques pour le financement de la transition énergétique tels que les montages complexes et autres financements innovants (tiers- financement, certificats d’économies d’énergie, financement participatif, etc.) ;
  • Etude et évaluation des leviers de financement de la transition énergétique pour le Ministère de l’Environnement (éco-PLS, PREH) ;
  • Accompagnement des collectivités territoriales et opérateurs de l’État dans le financement de leurs travaux de construction/rénovation/entretien, notamment dans la mise en œuvre de dispositif de financement innovant tel que l’intracting ou les CPEs.