Renforcer les missions de gestion de patrimoine

Selon un rapport récent de l’IDRRIM, ce patrimoine représente 1% du linéaire mais 10 % en valeur économique des infrastructures, soit plus de 200 milliards d’euros. Or ce patrimoine est vieillissant avec de très nombreux ouvrages anciens.

Le Cerema propose depuis plusieurs décennies des méthodes et outils de gestion de ce patrimoine.

 

Accompagner les collectivités dans la gestion
de leur patrimoine d'ouvrages

Compte-tenu du vieillissement du patrimoine d’ouvrages, les interventions sur ouvrages existants se sont considérablement développées ces dernières années. Elles peuvent être classées dans les types suivants : inspections détaillées, instrumentations, auscultations, évaluations structurales en vue du diagnostic, conception de réparations, contrôle extérieur de réparations.

Le vieillissement du patrimoine a amené une prise de conscience par les gestionnaires de l’importance de la valeur patrimoniale de leurs ouvrages, de leurs responsabilités et de l’importance d’une gestion optimisée et économe. Un des enjeux de la création du Cerema et de sa stratégie est de développer des missions d’assistance à toutes les collectivités (conseil, expertises, méthodologie, outils, formations…), tant pour la gestion de patrimoine pour définir des politiques de gestion, évaluer les besoins budgétaires, hiérarchiser les interventions, que pour des interventions opérationnelles sur les ouvrages.

Enfin, la demande ne se résume plus seulement au traitement de pathologies d’ouvrages. Les raisons d’intervenir sur un ouvrage existant se sont multipliées avec l’évolution de l’usage des ouvrages, les choix de requalification…

Les modalités d’intervention sur les ouvrages sont également devenues plus complexes avec l’évolution du contexte réglementaire, la prise en compte des contraintes d’exploitation…

Au vu de ce nouveau contexte, le Cerema est en mesure de proposer aux gestionnaires une offre très large comprenant une assistance technique :

  • A la clarification de leur rôle de maître d’ouvrage et des limites de leurs responsabilités : définition des enjeux qui leur sont propres, définition des responsabilités des différents intervenants ou partenaires ;
  • A la calibration de leurs moyens humains et financiers, au choix d’une méthodologie de surveillance, de gestion, au recensement du patrimoine et à la construction d’une base de données de gestion ;
  • Pour la réalisation d’inspections détaillées et d’inspections subaquatiques ;
  • Pour la formation des agents en charge de la gestion ;
  • A la priorisation des études et des travaux ;
  • A la décision dans les situations d’urgence suite à la détection d’une pathologie grave ou alarmante ;
  • A une prestation de diagnostic (auscultations et évaluation structurale) étendue, incluant une analyse de risques, une estimation de la durée de vie résiduelle, une aide au choix du scénario d’intervention ;
  • Pour la réalisation de surveillances d’ouvrages (haute-surveillance, surveillance renforcée) ;
  • Lors des phases d’études ;
  • Lors des phases travaux, notamment pour la validation des prestations de la maîtrise d’œuvre lorsqu’elle est externalisée.

Enfin, au-delà du traitement des pathologies d’ouvrages, cette offre doit prendre en compte :

  • d’une part l’évolution de l’usage des ouvrages, qui conduit à mener des études de requalification ou d’élargissement (passage d’un tramway ou d’un TCSP, modes doux) ou de passage de convois exceptionnels atypiques .
  • d’autre part l’évolution du contexte réglementaire, qui peut conduire à des études de remise à niveau (renforcement au séisme, remplacement des dispositifs de retenue, renforcement de piles, requalifications environnementales).