Recueillir et traiter des données
pour répondre aux enjeux des territoires

De nombreux acteurs ont besoin d’informations sur les systèmes de transport : les collectivités, les gestionnaires d’infrastructure, les maîtres d’ouvrage, l’administration centrale, etc... Ces acteurs sont variés, ils n’ont pas les mêmes besoins en termes d’échelle et de précision spatiale et temporelle, en termes de temps de mise à disposition de données, en termes de contenu de ces données. Il peut s’agir de la géométrie et de l’état des réseaux, y compris les indisponibilités pour travaux, des trafics et temps de parcours, des émissions de polluants, des prix et temps de trajet, des coûts d’entretien etc.

Ils peuvent vouloir consulter l’état actuel des réseaux, avoir une idée de leur évolution à long terme, simuler l’effet d’une certaine décision d’aménagement ou de politique des transports ; ils peuvent vouloir connaître les impacts et qu’exercent ces systèmes de transport sur l’environnement, l’économie et la société, les risques qu’ils font peser. Inversement, ils peuvent vouloir connaître les risques auxquels sont exposés les systèmes de transport.

Besoins

Pour pouvoir répondre à ces besoins, il faut de façon très générale recueillir des données, les traiter et les organiser de façon à les rendre utilisables, et, quand elles ne sont pas disponibles, les extrapoler.

On a donc trois types principaux de dispositifs qui doivent être mis en œuvre et qui interagissent :

  • Les dispositifs de mesure ;

  • Les systèmes d’informations ;

  • Les modèles.

Au-delà de cette vision simpliste une des principales difficultés réside dans la différence qui peut exister entre les données disponibles et celles nécessaires pour répondre aux questionnements des différents acteurs. Suite au démarrage de l’action des opérations similaires portant des problématiques similaires ont été identifiées parmi les projets nouveaux ou existants pouvant faire l’objet de travaux commun ou pouvant générer des synergies.

Ces opérations incluent notamment l’opération recueil des données trafic départementales TMJA par le SOES ou système d’information « IRIS » géré par le Cerema Ouest et effectuant un recueil des données trafic de plusieurs collectivités dans l’Ouest de la France. Ces opérations devront être incluse dans le périmètre du projet.

La question de l’urbanisation de l’ensemble créée par le projet et ces opérations pourront être traitées avec la possibilité de reprendre ou fusionner tout ou partie de ces outils.

Propositions

La proposition d’outils pour aider les collectivités à appréhender la hiérarchisation de leurs réseaux est un des produits de cette opération de connaissance des données routières. La hiérarchisation des réseaux est une demande récurrente des collectivités. Elle est aujourd’hui surtout prise en compte par les gestionnaires pour définir leur niveau de service et d’entretien, mais les contraintes financières les conduisent à devoir désormais réduire ces niveaux définis. En revanche, elle n’a, par exemple, que peu d’influence sur la prise en compte des considérations environnementales (la même règle s’appliquera au « gros réseau » et au « petit réseau » alors que le coût relatif d’application de la règle sur le « petit réseau » sera souvent beaucoup plus important).

Elle se fait aujourd’hui principalement par les trafics et, surtout pour les réseaux départementaux, en intégrant des considérations de dessertes spécifiques (scolaires, entreprises, circuits de collecte laitière, etc...). Enfin, elle se doit de pouvoir se décliner à plusieurs échelles pour répondre aux besoins des régions, des départements, des métropoles ou des communes et de leurs établissements publics.

Il faut également prendre en compte les impacts des réseaux routiers sur les différentes politiques publiques et vice-versa et ceci avec des visions adaptées aux différents domaines de compétences des gestionnaires de ces réseaux et des régions. Cette vision des questions liées à la hiérarchisation pourra mettre en évidence des besoins de connaissance indispensables au processus de hiérarchisation à intégrer dans le système d’information.

Cette action nécessite, sur l’ensemble de ses champs, une collaboration importante avec les gestionnaires de réseaux routiers hors RRN.

 

Le Cerema intervient sur le thème de la hiérarchisation des réseaux

Dans ce cadre le Cerema intervient sur le thème de la hiérarchisation des réseaux qui consiste à effectuer sur plusieurs années :

  • l’analyse des besoins en données pour les différents acteurs impliqués tant dans leurs responsabilités opérationnelles que pour les aider à connaître leurs réseaux et à prioriser leurs actions ;
  • la capitalisation des pratiques en matière de hiérarchisation des réseaux (paramètres pris en compte et conséquences en termes de service rendu) et la définition des nouveaux critères de hiérarchisation pour prendre en compte l’ensemble des politiques publiques ;
  • l’analyse et l’évaluation qualitative des services rendus aux collectivités par les infrastructures et la monétarisation des impacts d’un dysfonctionnement de l’infrastructure de transport en fonction des différents types de réseau (impact socio-économique d’une fermeture de voie en fonction du trafic supporté, des territoires desservis, …) traduisant la sensibilité d’une voie et l’importance de la maintenir en service ; on établira ainsi la valeur ajoutée d’une voie en fonctionnement ;
  • la mise en place d’une méthodologie partagée, notamment avec les collectivités territoriales en termes de choix possibles face aux attentes des citoyens, en intégrant à la fois les meilleures techniques disponibles et les contraintes financières lourdes qui pèsent et qui exigent un réalisme certain dans l’élaboration des stratégies à adopter ;
  • La veille et l’animation d’une part sur les techniques économes qui se profilent et, d’autre part, sur les nouvelles technologies (qui peuvent être liées à des approches économes) qui deviennent disponibles pour certaines voies en fonction de leur niveau dans la hiérarchisation établie ;
  • l’étude préalable d’un système d’information généralisé intégrant les nouvelles formes de données et valorisant ses apports pour chacun des acteurs ;
  • le développement de ce système intégrant le recueil des données et ses impacts organisationnels.