Promouvoir le concept d’insertion urbaine des transports en commun dans la politique de mobilité urbaine

L’insertion urbaine des transports collectifs de surface s’attache à traiter l’interface entre ce mode de transport et les autres usages de l’espace public; il s’agit d’optimiser le fonctionnement du système de TC pour lui conférer la meilleure efficience possible, tout en garantissant la plus grande sécurité à l’ensemble des usagers.
Ceci renvoie aux thèmes indissociables de la conception de la voirie, de la gestion des flux de circulation, de la réglementation et de la signalisation routière.

Si cette approche trouve tout son sens dans le cas des transports à haut niveau de service (réseaux de tramways et de BHNS), elle s’applique également pour les lignes de bus classiques. Elle constitue par ailleurs le fondement de l’approche multimodale des voies structurantes d’agglomération visant à y favoriser la circulation des véhicules de transport collectif.

Transports en commun et accessibilité

Le haut niveau (et la qualité) de service dans les transports collectifs

La régularité, la fréquence et l’amplitude horaire sont des éléments déterminants de l’attractivité des systèmes de TC et de satisfaction de leurs usagers, au même titre que (voire avant) la vitesse commerciale. Tous ces facteurs  participent par ailleurs à l’optimisation de l’utilisation du matériel roulant et contribuent ainsi à la capacité du système.

L’infrastructure, en tant que sous-système, principale source d’irrégularité et de perte de temps

Si l’ergonomie et le mode d’exploitation des véhicules peuvent influencer notablement les temps d’échange voyageurs aux stations, la conception de ces dernières, leur adéquation avec le matériel roulant et leur intégration dans leur environnement immédiat sont également déterminantes. La mise en accessibilité des stations aux personnes à mobilité réduite  obligatoire de par la loi, est alors un élément favorable, en bénéficiant à tous les usagers.
En dehors des stations, toute perturbation dans la progression des véhicules constitue une perte de temps potentielle, qu’il convient de minimiser par une bonne prise en compte de la priorité accordée aux transports en commun dans les carrefours et par l’optimisation de la circulation en section courante, tout en garantissant la sécurité des interfaces avec tous les autres usages.

Sécurité dans les stations de transport en commun

La sécurité, une entrée pertinente pour la recherche du haut niveau de service

En regard des chiffres globaux de la sécurité routière, l’enjeu de sécurité des transports collectifs peut sembler faible, mais les accidents avec TC ont des niveaux de gravité souvent élevés et impactent fortement les usagers vulnérables en milieu urbain. Par ailleurs l’enjeu est renforcé par le risque d’accident collectif inhérent aux modes en cause.

Au-delà de cet enjeu direct, la sécurité représente également un enjeu indirect essentiel pour les opérateurs comme pour les usagers, dans la mesure où elle impacte significativement l’attractivité (pouvoir accéder aux stations en sécurité par exemple) et la productivité du système, et ainsi son niveau de service et son coût d’exploitation.
En ce qui concerne les transports guidés, la sécurité est par ailleurs un objectif en soi du fait de l’existence du cadre légal « STPG » (décret 2017-440 du 30 mars 2017).

La sécurité de tous les usagers (TC comme tiers) est également un élément déterminant dans l’approche multimodale des voies structurantes d’agglomération, que ce soit au niveau des points d’entrée / sortie ou en section courante.

Assurer des prestations et des services sur quatre grands axes

Dans ce contexte, le Cerema réalise différentes missions pour le compte des services de l’État, des collectivités et des acteurs socio-professionnels dans les domaines liés à l’insertion des transports collectifs dans l’espace public, avec pour finalités l’explicitation des enjeux, l’adaptation du contexte réglementaire et du corpus technique aux besoins, la valorisation des bonnes pratiques et la promotion du savoir faire des acteurs.

Pour mener à bien ces différentes actions, le Cerema a identifié au sein de ses directions techniques et territoriales différentes compétences organisées en réseau : le Pôle de compétence «Interface transports collectifs et voirie» (ITCV) constitue ainsi une équipe d’une vingtaine de techniciens et cadres de haut niveau, spécialisés dans les domaines de l’aménagement de la voirie, du fonctionnement des réseaux, de la sécurité et autres thématiques participant de l’insertion urbaine des transports collectifs de surface.