17 décembre 2020
Pont Tabarly - Nantes
L’état des ponts constitue un enjeu majeur de sécurité pour les usagers. Le rapport d’information du Sénat rendu en juin 2019 souligne le vieillissement de notre patrimoine et la lourdeur des investissements pour son entretien et sa surveillance. Les dernières innovations en matière d’instrumentation offrent des nouvelles perspectives aux gestionnaires, plus pratiques, plus performantes et moins couteuses.
En réponse à ces enjeux, le gouvernement annonce un appel à projets "Ponts connectés" piloté par le Cerema. Il fait suite à l'aide de 40 millions d'euros annoncée mardi 15 décembre par Jacqueline Gourault et Jean-Baptiste Djebbari pour le programme national ponts.

Un soutien à l’innovation : offrir de nouvelles solutions aux collectivités pour la surveillance des ponts

Les ouvrages d’art sont des points névralgiques des réseaux routiers, parfois inscrits dans le paysage, souvent invisibles. Les récentes actualités ont tragiquement remis en lumière leur importance stratégique, économique et sociale au sein des territoires. Le vieillissement de ce patrimoine, soumis à des environnements agressifs et des évolutions d’usage, engage à penser autrement son entretien et sa gestion pour assurer la sécurité des personnes et maintenir l’état fonctionnel de chaque ouvrage pour assurer sur un itinéraire donné le niveau de service requis.

Pour assurer la surveillance de ces ouvrages, les dernières innovations en matière d’instrumentation, télécommunication, traitement de données et intelligence artificielle offrent un potentiel important en complément des méthodes classiques d’inspections visuelles.

Pour répondre à ces enjeux, le gouvernement lance un appel à projets "Ponts connectés" dans le cadre de France Relance. Il sera piloté par le Cerema, établissement public dont l’expertise en ouvrages d’art et l’expérience au service des territoires n’est plus à démontrer.

Ce dispositif vise à soutenir les centres de recherche et les entreprises qui travaillent à des solutions innovantes de surveillance et gestion des ouvrages par l’instrumentation :

  • systèmes ou méthodes peu onéreux permettant leur large diffusion,
  • systèmes ou méthodes peu vulnérables aux intempéries ou au vieillissement, et économes en énergie,
  • systèmes ou méthodes qui contribuent à la gestion des ouvrages selon les méthodes classiques, comme celles portées par l’ITSEOA (Instruction technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art),
  • systèmes ou méthodes « certifiables » quant à leurs performances,
  • méthodes de détection d’anomalies largement automatisées,
  • instrumentations permettant le suivi sur le long terme des ouvrages.

Les lauréats expérimenteront leurs solutions en vraie grandeur sur des ouvrages de l’Etat ou de collectivités.

L’objectif final est d’offrir aux collectivités des moyens pratiques, performants et peu onéreux contribuant à optimiser la gestion de leur patrimoine.