19 septembre 2018
Parking de covoiturage dans un hôpital
Laurent Mignaux - TERRA
Le covoiturage est une des solutions qui permet de favoriser la mobilité dans les territoires. Pour aider les territoires à favoriser l'alternative à l'utilisation de la voiture individuelle, le Cerema propose un appel à partenariat aux collectivités désireuses d'intégrer cette offre dans le système local de transports. Par ailleurs, le Cerema expérimente des solutions permettant de favoriser le covoiturage, comme à Grenoble pour une voie réservée au covoiturage sur une autoroute.

Logo de la semaine européenne de la mobilitéPratique née avec l'automobile, restée longtemps confidentielle et marginale, le covoiturage est devenu de plus en plus visible : son développement répond en effet à de nombreux enjeux de mobilité dans un contexte où les nouveaux services de mobilité (autopartage, covoiturage...), combinés aux transports collectifs, permettent de compléter l'offre de transport.

La question du développement du covoiturage sur les courtes distances a notamment fait l'objet d'une journée technique organisée par le Cerema.

 

METTRE en oeuvre une solution de covoiturage adaptée au besoin local

L’offre de mobilité intègre de plus en plus les véhicules partagés, d’abord avec les services d’autopartage puis avec les applications de mise en relation pour le covoiturage. Une étape supplémentaire émerge avec l’intégration de services de covoiturage au sein de réseaux de transport collectif (TC) visant à compléter la desserte du territoire et à améliorer l’offre existante.

Plusieurs agglomérations accueillent sur leur territoire de telles offres combinant transport collectif et nouveaux services à la mobilité qui leur sont souvent proposées par des opérateurs de TC.

Personnages de la semaine de la mobilité en covoiturageFace à ces offres, et à d’autres initiatives qui se développent localement, les collectivités expriment le besoin d’éléments d’appréciation objectifs sur la pertinence de ces systèmes au regard des caractéristiques territoriales, et des objectifs du service : création d’offre, complément d’offre, rationalisation des coûts, report modal vers les TC...

Face au foisonnement naissant de ces offres, le Cerema propose d’entreprendre un travail d’évaluation des services de covoiturage existants et d’analyse du domaine de pertinence de ces services.

Ce travail repose sur un diagnostic de la mobilité pour déterminer les potentiels du covoiturage sur le territoire (données à mobiliser, analyses nécessaires et pertinentes), une analyse de l’efficacité du système de covoiturage et des recommandations pour adapter le système global de déplacements en intégrant au mieux ces nouveaux services.

Cette étude s’adresse à des territoires disposant déjà d’un service de covoiturage en place. Le programme d’étude proposé se fonde sur la coproduction entre le Cerema et les villes ou AOM intéressées qui souhaitent contribuer, par leurs questions, retours de terrain et propositions, à l’émergence de solutions adaptées aux enjeux locaux et permettant la maîtrise par la collectivité des choix à opérer.

Outre l’évaluation de services au niveau local, le projet sera organisé autour de rencontres avec l’ensemble des collectivités partenaires, pour échanger, produire et innover autour de préoccupations communes.

 

Expérimenter une voie réservée au covoiturage sur autoroute

Parking destiné au covoiturage

A Grenoble, le Cerema travaille sur la création d’une voie réservée au covoiturage sur une section de 8 km de l’autoroute A 48, en accompagnement du maître d’ouvrage et des collectivités partenaires. Afin que ce projet soit conforme aux recommandations réglementaires et offre toutes les garanties de bon fonctionnement, le Cerema informe sur l’évolution de la doctrine en la matière, et amène les interlocuteurs à se poser les questions pertinentes.

En parallèle, le Cerema assiste la sous-direction de la gestion et du contrôle du réseau autoroutier concédé pour l’élaboration de ses avis techniques sur le projet.

Un collège d’experts dont fait partie le Cerema, ainsi que le maître d’ouvrage AEREA, les autorités de contrôle et de réglementation (DSCR, DGITM, Maarn et le Cerema), la préfecture et les collectivités concernées, a été mis en place pour examiner, au fur-et-à-mesure de l’avancée des études, des propositions pour formuler des avis et recommandations sur les solutions.

La mise en service de cette voie réservée aux véhicule ayant plus d’un passager pourrait intervenir au second semestre 2019.