Type de contrat
Catégorie A
Localisation
COMPIEGNE
Employeur
Cerema Eau, mer et fleuves
Mode de recrutement
Contractuel
Date de disponibilité
Date de clôture
Description

Zone de confluence entre deux cours d’eau, le Drac et l’Isère, le territoire de Grenoble-Alpes Métropole (GAM) est particulièrement exposé à l’aléa inondation. Très tôt au cours de son histoire, des ouvrages de protection contre les inondations (digues) ont été mis en place pour canaliser les grands cours d’eau comme le Drac, l’Isère ou la Romanche et certains affluents et cours d’eau torrentiels. Aujourd’hui fortement urbanisée, la zone protégée située en arrière des digues est soumise à un risque parfois élevé en cas de rupture de digue et plus particulièrement la zone située directement en arrière de celle-ci, dite « zone de dissipation d’énergie » ou « bande de précaution ».  Si actuellement, cette bande de précaution est fonction uniquement de la hauteur de charge hydraulique sur la digue (z=100 x h), il est intuitif de penser que le risque est fonction de la typologie et de la morphologie urbaine, de la vulnérabilité de la zone urbanisée, des enjeux présents, de leurs capacités à résister aux écoulements hydrauliques, de la capacité des personnes à se mettre à l’abri ou à évacuer…, en cas de brèche dans une digue. C’est pourquoi, Grenoble-Alpes Métropole souhaite disposer d’éléments permettant de mieux appréhender les conséquences des ruptures de digues dans ces zones proches. Dans le cadre d’une convention avec GAM, le Cerema Eau, Mer et Fleuves est responsable de de l’action de recherche relative à la modélisation de l’écoulement consécutif à la rupture des digues de protection et de la propagation de l’onde de submersion, ainsi qu’à l’influence de la typo-morphologie de l’urbanisation sur les caractéristiques de l’écoulement. Par ailleurs, Le Cerema DtecREM participe aux travaux du projet Européen InterReg ’’Polder2C’S’’ qui concerne la zone des "deux mers" (la Manche et la Mer du Nord) qui s’avère fortement impactée par les effets de changement climatique. L’un des objectifs de ce projet vise à capitaliser les connaissances sur la dynamique des submersions marines et la mise à niveau des digues, pour les intégrer dans les stratégies opérationnelles d’adaptation des territoires. Les travaux de ce programme seront menés sur deux polders in-situ (en cours de dépolarisation) de 6 km² aux Pays-Bas. Il s’agit des polders ’’Hedwige’’ et ’’Prosper’’ qui sont côte à côte au niveau de la frontière belgo-hollandaise, dans lesquels la mer revient, et qui constitueront un laboratoire ’’grandeur nature’’ pour développer de nouvelles approches.  Les investigations entreprises dans le cadre de ce programme permettront aussi de mettre en place une réponse d’urgence transnationale des quatre pays partenaires de ce projet (Belgique, France, RoyaumeUni et Pays-Bas). Différentes solutions de protection, dont certaines innovantes, seront évaluées sur les polders : 1) Essais de franchissements, 2) Essais de surverse, 3) Exercices d’inspection, 4) Ouverture de brèches, 5) Fermeture de brèches.

Missions

La durée totale des travaux est de 14 mois répartis de la manière suivante : Phase 1 (8 mois) : modélisation numérique visant à établir les paramètres physiques susceptibles d’être rencontrés dans les zones de dissipation d’énergie à l’arrière des digues en s’appuyant sur le cas type du Drac dans le cadre de la convention de recherche avec Grenoble Agglomération Métropole Dans le cadre de la convention de recherche avec Grenoble Agglomération Métropole, les travaux seront définis sous forme de 4 tâches principales sur une durée de 8 mois : Tâche 1.1 : Etablissement d’un état de l’art sur la bande de précaution, portant notamment sur la nature des dommages en cas de rupture de digues, les limites de la modélisation numérique 2D des écoulements dans cette zone et l’apparition de fosses d’érosion au droit des bâtiments. Tâche 1.2 : études de modélisation bidimensionnelle à l’aide du code de calcul Telemac2D en rive droite et en rive gauche du Drac pour caractériser l’influence de la typo-morphologie de l’urbanisation sur les écoulements dans la zone de précaution pour les ruptures de digues retenues par GAM et la DDT38. Des techniques innovantes de maillage automatique en zone urbaine en fonction de la « densité » urbaine seront recherchées. Tâche 1.3 : études de modélisation sur fonds mobiles en l’absence et en présence de lignes de contraintes (points durs tels que les routes ou les ouvrages d’art non submergés ou partiellement submergés). Tâche 1.4 : influence d’un écoulement chargé sur la propagation de l’onde de submersion.
Phase 2 (6 mois) : projet InterReg deux Mers ’’POLDER2C’S’’ Pour les travaux du projet InterReg Polder2C’S (6 mois), le candidat prendra en charge les WP (Work Package) du projet dans lesquels le Cerema EMF sont impliqués. Les travaux de ces WP sont basés
sur la modélisation numérique des différentes solutions de protection et leur évaluation sur les polders au Pays-Bas ’’Hedwige’’ et ’’Prosper’’. Pour cette partie le candidat utilisera (ou développera) les outils numériques résolvant les équations de Saint-Venant (Telemac), mais aussi les outils de résolution numérique des équations de Navier-Stokes (OpenFaom ou codes commercial CFD).

Profil

Savoir

-Connaissances solides en mécanique des fluides et modélisation des écoulements (notamment à surface libre)

- Bonnes connaissances en simulation numérique ;

- Utilisation aisée du système TELEMAC et différents codes CFD ;

- Programmation en python3 et fortran ;

- Bon niveau en Anglais (nécessaire à la lecture de documentations techniques) ;

- Force d’analyse et de proposition ;

- Esprit de synthèse.

Savoir-faire

- Développer et tester des applications ;

- Rédiger des rapports scientifiques.

Savoir-être

- Rigueur ;

- Sens des responsabilités et du travail en équipe ;

- Aisance relationnelle, ouverture d’esprit, capacité d’innovation ;

- Sens de l’organisation ;

- Capacité d’initiative.