Face à la crainte que la rareté du foncier limite les nouveaux projets, les friches représentent un gisement encore peu exploité et un véritable potentiel de développement pour les années à venir. Encore faut-il bien les connaître.
Dans le cadre de projets d’aménagement nécessitant la mobilisation de foncier, les friches s’imposent comme une solution pour préserver les sols et en particulier les espaces naturels, agricoles et forestiers. Elles constituent un potentiel stratégique, utile pour développer logements, équipements, infrastructures ou activités, ou encore pour recréer des espaces de nature, sans sacrifier de nouvelles terres agricoles ou non urbanisées. Leur transformation permet également de répondre aux besoins du territoire tout en effaçant des stigmates urbains qui peuvent nuire à l’attractivité locale et à la qualité du cadre de vie des habitants et des entreprises. Elles constituent aussi des opportunités précieuses de revitalisation et de redynamisation pour des territoires, notamment en centre-urbain.
Le Cerema développe et met à disposition, à la demande du ministère chargé de la Transition écologique, un inventaire national des friches, utile pour les collectivités, les services de l’État et les acteurs privés notamment pour la réindustrialisation : Cartofriches. Cet inventaire, alimenté au niveau national par le Cerema et par l’intégration des données de 31 observatoires locaux à l’initiative des collectivités ou des services déconcentrés de l'État, permet de dresser un état des lieux et des enseignements nationaux.
Le Cerema met également à disposition des services, méthodes et outils pour accompagner les collectivités dans l’identification et la mobilisation de friches, ainsi qu’un portail qui recense l’offre de foncier économique disponible sur l’ensemble du territoire national, France Foncier +, développé avec la Banque des Territoires.
Retrouvez les enseignements et les chiffres à retenir dans la synthèse ci-dessous !
