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AICB
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Le 21 mai 2026, l'association des industriels de la construction biosourcée a publié la seconde édition de son baromètre qui révèle une croissance de 16 % des matériaux biosourcés dans le secteur de l'isolation en 2025, malgré un contexte économique difficile, tout en soulignant un potentiel d'amélioration significatif pour atteindre 20 % de parts de marché d'ici 5 à 10 ans.
Le marché se diversifie, porté par la domination des isolants semi-rigides (54 % des volumes) et un ancrage territorial fort, tout en jouant un rôle écologique majeur avec 2,3 millions de tonnes de CO2 stockées en une décennie. Forte de 20 unités de production et de 100 millions d'euros d'investissements, la filière est prête à doubler ses capacités pour répondre aux exigences de la RE2020 et viser 20 % de parts de marché d'ici dix ans.

La seconde édition du baromètre de l'Association des Industriels de la Construction Biosourcée (AICB) met en exergue le dynamisme soutenu de la filière, avec 32,7 millions de m² de matériaux biosourcés installés en 2025. En dépit d'un contexte économique défavorable pour le secteur du bâtiment, une augmentation de 16 % en volume par rapport à 2023 est constatée, accompagnée d'une croissance impressionnante de 126 % sur une décennie. Cependant, il convient de noter que les matériaux biosourcés ne représentent encore que 11 % de la valeur du marché de l'isolation (soit 97,7 millions d'euros) et 8,2 % en volume, indiquant ainsi un potentiel d'amélioration considérable pour ces filières.

Le marché est actuellement dominé par les isolants semi-rigides, qui constituent 54 % des volumes et se positionnent comme la solution de référence pour l'isolation intérieure. Les isolants rigides, principalement employés pour l'isolation thermique par l'extérieur (ITE), ont presque doublé leur part de marché en l'espace de deux ans, atteignant 11 %. Parallèlement, les isolants en vrac conservent une part de marché significative de 33 %, tandis que les bétons végétaux (chanvre et bois) continuent leur ascension sur le segment de la construction hors-site, représentant désormais 3 % du marché.

D'un point de vue territorial, la région Auvergne-Rhône-Alpes concentre 20 % des volumes nationaux, bien que la Bretagne se distingue en termes de consommation par habitant. Ces résultats illustrent le rôle crucial de la filière dans la transition écologique : au cours des dix dernières années, elle a permis de stocker 2,3 millions de tonnes de CO2, équivalant aux émissions de construction de 3,5 millions de m² de logements.

Avec 20 unités de production et 4 000 emplois en France, la filière est désormais solidement structurée et industrialisée. Les industriels, ayant investi plus de 100 millions d'euros ces dernières années, affirment être en mesure de doubler leur production pour atteindre 60 millions de m², afin de répondre aux exigences futures de la réglementation RE2020 et de la loi Climat et Résilience. Cette trajectoire vise à atteindre 20 % de parts de marché d'ici 5 à 10 ans, faisant des matériaux biosourcés un levier incontournable pour la décarbonation du secteur du bâtiment.