11 mars 2016
rénovation bâtiment
Dans le cadre de l’appel à projet « Prebat Bâtiments démonstrateurs », le Cerema IdF a été missionnée par la DGALN [1] et par l’Ademe pour suivre les performances réelles du groupe scolaire de Bougival après rénovation.

Ce suivi, sur 4 années, a été fait à partir de l’analyse d’un ensemble de compteurs et capteurs enregistrant toutes les grandeurs (températures et degrés d’humidité intérieures et extérieures, consommations énergétiques, etc.) au pas horaire.

Les travaux ont notamment consisté à :
- remplacer les façades rideaux par des façades isolées avec un bardage bois,
- isoler les toitures terrasses, dont une partie a été végétalisée,
- assurer 100 % du chauffage par une énergie renouvelable, avec une chaudière bois granulés,
- assurer un air sain dans les classes, tout en limitant les déperditions avec des centrales de traitements d’air double flux.

La rénovation a permis de diviser les consommations de chauffage et d’électricité par 4.

Ces gains n’ont pas été faits au détriment de la qualité de l’air intérieur ou du confort thermique, comme les suivis des températures, de l’humidité ou du CO2 l’ont démontré.

Cette importante rénovation des bâtiments permet d’atteindre les performances du neuf, avec une consommation inférieure à 50 kWhep/m².an ; tout en conservant deux avantages majeurs :
- le temps de travaux a été très court (4 mois), avec un phasage pendant les vacances estivales. Les élèves ont été très peu impactés ;
- l’investissement reste plus faible que la construction d’une nouvelle école. À quoi s’ajouterait les coûts de démolition du bâtiment actuel.

Au-delà des performances globales du groupe scolaire, le suivi réalisé a permis d’améliorer notre connaissance sur plusieurs équipements d’avenir :
- l’impact d’une toiture végétalisée sur l’inertie thermique et donc sur le confort d’été dans le bâtiment ;
- le rendement réel d’une chaudière bois à granulés utilisée pour le chauffage et l’eau chaude ;
- l’efficacité réelle d’un échangeur à roue qui est l’une des solutions les plus efficaces dans les centrales de traitement d’air double-flux.

Ces résultats ont également permis d’analyser les écarts entre les consommations mesurées et les consommations théoriques obtenues par simulation lors de la conception.

Cette étude continue en partenariat avec l’Ademe sur des rénovations de logements collectifs, et sur un bâtiment de bureaux à énergie positive (BEPOS).

[1] Direction Générale de l’Aménagement du Logement et de la Nature


 

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