5 février 2020
Vue du massif des maures recouvert d'arbres
Wikimedia Commons
Le Contrat de Transition Ecologique du massif des Maures dans le Var, signé le 21 janvier, a pour fil rouge la réponse à l’urgence climatique. Axé plus particulièrement sur la préservation et l’exploitation durable de cette région dominée par la forêt, il fixe un calendrier et des objectifs précis.

62 territoires aux profils divers se sont aujourd’hui engagés dans un plan d’actions co-construit, pour mener des projets concrets qui contribuent à leur transition écologique et économique. Les expérimentations menées dans ces territoires volontaires permettront de diffuser ensuite les enseignements et les bonnes pratiques.

 

Cinq grandes orientations déclinées en actions

Logo des CTECe nouveau Contrat de Transition Ecologique, le premier du Var, est porté par le Syndicat mixte du massif des maures, et trois intercommunalités : les communautés de communes Méditerranée Porte des Maures, Cœur du Var et Golfe de Saint-Tropez. Dans le cadre du CTE, la démarche sera accompagnée avec les moyens de l’Etat, par l’Ademe, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Banque des Territoires, le Cerema et le Département du Var.

Ce CTE intègre de nombreuses démarches en matière de transition écologique entreprises par le syndicat et les intercommunalités, et permettra de les déployer. Ce CTE porte des objectifs en termes d’identité patrimoniale du Massif des Maures, de tourisme durable, de réflexion globale en matière de développement des infrastructures, de cadre de vie...

Il poursuit cinq orientations principales, à partir un plan d’actions qui impliquera l’ensemble des acteurs du territoire :

  • La gestion forestière durable, qui contribue à l’atténuation du changement climatique,
  • La préservation et la restauration des fonctionnalités du Massif en matière de biodiversité et de paysage,
  • L’intégration des aléas méditerranéens (incendie, sécheresse…), la préservation de la ressource en eau du massif,
  • Développer une agriculture vivrière méditerranéenne orientée vers les circuits courts,
  • Accueillir, organiser et concilier les usages - Sensibiliser/éduquer aux enjeux de la transition.

Le territoire connaît en effet des problématiques importantes d’incendies de forêts et d’inondations, auxquelles le CTE vise aussi à répondre.

Pour chaque orientation, une série d’actions seront mises en œuvre puis évaluées grâce à des indicateurs, afin d‘atteindre d’ici quatre ans des objectifs fixés dans le CTE.

Des actions précises seront menées, telles que la valorisation du liège et le développement du bois énergie, le développement du sylvo-pastoralisme, la sensibilisation aux services écosystémiques, l’autonomie énergétique, ou encore l’agriculture vivrière locale et la préservation de la ressource en eau.

 

Evaluer l’apport des services écosystémiques

Le Cerema accompagnera l’ensemble de la démarche, et pilotera une des actions : la caractérisation et l’évaluation de neuf services écosystémiques du Massif des Maures, c’est-à-dire les apports de nature et de la biodiversité aux habitants du territoire.

Les apports des services écosystémiques seront étudiés sous deux angles :

  • Les bénéfices directs apportés aux habitants
  • Les services écosystémiques qui créent des liens solidaires entre le monde rural et les villes voisines.

Une cartographie de neuf services écosystémiques qui seront définis en concertation sera réalisée, puis ils seront évalués sur le plan de la valeur économique et socio-économique via une analyse multidisciplinaire.

Afin de répondre aux enjeux d’une gestion durable  de la forêt alpine méditerranéenne, le Cerema pilotera aussi une évaluation de parcelles plantées avec des espèces d’arbres non indigènes dans le cadre du projet de recherche Alptrees dont il est l’un des partenaires.