Article mis à jour le 18 septembre 2026
Les habitants aspirent à trouver dans les espaces publics des lieux végétalisés où ils se sentent bien, en particulier dans un contexte de changement climatique. Dans ce contexte, le Cerema propose d’accompagner plusieurs collectivités territoriales dans la conception d’espace publics qui intègrent ces enjeux.
Selon le niveau d’accompagnement, la collectivité bénéficiera d’une identification des secteurs à végétaliser en priorité, de pistes de réflexions pour des choix d’aménagement et/ou de conseils pour l’élaboration de sa stratégie.
Une démarche organisée autour de trois volets
L’accompagnement proposé se déroulera selon les étapes suivantes (ajustable selon les besoins des collectivités) :
1/ La sensibilisation
L’objectif est d’acculturer les acteurs aux enjeux de santé environnement, par le biais d’ateliers d’intelligence collective et de cas pratiques. Une attention particulière sera portée sur la nature en ville et les solutions d’adaptation fondées sur la nature.
2/ La réalisation d’un diagnostic croisé
Cette étape permet de rassembler et de présenter les informations nécessaires, dont l’indice de canopée, la répartition spatiale des habitants et des établissements recevant du public vulnérable, les enjeux environnementaux et, bien sûr, les contraintes techniques.
3/ La définition d’une stratégie
Une fois les deux étapes précédentes réalisées, l’étape suivante conduira à la définition d’une stratégie de végétalisation avec une approche d’urbanisme favorable à la santé, en lien avec les documents de planification. L’accompagnement du Cerema portera également sur l’identification de sources de financement pour les études et les travaux, dans le cas d’une suite opérationnelle.
Vous souhaitez candidater?
Participez au webinaire du mardi 29 septembre 2026, de 14 à 16h.
Candidatez à l’aide du questionnaire :
1. Éligibilité et périmètre des bénéficiaires
Quelles sont les collectivités éligibles à cet appel à partenariat ?
L’appel à partenariat s’adresse aux collectivités territoriales de plus de 3 500 habitants, situées dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté : communes, intercommunalités (EPCI, communautés de communes, communautés d’agglomération, métropoles). Les départements ne sont pas concernés.
Les communautés de communes et EPCI sont-ils éligibles ?
Oui, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et communautés de communes de plus de 3 500 habitants sont pleinement éligibles.
Une structure intercommunale ou un SCoT peut-il candidater pour faire bénéficier des groupements / grappes de petites communes ?
Oui, un SCoT ou une intercommunalité peut candidater et ainsi faire bénéficier un ensemble de petites communes de la démarche, sous réserve que le nombre d’habitants concernés soit suffisamment important.
Que faire pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants ?
Pour les territoires et communes rurales ne dépassant pas le seuil de 3 500 habitants, l’organisme national référent pour l’accompagnement est l’ANCT (Agence Nationale de la Cohésion des Territoires).
La détention préalable de la compétence urbanisme est-elle obligatoire pour candidater ?
Non, la compétence urbanisme n’est pas indispensable car l’accompagnement se situe en amont (acculturation, diagnostic, orientations stratégiques) et ne porte pas sur la maîtrise d’œuvre opérationnelle
2. Nature de l’accompagnement et articulation avec les démarches locales
Quel est le contenu de l’accompagnement proposé par le Cerema ?
L’accompagnement s’articule autour de 3 piliers modulables selon les attentes de la collectivité :
- Sensibilisation et acculturation : ateliers d’intelligence collective, cas pratiques, sensibilisation des élus et des techniciens aux liens entre nature en ville, santé environnementale et adaptation au changement climatique (solutions fondées sur la nature).
- Diagnostic croisé : analyse territoriale croisant indice de canopée, répartition spatiale des populations et des publics/établissements vulnérables, enjeux environnementaux et contraintes techniques afin d’identifier les secteurs prioritaires à végétaliser.
- Définition de la stratégie : élaboration d’une stratégie de végétalisation sous le prisme de l’urbanisme favorable à la santé, articulation avec les documents de planification et identification de pistes de financement pour les phases ultérieures.
Est-il possible de ne choisir qu’une partie des piliers d’accompagnement ?
Oui, l’accompagnement est ajustable. Une collectivité peut choisir de mener l’ensemble des 3 piliers ou de se concentrer sur un ou deux piliers selon ses besoins. L’idéal reste toutefois de réaliser les 3 piliers, qui présentent une suite logique dans la démarche proposée. Si le Pilier 1 (Sensibilisation) peut être mené de manière autonome, les Piliers 2 (Diagnostic) et 3 (Stratégie) sont étroitement liés et difficilement dissociables (le Pilier 3 s'appuyant sur le diagnostic du Pilier 2).
Le partenariat peut-il se dérouler sur une période longue ?
Oui, certains piliers pourront être décalés dans le temps. Par exemple, le 3éme pilier peut être réalisé en 2028. La contractualisation peut porter sur 2 années.
La démarche de sensibilisation s'adresse-t-elle au grand public / aux citoyens ?
La priorité de l'accompagnement est l'acculturation interne des acteurs de la collectivité (élus et services techniques, éventuellement conseils de quartier ou partenaires associatifs clés). Il ne s'agit pas d'un dispositif de concertation citoyenne à grande échelle.
Quels sont les outils mobilisables pour les ateliers du Pilier 1 (Sensibilisation) ?
Le Cerema propose des outils variés comme le jeu sérieux Santé Cité, des ateliers d'intelligence collective (format World Café) ou encore des balades sensibles (avec livrets d'observation multisensorielle et environnementale : ambiance sonore, qualité de l'air, etc.
S’agit-il d’une prestation opérationnelle ou d’études de maîtrise d’œuvre ?
Non, il s’agit d’un accompagnement d’expertise stratégique et méthodologique en amont, réalisé directement par les équipes du Cerema. L’accompagnement donne un cap et une vision globale pour préparer de futurs projets opérationnels, qui relèveront ensuite le cas échéant de bureaux d’études.
Comment cet accompagnement s’articule-t-il avec les documents et démarches déjà existants (PLU/PLUi, SCoT, PCAET, CLS, PAT, PVD) ?
La démarche s’appuie directement sur les documents de planification et les démarches locales existantes (Contrat Local de Santé, Plan Climat-Air-Énergie Territorial, Projet Alimentaire Territorial, Petites Villes de Demain, etc.). La collectivité partage ses documents cadres, et le Cerema met en valeur les points de convergence et traite les éventuelles discordances pour consolider la stratégie.
3. Modalités financières, administratives et engagements
Quel est le modèle de prise en charge financière ?
Le partenariat fait l’objet d’un conventionnement en quasi-régie pour les collectivités adhérentes. S’agissant d’un sujet émergent et exploratoire, le Cerema finance 30 % du coût total du projet sur ses fonds propres. Le reste à charge pour la collectivité candidate est donc de 70 %.
Quel est l’ordre de grandeur du coût pour une collectivité ?
Le coût exact est affiné lors d’une phase d’échanges préalables avec les lauréats, en fonction du nombre de piliers retenus, des données disponibles et de la taille du territoire. À titre indicatif pour un accompagnement complet sur les 3 piliers :
- Pour une commune (ex. 5 000 à 35 000 hab.) : enveloppe globale maximale de 25 à 30 k€, soit environ 17 à 21 k€ à la charge de la collectivité.
- Pour une grande agglomération / EPCI étendu : reste à charge de l’ordre de 30 à 35 k€.
Les heures passées par les agents de la collectivité entrent-elles dans les 70 % du montant total ?
Non, la facturation correspond exclusivement au temps et à la prestation d’expertise des agents du Cerema. Le temps interne consacré par les équipes de la collectivité n’est pas intégré dans ce montant.
Le cofinancement peut-il servir à recruter une Assistance à Maîtrise d'Ouvrage (AMO) ou un bureau d'études externe ?
Non. Les 100 % du coût du partenariat correspondent exclusivement à du temps d'ingénierie et d'expertise des agents du Cerema (dont 30 % pris en charge par le Cerema sur fonds propres et 70 % facturés à la collectivité). L'appel à partenariat ne finance aucun prestataire extérieur. Si une prestation est nécessaire à conduire le projet, par exemple l’achat de données, la collectivité devra le comptabiliser hors partenariat.
Que faire si les crédits budgétaires 2027 ne sont pas encore votés ou si la ligne budgétaire n'est pas précisément fléchée ?
Il n'est pas obligatoire d'avoir une ligne budgétaire dédiée déjà votée. Les collectivités peuvent indiquer l'ordre de grandeur de l'enveloppe envisagée (budget prévisionnel, ligne globale d'études/fonctionnement) et préciser les modalités de fonctionnement budgétaire interne. Le calibrage financier exact sera affiné lors de la phase de cadrage bilatéral avec les lauréats.
Quels sont les engagements demandés aux collectivités lauréates ?
Les collectivités retenues s’engagent à :
- Adhérer au Cerema si cela n’est pas déjà fait.
- Désigner un binôme référent associant un élu et un technicien.
- Mobiliser les équipes et partager les données et documents territoriaux disponibles.
- Autoriser le Cerema à valoriser les retours d’expérience et enseignements
méthodologiques
4. Candidature, sélection et calendrier
Combien de collectivités seront retenues ?
Pour cette première édition, le Cerema prévoit d’accompagner au maximum 5 collectivités. L’appel à partenariat pourra éventuellement être reconduit.
Quel niveau de détail est attendu dans le formulaire de candidature ?
Il n’est pas nécessaire de rédiger un mémoire exhaustif : quelques phrases synthétiques et des points clés décrivant le contexte local, la motivation des élus, les démarches en cours et les documents de planification approuvés (ex. PLUi, SCoT) suffisent pour la phase de candidature.
Les détails techniques et méthodologiques seront co-construits avec le Cerema lors de la phase de cadrage avec les lauréats.
Est-il possible d'échanger avec le Cerema en amont du dépôt pour co-construire le budget ou le périmètre précis ?
Non, pour des raisons d'équité et de disponibilité, le Cerema ne peut pas tenir d'échanges préalables individualisés avec l'ensemble des collectivités avant la sélection. Le contenu de la candidature est assez simple.La co-construction du plan d'action et du budget définitif interviendra avec les lauréats retenus.
Quel est le calendrier de l’appel à partenariat 2026 ?
- Date limite de dépôt des candidatures : 30 octobre 2026.
- Echanges possibles avec les candidats pour précisions : novembre 2026
- Jury de sélection des lauréats : 1er décembre 2026.
- Formalisation du partenariat technique et financier : à partir de décembre 2026
- Démarrage effectif du partenariat : à partir de janvier 2027 (premier trimestre 2027).
Comment candidater ou poser une question ?
Formulaire de candidature en ligne :
Contact électronique pour tout échange : e.dtt.dterce.cerema@cerema.fr
Contact Cerema
Pour tout renseignement ou pour candidater, les collectivités intéressées peuvent contacter :
