Amélioration de la résilience du territoire du fond de baie de Saint-Brieuc face aux risques d’inondation et de submersion marine dans un contexte de changement climatique.
Le territoire du fond de baie de Saint-Brieuc est exposé à des risques d’inondation liés à la fois au débordement des cours d’eau et aux phénomènes de submersion marine. Ces aléas sont appelés à s’intensifier et à se produire plus fréquemment sous l’effet du changement climatique et de l’élévation du niveau de la mer.
Un Plan de Prévention des Risques Littoraux et d’Inondation (PPRLi) a été approuvé en 2016 sur le territoire. À la suite de cette approbation, des Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) ont été élaborés dans l’ensemble des communes concernées. En 2018, dans le cadre de la compétence Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI), des études ont permis d’identifier les systèmes d’endiguement, de diagnostiquer l’état des ouvrages hydrauliques et de définir leur niveau de protection.
En 2024, le lancement d’un Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) a marqué une nouvelle étape, en visant notamment la gestion des écoulements et des ouvrages hydrauliques. Toutefois, une réflexion complémentaire portant sur la prise en compte du risque inondation dans l’aménagement et l’urbanisme, ainsi que sur la réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens, s’est avérée nécessaire. Cette réflexion constitue l’objet de l’étude EOLE.
Dans ce contexte de changement climatique, le Cerema est mobilisé afin d’améliorer la résilience du territoire du fond de baie de Saint-Brieuc face aux risques d’inondation et de submersion marine. La mission est structurée en trois phases d’études complémentaires.
La première phase, dédiée à l’amélioration de la connaissance des risques de submersion et d’inondation, consiste à produire des scénarios d’aléas permettant de mieux caractériser les phénomènes à l’œuvre.
La deuxième phase est consacrée à la réalisation d’un diagnostic de vulnérabilité du territoire, visant à identifier les enjeux exposés et les facteurs de vulnérabilité associés.
La troisième phase porte sur l’élaboration d’une stratégie de réduction de la vulnérabilité, à travers la définition de mesures adaptées aux différents scénarios et objectifs.
Chaque phase donne lieu à la production de livrables spécifiques, comprenant notamment des cartes d’aléas et d’enjeux, un diagnostic de vulnérabilité intégrant une synthèse des sources de vulnérabilité pour chaque enjeu et des indicateurs associés, ainsi qu’un rapport présentant les mesures préconisées par scénario et par objectif.
Pour mener à bien cette mission, le Cerema s’appuie principalement sur le référentiel national de réduction de la vulnérabilité et sur l’outil Agirisk. Ce dernier permet de personnaliser le diagnostic en fonction des besoins des acteurs locaux, de proposer des actions ciblées et d’évaluer la pertinence des mesures envisagées.
Saint-Brieuc Armor Agglomération
Jean-François Quéré, Directeur général adjoint Pôle Environnement et Aménagement du Territoire, Saint-Brieuc Armor Agglomération
Direction territoriale Ouest
Hélène Dolidon : Chef de projet résilience des territoires gestion de crise helene.dolidon@cerema.fr
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