En France, 7 personnes sur 10 indiquent être gênées par le bruit, provenant principalement des infrastructures de transport routières et ferroviaires (sondage IFOP 2022). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 20 % de la population européenne est exposée à des niveaux sonores préjudiciables pour la santé, et 12 000 décès prématurés par an seraient dus à une exposition prolongée au bruit ambiant.
Face à cet enjeu de santé publique, la directive européenne 2002/49/CE dite « directive bruit » transposée dans le droit français rend obligatoire la réalisation de cartes de bruit stratégiques (CBS) tous les cinq ans à échéance fixe, pour les voies routières et ferroviaires, les agglomérations et les aérodromes dépassant certains seuils de trafic ou de population.
Le Cerema réalise pour le compte du ministère chargé de la Transition écologique :
- La modélisation des nuisances sonores liées aux réseaux de transport ciblés par la directive européenne, soit 80 % du réseau routier et 95 % du réseau ferroviaire ;
- L’accompagnement les gestionnaires d’infrastructures de transport et collectivités territoriales par la mise à disposition d’outils, de méthodes, de recommandations ainsi que des retours d’expérience, notamment dans le cadre de l’élaboration et le déploiement des plans de prévention du bruit dans l’environnement.
Cette synthèse s’appuie sur les dernières données des cartes de bruits stratégiques (2022) de l’ensemble des infrastructures concernées par la directive, agrégées au niveau national par le Cerema.
Retrouvez les enseignements et les chiffres à retenir.
