8 février 2018
présentation de sa thèse par Céline Perherin
Céline Perherin a passé 7 ans au Cerema en tant qu’ingénieure chargée d’études. Elle a mené cette thèse en géographie, intitulée "La concertation lors de la cartographie des aléas littoraux dans les Plans de Prévention des Risques : enjeu majeur de prévention", entre 2014 et 2017. Découvrez ses travaux dans une courte vidéo.

  

"Ma thèse au Cerema" : présentation de sa thèse par Céline Perherin

Présentation de Céline Perherin 

Ingénieure ENTPE [1], Céline Perherin a passé 7 ans au CETMEF [2] (devenu le Cerema Eau, mer et fleuves) en tant qu’ingénieure chargée d’études.

Elle concentre son activité professionnelle sur la connaissance des aléas littoraux (submersion marine, érosion) et son usage dans les politiques publiques (PPR, Analyses Coûts-Bénéfices,…). Fortement impliquée dans le retour d’expérience Xynthia, elle a contribué à la mise au point des évolutions réglementaires et méthodologiques qui en ont découlé et à l’animation des services de l’État impliqués dans leur mise en œuvre (accompagnement, expertise, Club Littoral…).

 

Résumé de la thèse 

"La concertation lors de la cartographie des aléas littoraux dans les Plans de Prévention des Risques : enjeu majeur de prévention"

logo Ma thèse au ceremaL’élaboration des Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) « prioritaires », définis suite à la tempête Xynthia de 2010, a provoqué des débats, souvent conflictuels, entre l’État et les collectivités territoriales au sujet des cartes d’aléas submersion marine ou recul du trait de côte. Cette recherche doctorale s’attache à la compréhension du processus de construction de ces cartes. Elle analyse les facteurs influençant cette cartographie à partir de ce que représentent les cartes d’aléas pour chaque acteur. Elle permet d’aborder sous l’angle des sciences humaines la cartographie des aléas naturels littoraux.

Les résultats de cette recherche mettent en évidence que les études d’aléas sont peu issues des connaissances territorialeset abordées sous un angle expert complexe. Les acteurs locaux s’approprient ainsi difficilement les nouvelles connaissances sur les aléas littoraux. La forte présence des aspects techniques et la mécanique d’élaboration du zonage réglementaire conduisent à une cristallisation des débats des PPRL sur la cartographie des aléas.

Ces débats cachent aussi souvent des conceptions distinctes de la politique de prévention et des intérêts divergents entre acteurs agissant à échelles spatiales et temporelles différentes.

L’ouverture restreinte des discussions par l’État lors de la cartographie des aléas de référence et de l’élaboration du zonage conduit à une faible territorialisation des PPRL et rend difficile leur intégration au sein des politiques locales de prévention des risques littoraux et d’aménagement du territoire.

Cette thèse révèle ainsi l’importance cruciale de la concertation et d’une entrée par le territoire, pour mettre en place une appropriation active des connaissances sur les aléas et favoriser l’intégration du PPRL au sein de l’action publique territoriale.

La thèse, encadrée par Catherine MEUR-FEREC (UBO) et Yann DENIAUD (Cerema), financée par la DGPR du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire (MTES), a été soutenue le 1er décembre 2017 à l’Université de Bretagne Occidentale.