27 mars 2020
Bill Kayser
Bill Kayser, doctorant au Cerema Est, présente dans une vidéo de 3 minutes ses travaux de thèse. Celle-ci est intitulée "Modélisation des incertitudes de la prévision du bruit dans l'environnement - Application au bruit des éoliennes".

  

Présentation de Bill KayserBill Kayser

Passionné de musique, j’ai étudié l’Acoustique Physique à l’Université du Maine. J’ai obtenu une Licence Générale Sciences pour l’ingénieur Acoustique en 2015 et un Master 2 Recherche Acoustique en 2017. J’ai par ailleurs effectué un stage à l’Inserm de Lyon sur les bulles de cavitation ultrasonore. Depuis Octobre 2017 je réalise ma thèse sur le campus de Nantes de l’Université Gustave Eiffel (ex Ifsttar), ainsi qu’au Cerema de Strasbourg. Cette thèse porte sur l’estimation des incertitudes liées à la propagation acoustique longue distance, appliquée au cas des éoliennes.

 

Présentation de ses travaux de thèse :logo Ma thèse au cerema

L’énergie éolienne est une source d’énergie prometteuse pour atteindre l’objectif fixé par le texte relatif à la transition énergétique de porter la part des énergies renouvelables à près d’un tiers de la consommation énergétique finale en 2030. Malgré une activité de la filière éolienne en forte croissance avec un fort potentiel de développement, la France a pris du retard pour atteindre l’objectif fixé.

Ceci s’explique en partie par le cadre contraint dans lequel s’effectue le développement éolien, ainsi que par des oppositions de riverains de parcs éoliens qui mettent très souvent en avant le bruit comme gêne potentielle. Malgré les niveaux sonores modérés générés par les éoliennes (comparativement à ceux générés par des sources de transport par exemple), une gêne sonore peut être exprimée et potentiellement entraîner des effets sanitaires extra auditifs, tels que les effets sur le sommeil ou sur les activités cognitives, reconnus comme les deux principaux effets sanitaires du bruit dans l’environnement.

Afin de limiter les nuisances sonores des activités humaines, la Loi Bruit de 1992 exige la réalisation d’études d’impacts qui imposent désormais de passer par des simulations numériques. Actuellement, très peu d’informations ou de méthodologies sont disponibles pour évaluer les incertitudes associées à ces prévisions.

En l’absence de ces informations, il est difficile de se prononcer sur la fiabilité d’un résultat de prévision. Ainsi, il est délicat d’estimer le degré de confiance que l’on peut accorder à une prévision sonore ou le risque que les niveaux sonores réels dépassent le résultat calculé. Pourtant, il existe aujourd’hui un enjeu majeur à estimer la précision et la représentativité (spatiale et temporelle) des prévisions numériques des niveaux sonores dans l’environnement.

Premièrement, le séminaire présentera des bases en Acoustique. Deuxièmement la problématique de la thèse sera détaillée. Enfin les méthodes employées et les premiers résultats seront présentés.

 

Découvrez la thèse de Bill Kayser en quelques mn:

Dans le dossier Ma thèse au Cerema

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