Zone humide
Zone humide
Tous les mois, le pôle Documentation du Cerema Nord-Picardie sélectionne pour vous l’actualité relative à la trame verte et bleue

  A - Rappel

A1 - Réseau européen Natura 2000

Lire sur le site du ministère de la transition écologique et solidaire 11 mai 2017
« Avec la constitution du réseau Natura 2000, l’Union européenne s’est lancée dans la réalisation d’un réseau de sites écologiques. Cette démarche a été déclinée par la France, qui s’est attachée à valoriser le patrimoine naturel des territoires en encourageant la prise de conscience collective des enjeux écologiques dans les gouvernances des territoires.
Le réseau Natura 2000, constitué d’un ensemble de sites naturels, terrestres et marins, vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe. L’objectif de la démarche européenne, fondée sur les directives Oiseaux et Habitats faune flore, est double :
- la préservation de la diversité biologique et du patrimoine naturel : le maintien ou le rétablissement du bon état de conservation des habitats et des espèces s’appuie sur le développement de leur connaissance ainsi que sur la mise en place de mesures de gestion au sein d’aires géographiques spécialement identifiées, les sites Natura 2000. Le maillage de sites s’étend sur tout le territoire de l’Union européenne pour une politique cohérente de préservation des espèces et des habitats naturels ;
- la prise en compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales : les projets d’aménagements ou les activités humaines ne sont pas exclus dans les sites Natura 2000, sous réserve qu’ils soient compatibles avec les objectifs de conservation des habitats et des espèces qui ont justifié la désignation des sites. »

  B - Infrastructures de transport

B1 - Infrastructures : l’écologie routière

Lire sur www.cerema.fr, publié le 17 juillet 2017 (modifié le 25 juillet 2017), Virginie Billon, Jean-François Bretaud, Luc Chrétien, Nicolas Georges, Alain Morand, François Nowicki, Olivier Pichard (Cerema Nord-Picardie), Christophe Pineau, Agnès Rosso-Darmet, Gérald Tekielak
« Les infrastructures de transport contribuent à l’artificialisation du territoire, qui consomme l’équivalent d’un département tous les 7 ans. Mais leur impact va bien au-delà : elles entraînent la mort de nombreux animaux qui tentent la traversée. Elles rompent les continuités écologiques. L’écologie routière s’intéresse aux moyens d’évaluer ces impacts, mais aussi aux moyens de les éviter, les réduire, ou si nécessaire les compenser. »

  C - Urbanisme : SCot, PLU, Communautés d’agglomérations, SRCE…

C1 - Trame verte et bleue : bilan des besoins, enjeux et actions de connaissance identifiés par les schémas de cohérence écologique

Lire sur sciencepress.mnhn.fr/, , Romain Sordello, MNHN, publié le 26 juillet 2017, NATURAE • 2017 • art. 10, www.revue-naturae.fr
« La Trame verte et bleue (TVB) est une politique française du ministère de l’Environnement visant à préserver et restaurer un réseau de continuités écologiques, notamment à l’échelle régionale par l’intermédiaire des Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE). Pour ce faire, des connaissances sont nécessaires, à la fois fondamentales et pratiques. Ce travail présente un bilan deslacunes, enjeux et actions de connaissance mis en évidence par les SRCE. Une catégorisation par thème a permis de relever les éléments récurrents sur l’ensemble des régions. Les besoins en connaissance primaire (espèces, habitats naturels, etc.) s’avèrent très importants. Ils relèvent à la fois de l’acquisition de connaissances nouvelles et d’une meilleure organisation des informations existantes. Ils concernent par ailleurs des données et des connaissances fondamentales. Ces manques ont contraint l’identification des continuités écologiques régionales. De même, la qualification de leur fonctionnalité et le repérage des obstacles nécessitent des connaissances qui ont souvent fait défaut. Plusieurs thèmes ressortent également comme fortement concernés par des besoins ou des actions. En premier lieu viennent les infrastructures de transport puis le changement climatique, les espèces exotiques envahissantes, les voies de migration de l’avifaune ou encore la pollution lumineuse. Cet état des lieux offre une vue d’ensemble sur les besoins de connaissance pour établir, préciser et mettre en œuvre la TVB à l’échelle des 21 ex-régions métropolitaines. À ce titre, il peut être utile aux équipes de recherche ou à celles impliquées dans le transfert de connaissances, aux programmes producteurs de données ainsi qu’aux organismes porteurs d’appels à projet. »

  D - Paysage urbain

D1 - Contribution à la connaissance de la répartition séquano-dyonisienne des sésies (Lepidoptera, Sesiidae)

Lire sur cettia-idf.fr
Marie-André LANTZ, Beaumonts Nature en Ville ; Amis Naturalistes des Coteaux d’Avron, 31 rue Leroyer, 94300 VINCENNES, en ligne : 2017
« Les sésies, lépidoptères diurnes aux ailes semi-transparentes, sont rarement observées. L’utilisation de phéromones de synthèse facilite leur détection. Cette étude sur les parcs départementaux et communaux de la Seine-Saint-Denis a été entreprise afin de mieux connaître leur répartition et une proposition de protocole d’attirance aux phéromones y est décrite. Six espèces ont été attirées par ce procédé durant la période s’étalant de 2013 à 2016, sur les onze que compte le département. La répartition francilienne des sésies montre que la Seine-Saint-Denis possède un nombre d’espèces équivalent à celui des autres départements de la petite couronne de Paris. »

D2 - Inventaire et gestion des plantes médicinales dans quatre localités du Niger

Lire en français sur eujournal.org/
European Scientific Journal, août 2017, Volume 13, N° 24, S Mounkaila, B Soukaradji, B Morou, S Karim…

D3 - Impact of greenspaces in city on avian species richness and abundance in Northern Africa = Impact des espaces verts urbains sur la richesse spécifique et l’abondance d’oiseaux en Afrique du Nord

Lire en anglais sur sciencedirect.com/, Hani Amir Aouissia, Julien Gasparinib, Adnène Ibrahim Belabeda, Zihad Bouslamaa, épreuve corrigée, en ligne le 31 août 2017
« Dans le contexte des changements globaux, l’accroissement de l’urbanisation est un important défi, puisque celui-ci affecte négativement la biodiversité. Il est donc primordial d’identifier les facteurs de l’environnement urbain qui favorisent la biodiversité. Dans cette étude, nous avons testé si les espaces verts de la ville d’Annaba (Algérie) avaient des effets positifs sur la richesse spécifique et l’abondance des oiseaux. Nos résultats montrent que la détection des espèces (n = 26) est plus importante pendant la saison de reproduction qu’en période hivernale, et que la présence d’espaces verts affecte positivement cette richesse spécifique. Pour la plupart des espèces, les espaces verts affectaient positivement leurs présences et abondances. Seul le pigeon biset était plus détecté en zone construite qu’en zone avec des espaces verts. Notre étude confirme, pour la première fois dans une ville d’Afrique du Nord, que les espaces verts en zones urbaines favorisent la richesse spécifique et l’abondance d’oiseaux. »

  E - Assainissement des eaux, restauration des cours d’eau

E1 - Les représentations sociales des zones humides : quel lien avec l’action ? Analyse historique et cas de la dépoldérisation

Lire sur cairn.info, Sciences Eaux & Territoires, 2017/3 (Numéro 24), p. 10-1, Goeldner-Gianella Lydie
« La gestion des zones humides implique la prise en compte d’un certain imaginaire collectif les concernant. Elles ont, au cours de leur histoire, tantôt été associées à des représentations négatives – liées à la peur des miasmes – tantôt à des représentations positives – liées à l’agriculture. Comment cohabitent et s’expriment ces deux visions, pourtant si contrastées ? Quels comportements entraînent-elles ? Mieux percevoir ces représentations et ces pratiques permet de comprendre les enjeux et obstacles qui font face à la prise de décision du gestionnaire et à la mise en place d’actions. »

E2 - Avant-propos - La restauration des zones humides, enjeu majeur du XXIe siècle.

Lire sur hal.archives-ouvertes.fr/hal-01588391/document, Sciences Eaux et Territoires, N° 24, 2017, pp. 3-5., S. Gallet, A. Huruguen, B. Biteau, S. Gaucherand
« Drainées, asséchées, plantées, remblayées, poldérisées… Quelles soient continentales ou
littorales, les zones humides ont subi de multiples dégradations ou destructions, notamment
au cours du XXe siècle. Si la situation semble se stabiliser, elle reste souvent préoccupante.
Pourtant, ces zones humides, dont la perception a beaucoup évolué aux cours des siècles,
de sauvages à contrôlées, de dégradées à protégées, remplissent de multiples fonctions
indispensables à l’équilibre des territoires. Protection du trait de côte, régulation des crues,
atténuation du changement climatique, stockage et purification de l’eau, c’est bien souvent par la disparition des zones humides que leurs services écosystémiques ont été mis en évidence. Les enjeux liés aux zones humides sont aussi ceux de la biodiversité particulièrement riche qu’elles abritent. Flore vasculaire, bryophytes, entomofaune, micromammifères, avifaune, chaque groupe taxonomique y exprime sa diversité et ses spécificités. Cette diversité se retrouve dans celle des habitats naturels, des écosystèmes, regroupés sous le terme générique de « milieux humides » : tourbières, bas-marais, prairies humides, magno-caricaies, landes humides, mégaphorbiaies, boisements humides… Tous ces écosystèmes ont un point commun – l’eau – mais présentent aussi des caractéristiques qui rendent chacun d’entre eux unique. »

E3 - La place de l’eau en ville. Rendu Final : La valorisation de l’eau dans trois villes moyennes : un levier d’attractivité et de durabilité des territoires

Lire sur sciencespo.fr, Projet collectif 2016-2017 - Master Stratégies Territoriales et Urbaines
« Ce rapport a été élaboré à partir de l’étude, d’une part, de trois territoires français présentant des formes différenciées de l’eau à savoir Vichy, Les Mureaux et Amiens ; et d’autre
part, de deux villes européennes, Breda (Pays-Bas) et Vitoria-Gasteiz (Espagne), présentées comme exemplaires, dans la littérature spécialisée et sur la scène européenne, dans l’intégration de l’eau dans les projets d’aménagement.
Ce projet, basé sur des entretiens semi-directifs, la visite de sites jugés pertinents, l’étude de la documentation officielle et de la littérature grise, ne prétend pas être représentatif des villes moyennes françaises de manière générale, mais rend compte de territoires soumis à des problématiques propres qui donnent une vision élargie des stratégies employées par les villes. Il répond à divers questionnements sur la place de l’eau en ville, à savoir comprendre en quoi l’eau participe, par sa valorisation, la communication et les discours qu’elle suscite, à l’attractivité du territoire ; et quelles sont les modalités d’une intégration « réussie », ou du moins prometteuse sur le moyen ou long terme, de l’eau dans des projets urbains. »

E4 - Ramsar et la Convention du patrimoine mondial : au confluent du succès. Comment les valeurs culturelles et la participation des communautés contribuent à la conservation de zones humides protégées au niveau international

Lire sur ramsar.org/ Robert McInnes, Mariam Kenza Ali, Dave Pritchard, juillet 2017
« Après un présentation du contexte, sont abordés des études de cas, les enseignements qui en ont résulté et des références. Cas étudiés :
Delta de l’Okavango, Botswana
Baie du Mont-Saint-Michel, France
Parc national Wood Buffalo, Canada
Parc national du banc d’Arguin, Mauritanie
Sian Ka’an, Mexique
Sanctuaire shinto d’Itsukushima, Japon »

E5 - Aménager le territoire et gérer les aménagements : les zones tampons sèches et humides, les fossés pour lutter contre les pollutions diffuses par les produits phytosanitaires dans les aires de captage.

Lire sur le site d’Innovations Agronomiques, Innovations Agronomiques 57 (2017), 117-139, Carluer N., Catalogne C., Dagès C., Tournebize J.
« Les zones tampons sont des zones inter-parcellaires, qui peuvent atténuer les transferts hydriques de contaminants d’origine agricole vers les milieux aquatiques, en complément d’une réduction des intrants et de bonnes pratiques agricoles. Elles peuvent être de différents types : zones tampons végétalisées, zones tampons humides artificielles, fossés, fascines, talus et haies. On présente ici les processus et facteurs déterminant l’efficacité des trois premiers types des zones tampons pour limiter les transferts de pesticides vers la ressource aquatique, ainsi que les outils, guides et méthodes élaborés pour optimiser leur implantation et leur dimensionnement. L’implantation de zones tampons sur une AAC ou un bassin versant s’inscrit dans une démarche plus générale, s’appuyant notamment sur un diagnostic de vulnérabilité du milieu aux écoulements, et une concertation entre les acteurs concernés, qui permettent d’assurer son efficacité. En effet, chaque type de zone tampon est plus ou moins efficace selon le type d’écoulement (ruissellement, drainage, écoulement diffus ou hydrauliquement concentré)et les pesticides considérés. »

E6 - Une méthode nationale pour évaluer les fonctions des zones humides dans le cadre de la compensation écologique des impacts

Lire sur hal.archives-ouvertes.fr/hal-01584303/document, Sciences Eaux et Territoires N° 24, 2017, pp. 60-65, G. Gayet, J. Touroult, G. Barnaud, F. Baptist, P. Caessteker, J.C. Clement, S. Gaucherand, F. Isselin Nondedeu
« Mieux comprendre les fonctions des zones humides permet aux techniciens et gestionnaires une meilleure mise en œuvre de la séquence éviter-réduire-compenser sur ces zones. Cet article présente la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides qui constitue une avancée opérationnelle pour évaluer la compensation écologique des impacts sur les fonctions des zones humides. Simple à mettre en œuvre, articulée avec les principes de la compensation écologique édictés dans le Code de l’environnement, basée sur des connaissances scientifiques, elle fournit aux bureaux d’études, maîtres d’ouvrage, services de l’État, services instructeurs… des éléments partagés pour évaluer les fonctions des zones humides et le résultat des mesures de compensation écologique »

E7 - Evaluation édaphique et botanique de mesures de réhabilitation de zones humides

Lire ou relire sur al-agrocampus-ouest.archives ouvertes, Sciences agricoles, 2015, <dumas-01234285>, Joseph Thiry, soutenance : 26 novembre 2015
« Milieux sensibles et riches d’enjeux, les zones humides nécessitent une attention particulière et une restauration quand elles ont été dégradées. Ce mémoire présente dans une première partie l’évaluation de techniques de restauration du couvert végétal sur une ancienne parcelle céréalière par semis et transfert de foin avec ou sans décapage versus témoin. Le transfert de foin et les témoins sont apparus comme suffisant pour répondre aux exigences en matière de couvert végétal. Dans la seconde partie il traite de la création d’un panel de référence pédologique et botanique pour évaluer l’efficacité de la restauration à long terme. Cet outil est construit sur la base de données édaphique et botanique recueillies sur 21 parcelles de prairies humides en Finistère. Il propose une gamme de valeur référence pour les paramètres de sol ainsi que l’utilisation d’un tableau phytosociologie pour situer les relevés de sites restaurés ou en cours de restauration. Ces études s’inscrivent au sein du réseau d’expérimentation sur la rehabilitation de zones humide en Finistère en parallèle d’autres études sur l’hydrologie et la faune. »

E8 - ASPIRE : un cadre méthodologique pour l’appréciation du succès des projets d’ingénierie et de restauration écologiques : application à une opération de restauration d’une zone humide d’altitude.

Lire sur hal-mnhn.archives-ouvertes.fr/hal-01588143/document Sciences Eaux et Territoires, 2017, pp. 66-71, R. Jaunatre, S. Gaucherand, F. Rey, F. Guerold, S. Muller.
« Du fait de la multiplicité des dimensions des projets de restauration, peu de retours sont réalisés pour évaluer leur réussite. Ces retours sont pourtant nécessaires à l’élaboration de projets futurs plus efficaces. Le cadre méthodologique ASPIRE a pour but de permettre une appréciation globale du projet en s’appuyant notamment sur les variables (mesures prises sur le terrain), les objectifs de la réhabilitation et le projet en lui-même »

E9 - Distribution de la Cistude d’Europe Emys orbicularis (Linnaeus, 1758) en Basse-Durance : bilan après quatre années de prospection (2013-2016)

Lire sur researchgate.net/ Julien RENET, François BOCA, Caroline LEGOUEZ, Cédric ROY, janvier 2017
« Une étude sur la distribution de la Cistude d’Europe en Basse-Durance a été menée entre 2013 et 2016. Les habitats aquatiques favorables préalablement identifiés ont été échantillonnés à partir de plusieurs méthodes de détection (prospection visuelle, ADNe, piégeage). Les résultats mettent en évidence la présence d’une seule population sur la commune de la Roqu-d’Anthéron et d’individus isolés sur quelques sites distincts. Ils soulèvent également la question de la fiabilité des méthodes appliquées et témoignent de la rareté de l’espèce dans le contexte durancien actuel, conséquence probable de la dégradation progressive des habitats aquatiques. »

E10 - Évaluation des impacts des ouvrages transversaux sur le transport sédimentaire et l’hydromorphologie   Colloque de restitution du programme Life "Continuité écologique"

Lire les résumés des présentations sur life-continuite-ecologique.eu
Lire un diaporama sur orbi.ulg.ac.be/handle/2268/213252, LIFE07 ENV/B/000038, Beaune, 31 mai 2017, Alexandre Peeters, François Petit & Geoffrey Houbrechts En collaboration avec : Université de Liège, Laboratoire d’Hydrographie et de Géomorphologie Fluviale
« Le transport naturel des sédiments de la charge de fond est aujourd’hui clairement identifié comme un contributeur essentiel pour atteindre le bon état écologique des cours d’eau (Directive 2000/60/CE). Lorsque le transport sédimentaire est entravé par des obstacles, l’équilibre hydromorphologique et écologique de la rivière est alors perturbé. Ces obstacles à la continuité écologique sont nombreux dans le bassin versant du Bocq (233 km², affluent de la Meuse en Wallonie) : on en dénombre 76 sur les 135 km de linéaire de cours d’eau, ce qui représente 1 obstacle tous les 1,8 km en moyenne. Il s’agit principalement d’ouvrages transversaux liés à des usages anciens du cours d’eau (moulin, forge, abissage, pompe à eau, etc.).
Dans le cadre du projet UE LIFE+ Walphy, des travaux de réhabilitation de la continuité écologique ont été réalisés entre 2009 et 2013 sur 22 ouvrages transversaux du bassin du Bocq. Avant la réalisation des travaux, plusieurs ouvrages ont fait l’objet d’un diagnostic hydromorphologique et sédimentaire, basé sur l’identification des zones impactées (remous liquide et solide) d’une part, et l’évaluation de l’effet de piégeage de l’ouvrage d’autre part. Ce dernier point repose sur la caractérisation de l’ouvrage et du remplissage de sa retenue, ainsi que sur des mesures granulométriques et des marquages de la charge de fond (transpondeurs passifs). Ainsi, nous avons mis en évidence différents cas de piégeage de la charge de fond : absent, partiel ou total.
Parmi les travaux de réhabilitation de la continuité écologique, ce sont les projets de suppression d’obstacle qui sont les plus efficaces, comme l’illustre le cas du déversoir de Spontin, pour lequel nous avons quantifié les impacts de son arasement des points de vue hydromorphologique et sédimentaire.
Enfin, l’aménagement d’une rampe rugueuse sur un site fortement artificialisé (lit bétonné) à contrainte importante (protection de captages d’eau potable) constitue un cas particulier de réhabilitation de la continuité écologique, pour lequel l’analyse approfondie du transport sédimentaire a fourni les éléments nécessaires au bon dimensionnement des matériaux à utiliser. »

E11 - Le Corridor Vert du Guadiamar, réponse à la catastrophe écologique d’Aználcollar

José Maria Feria Toribio, Maria José Prados Velasco
Lire in Sud-Ouest Européen : Sud-Ouest européen, tome 17, 2004. Nuisances urbaines (Coordonné par Jean-Noël Salomon) pp. 77-87, document généré le 29 août 2016
« Cet article réfléchit aux conséquences de la mise en place d’un projet de Couloir Vert dans le bassin versant du Guadiamar (fleuve espagnol) suite à la catastrophe écologique d’Aznalcollar produite par un déversement minier. Cet espace fortement anthropisé comporte une série de problèmes et de menaces mais aussi de grandes opportunités qui doivent être correctement abordées au travers de mesures de protection environnementales et d’aménagement inscrites dans le cadre d’un développement durable »

  F - Systèmes d’information géographique (SIG), Outils cartographiques

F1 - Apports de l’imagerie Pléiades à la Gestion Intégrée des Zones Côtières - Application au territoire de Thau -

Lire sur sfpt.fr/,
Claire Dupaquier, Annie Desbrosse, Pierre Maurel, Laure-Elise Ruoso, Roelof Plant, Jean-Philippe Roussillon,
Revue Française de Photogrammétrie et de Télédétection, [S.l.], n. 208, p. 45-50, 5 septembre 2014. Date de consultation : 4 septembre 2017
« Dans le contexte actuel de gestion intégrée du littoral, la croissance démographique et l’augmentation de la pression foncière sur le bassin de Thau font de ce territoire un enjeu important, se répercutant sur l’occupation du sol.
Pour faire face à ces enjeux, les collectivités territoriales du territoire de Thau ont confié au SMBT à partir de 2006 l’élaboration conjointe de plusieurs instruments de planification afin de mener une approche intégrée du développement territorial au travers du SCoT, du SAGE et d’une procédure Natura 2000.
L’objectif de cette contribution est de présenter la méthodologie opérationnelle développée pour cartographier l’occupation du sol initiale 2012/2013 à partir d’images Pléiades sur le bassin de Thau. Cette cartographie constituera une donnée d’entrée pour nourrir l’observatoire du territoire de Thau et sera adaptée à la mise en œuvre des instruments de planification.
La méthodologie a été scindée en deux parties, une première partie de photo-interprétation pour cartographier les espaces artificialisés et leurs évolutions sur plusieurs années et une seconde partie sur une approche par télédétection avec la réalisation d’une classification orientée-objet sur les espaces agricoles et les milieux naturels. La démarche procure un état actualisé de l’occupation du sol selon une typologie à 4 niveaux adaptée de Corine Land Cover et sera mise à jour tous les deux ans pour produire des indicateurs de suivi et d’évaluation du territoire de Thau. »

F2 - Utilisation de la très haute résolution spatiale pour la caractérisation des habitats de rongeurs, vecteurs de zoonoses à la Réunion

Lire sur sfpt.fr/,
Christophe Révillion, Erwan Lagadec, Gildas Le Minter, Nadine Dessay, Vanina Guernier, Aurélie Sand, Pablo Tortosa, Koussay Dellagi, Vincent Herbreteau,
Revue Française de Photogrammétrie et de Télédétection, [S.l.], n. 209, p. 65-71, janvier 2015, Date de consultation : 4 septembre 2017
« Connaître la distribution des espèces vectrices de zoonoses est fondamentale pour comprendre les dynamiques épidémiologiques et caractériser les zones à risque. Cette distribution peut être appréhendée à différentes échelles : régionalement, l’aire de répartition de ces espèces définit les limites d’occurrence de la transmission d’agents pathogènes et, localement, leurs niches déterminent l’aléa. Cette dernière échelle requiert une connaissance très précise des milieux qui peut être acquise par l’analyse d’images satellite à très haute résolution spatiale. Dans le cadre d’un projet de recherche sur la leptospirose à La Réunion (LeptOI), cette étude propose de mesurer le potentiel d’utilisation d’une image Pléiades (pixels de 50 cm) pour caractériser la distribution locale de différents petits mammifères terrestres autour de l’Etang de Saint-Paul.
Trois campagnes de piégeage ont permis la capture de 134 animaux appartenant à quatre des cinq espèces présentes à La Réunion (Rattus rattus, R. norvegicus, Suncus murinus et Tenrec ecaudatus). Une analyse orientée-objet de l’image Pléiades a permis de discriminer dix classes d’occupation des sols avec une précision totale de 83,6%. Des indices paysagers ont été calculés à partir de cette classification autour de chacun des pièges (distances les plus courtes aux classes d’occupation, densité de contours et pourcentages de surface des classes au sein de zones tampon de 50 et de 100 mètres).
Trois zones (« humide », « anthropisée » et « sèche ») sont clairement discriminées par ces variables, qui pourront être utilisées comme déterminants écologiques de différents profils épidémiologiques : la zone humide étant propice à la leptospirose et la zone anthropisée étant un lieu de co-occurrence des quatre espèces et ainsi potentiellement une zone d’échanges de pathogènes. »

  G - Parcs, milieux naturels

G1 - The LIFE Project “Monitoring of insects with public participation” (MIPP) : aims, methods and conclusions

Lire en anglais sur natureconservation.pensoft.net/, Giuseppe Maria Carpaneto, Alessandro Campanaro, Sönke Hardersen, Paolo Audisio, Marco Alberto Bologna, Pio Federico Roversi, Giuseppino Sabbatini Peverieri, Franco Mason, 28 août 2017
« The Life Project “Monitoring of insects with public participation” (LIFE11 NAT/IT/000252) had as the main objective to develop and test methods for the monitoring of five beetle species listed in the Annexes of the Habitats Directive (92/43/EEC) : Osmoderma eremita (hermit beetle, Scarabaeidae), Lucanus cervus (European stag beetle, Lucanidae), Cerambyx cerdo (great capricorn beetle, Cerambycidae), Rosalia alpina (rosalia longicorn, Cerambycidae) and Morimus asper/funereus (morimus longicorn, Cerambycidae).
The data gathered represent an important contribution to the monitoring of these target species in Italy. The methods developed for monitoring of the target species are intended for use by the local management authorities and staff of protected areas. These developed methods are the result of extensive fieldwork and ensure scientific validity, ease of execution and limited labour costs. The detailed description of methods and the results for each species are published in separate articles of this special issue of Nature Conservation.
A second objective of the project was to gather faunistic data with a Citizen Science approach, using the web and a mobile application software (app) specifically built for mobile devices. The validation of the records collected by the citizens was carried out by experts, based on photographs, which were obligatory for all records. Dissemination activities represented the principal way to contact and engage citizens for the data collection and also offered the possibility of providing information on topics such as Natura 2000, the Habitats Directive, the role of monitoring in nature conservation, the importance of forest ecosystems and the ecological role of the saproxylic insects.
An innovative method tested during the project was the training of a dog for searching and monitoring the elusive hermit beetle ; the trained dog also added a “curiosity” factor to attract public attention towards this rare insect and the issues mentioned above. »

G2 - Suivi du peuplement épidoptérologique,recherche du Damier de la succise et de l’Azuré des mouillères sur l’ENS de la vallée du Fossat(monts du Forez –Job –Puy-de-Dôme)

Lire sur parc-livradois-forez.org , Société d’histoire naturelle Alcide-d’Orbigny, Philippe Bachelard, 2016.

G3 - Conservation de la faune et de la flore : Listes rouges et responsabilité de la Bretagne

Lire sur Penn Ar Bed, Revue naturaliste de Bretagne Vivante, N° 227, mai 2017, coordination : François Siorat , Patrick Le Mao et Pierre Yésou

G4 - Le fichier écologique des essences, version 2.0

Lire sur le site belge fichierecologique.be, FORÊT.NATURE N° 143, avril-mai-juin 2017,
Sébastien Petit, Hugues Claessens, Quentin Ponette, Didier Marchal
« Après plus de 25 ans d’utilisation, le Fichier écologique des essences méritait une révision en profondeur. Il a été remis au goût du jour grâce à l’Accord-cadre de recherches et vulgarisation forestières et par les équipes de recherches de l’Ulg-GxABT et de l’UCL, avec l’appui de Forêt Wallonne. Fruit d’une collaboration entre chercheurs et gestionnaires de terrain, il repose sur un large travail de recherche bibliographique, adapté au contexte wallon grâce aux membres d’un groupe de travail composé de scientifiques et de forestiers. Il a évolué pour répondre aux attentes de la société et prône une forêt multifonctionnelle et résiliente face aux changements climatiques. Disponible sous format web, il facilite la prise en main par les utilisateurs et les guide vers la meilleure adaptation entre les essences et les stations, gage d’un écosystème pleinement fonctionnel, résilient et répondant aux besoins actuels de la société.
Le nouveau Fichier écologique des essences sort le 1er août 2017. Consultable sous la forme d’une application web, fichierecologique.be est l’outil de référence de tous les gestionnaires des forêts et des autres espaces naturels. Le Fichier écologique des essences, version 2.0. Pensé comme un véritable outil d’aide à la décision pour les gestionnaires d’espaces forestiers et naturels. »

G5 - Does arbuscular and ectomycorrhizal fungal inoculation improve soil aggregate stability? A case study on three tropical species growing in ultramafic Ferralsoils

Lire en anglais sur ac.els-cdn.com/, Demenois Julien, Rey Freddy, Stokes Alexia, Carriconde Fabian - International Journal of Soil Biology, août 2017
« We showed that, on ultramafic topsoil, AMF and ECM inoculation significantly increased plant growth, modified root traits (especially root length density) and consequently enhanced aggregate stability. Out of the non-inoculated plant species, C. arundinacea had the greatest positive effect on aggregate stability. The association of T. glauca and P. microcarpus was also found to significantly increase aggregate stability. Our results show that the inoculation of native plant species with carefully selected mycorrhizal fungi could be an efficient technique to aid in the recolonisation of bare slopes. »

  H - Règlementation

H1 - L’analyse juridique de la pollution diffuse du massif de Marseilleveyre : terrain d’application et d’évolution du droit de la restauration écologique

Lire sur cairn.info, Revue juridique de l’environnement N° 3, septempbre 2017, pp. 495-511, Maylis Desrousseaux
« Le projet de recherche interdisciplinaire SynTerCalM soutenu par A*Midex, constitue un bel exemple de mobilisation des compétences d’Aix-Marseille Université sur un thème particulièrement sensible, l’état de pollution des Calanques Marseillaises. Derrière une image quelque peu idyllique, l’un des joyaux de notre patrimoine naturel Phocéen est aujourd’hui menacé par un ensemble de pollutions, héritage de son passé industriel, mais également de la proximité d’une agglomération de plus d’un million d’habitants. Outre le travail singulier des écologues, biologistes, chimistes, historiens, géographes, ou encore sociologues, ce projet replace le juriste au cœur de la protection du patrimoine Marseillais des Calanques, en s’interrogeant sur le rôle que le droit peut jouer aujourd’hui dans la recherche de solutions efficaces. Cet article aspire à démontrer comment le travail des chercheurs constitue une approche expérimentale qui pose les jalons d’une évolution du cadre juridique de la restauration écologique. »

H2 - Protection de la nature   Cour administrative d’appel de Lyon, 16 décembre 2016, Union régionale Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature et a., req. n° 15LY03097 et 15LY03110

Lire sur cairninfo, Radiguet Rémi, Revue juridique de l’environnement, 2017/3 (Volume 42), p. 581-596
« -Projet de création d’un Center Parcs. Présence d’espèces protégées sur le site.
- Autorisation de dérogation au statut d’espèce protégée.
- Procédure de consultation du CNPN. Portée de son avis.
- Appréciation par le juge des critères dérogatoires au statut d’espèce protégée.
- Absence d’autre solution satisfaisante.
- Existence de raisons impératives d’intérêt public majeur à la réalisation du projet. »

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