Dans le cadre de France 2030, Mathieu Lefevre, ministre chargé de la Transition écologique, Anne Le Henanff, ministre chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, et Bruno Bonnell, secrétaire général pour l'investissement, en charge de France 2030, annoncent l'investissement de l’État dans le cadre de France 2030 pour développer un jumeau numérique national (JUNN) initié par l'IGN, le Cerema et Inria. Les travaux qui vont débuter visent à déployer des outils souverains pour visualiser le territoire et simuler ses évolutions, notamment dans un contexte de changement climatique. Et faciliter ainsi une prise de décision éclairée par les collectivités locales et les acteurs publics.
Le projet de Jumeau numérique de la France et de ses territoires porté par IGN, Cerema, INRIA, ambitionne de doter la France d'un outil capable de croiser de multiples données hétérogènes, de simuler des interactions entre des répliques et leurs réalités pour tester des hypothèses visant à offrir une gestion plus fine et proactive des territoires. S'appuyant sur l'état de l'art dans le domaine du géospatial et des jumeaux numériques, le projet JUNN structurera un cadre partagé pour piloter les transitions sociétales actuelles et à venir en France.
L’EQUIPE DE FRANCE DES JUMEAUX NUMERIQUE : 200 ACTEURS ENGAGES
Initié et co-piloté par l’IGN, le Cerema et Inria, JUNN repose aujourd’hui sur un consortium de 14 partenaires publics et privés dont la coordination technique et opérationnelle est assurée par l’entreprise 1Spatial France. Il s’appuie aussi plus largement sur le retour d’expérience et les savoir-faire d’une « équipe de France » des jumeaux numériques de territoire.
• L’IGN apporte sa maîtrise de la production et de la gouvernance des données pour décrire le territoire.
• Inria, Géodata Paris et GeometryFactory fondent les briques scientifiques et technologiques des modèles 3D et temporels, des graphes de connaissances, de l’IA ou encore des interactions avancées.
• Le Cerema structure les cas d’usage et les interfaces avec les applications métiers, les territoires et les standards européens1.
• La conception du socle de JUNN repose également sur l’expertise du CNES en données spatiales, calcul intensif et modèles prédictifs, de l’IFPEN en orchestration de systèmes complexes, et du BRGM en modélisation des sols et ressources souterraines. L’industrialisation et l’intégration sont assurées par 1Spatial France, avec l’appui de Camptocamp pour l’architecture, les infrastructures, et les interactions en langage naturel.
• La production des maquettes numériques sur les territoires d’expérimentation repose sur Geofit/IGO, Siradel et LuxCarta.
• Cap Digital prépare l’exploitation en structurant la filière industrielle et le modèle économique, afin de garantir le passage à l’échelle et la valorisation des technologies développées.
• « Le cas d’usage « adaptation climatique des villes » sera démontré en avance de phase par Dassault Systèmes, partenaire qui mobilisera ses capacités de simulation multi-physiques sur la base du référentiel généré par le projet afin d’analyser les conséquences du réchauffement climatique sur l’aménagement urbain »
Cette équipe regroupe plus de 200 acteurs ayant manifesté leur intérêt dans le cadre d’un appel à communs lancé courant 2024. Parmi eux : de grandes collectivités déjà engagées dans des démarches de jumeaux numériques, des bureaux d’études et entreprises innovantes, ainsi que des acteurs industriels.

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