Pour la deuxième année consécutive le Cerema met à disposition, à la demande du ministère chargé de la Transition écologique, un inventaire national des friches, utile pour les collectivités, les services de l’État et les acteurs privés pour aménager tout en maîtrisant la consommation de foncier.
Cet inventaire, alimenté au niveau national par le Cerema et par l’intégration des données de 31 observatoires locaux à l’initiative des collectivités ou des services déconcentrés de l'État, permet de dresser un état des lieux et des enseignements nationaux. L’ensemble des données est disponible via le service en ligne du Cerema, Cartofriches.
À retenir
+ de 20 000 friches recensées, soit 61 000 ha cumulés
Ces 20 000 friches sont localisées à la parcelle et identifiées par le Cerema ou par un observatoire local via le service en ligne Cartofriches.
Entre 115 000 et 155 000 ha de friches en France
C’est la surface totale de friches en France estimée par le Cerema sur la base des données consolidées. Cette évaluation est en hausse d’environ 15 000 ha par rapport à l’évaluation de 2025, compte tenu d’une meilleure connaissance du patrimoine de friches.
21 000 hectares d’Espaces Naturels Agricoles et Forestiers sont consommés en moyenne, annuellement en France, depuis 2011.
En 2026, 61 % du territoire est couvert par un observatoire local des friches initié par une collectivité ou les services déconcentrés de l'État. Ces observatoires contribuent à alimenter l’inventaire national piloté par le Cerema. Ainsi près des trois quarts des friches recensées dans l’inventaire national sont identifiées grâce à ces observatoires locaux, soit 14 750 friches sur 20 250.
La mise en place d’observatoires locaux des friches est un objectif majeur pour obtenir des données fiables localement et à l’échelle nationale. Ils permettent une meilleure mobilisation des friches au sein des stratégies foncières et d’aménagement des collectivités.
Principaux enseignements
Le Cerema estime entre 115 000 à 155 000 ha de friches disponibles en France, à partir des données les plus consolidées, soit 14 750 friches remontées via les observatoires locaux couvrant 61 % de la superficie du territoire national.
Les analyses sur le potentiel de mutabilité sont produites à partir des 13 200 friches sans projet recensées à ce jour : 58 % des friches seraient potentiellement mobilisables pour le logement et 35 % pour l’industrie et 7 % des friches ont un potentiel de mutabilité pour du tertiaire, des équipements publics, des installations photovoltaïques.
À noter que 25 % des friches ont également un fort potentiel de gain écologique selon la méthode développée dans le cadre du projet POGEIS mené par l’Office français de la biodiversité (OFB) en partenariat avec le Cerema.
