2 mars 2026
Cours d'eau de la Vire et marais - Normandie
Arnaud Bouissou TERRA / Cours d'eau de la Vire et marais - Normandie
Cette conférence technique territoriale, organisée par le Cerema Normandie-Centre, avait pour objectif d'aborder la résilience aux inondations par les leviers de l'aménagement du territoire. L’adaptation du territoire, et la réduction de ses vulnérabilités passent par l’action sur l’urbanisation, l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols, mais aussi par une gestion intégrée des milieux aquatiques, tout comme la prévention contre les inondations.
Elle doit également faire l’objet d’une démarche constructive participative pour définir une stratégie à moyen terme, faire des choix politiques et intégrer ses principes de prévention des inondations dans la planification urbaine et l’urbanisme.

Cette journée technique (le programme) a permis d’aborder cette question de l’intégration des risques d’inondation dans l’aménagement du territoire, à différentes échelles, de la planification urbaine au projet, à travers des interventions sur le développement de connaissance, les méthodes et outils, des retours d’expérience de démarches locales et un temps de partage et de réflexion autour d’un forum.

 

Réalisation des études hydrauliques au service des territoires

Présenté par Jean-Paul Masset et Emmanuel Lavaud - Cerema

Le Cerema mobilise ses équipes spécialisées en modélisation hydraulique au service des territoires pour évaluer le risque inondation. Plutôt que de se limiter à reconstituer des crues passées, le Cerema vise à fournir des outils opérationnels pour la prévention, la planification et la gestion de crise : révision des PPRI, préparation des ZIP/ZICH, appui aux documents d’urbanisme, et aide à l’élaboration des plans communaux de sauvegarde.

 

Objectifs du Cerema :
  • Cartographier des aléas exploitables, en produisant des cartes claires (hauteur d’eau, vitesses, temps de montée, dynamique) destinées aux élus, services techniques et population ;
  • Anticiper les défaillances : simuler ruptures de digues, défaillances d’ouvrages ou niveaux de protection dégradés afin d’évaluer les conséquences et prioriser les interventions ;
  • Évaluer et comparer les niveaux de protection afin d’identifier les points faibles du système d’endiguement et orienter les investissements ;
  • Renforcer la gestion de crise en déterminant les trajectoires et temps de propagation des inondations pour optimiser l’alerte et les évacuations ;
  • Améliorer la communication et l’expertise locale en confrontant les modèles et les observations (repères de crue, laisses) pour réduire les incertitudes et appuyer la décision.
Méthodologie :

Le travail combine données historiques, relevés de terrain et simulations numériques bidimensionnelles (2D). Le Cerema élabore un maillage adapté : des cellules de calculs densifiées le long des axes d’écoulement, des digues et des ouvrages, avec des mailles pouvant aller de 100 m à quelques mètres pour les zones sensibles. La bathymétrie y est intégrée, les profils en travers et les caractéristiques des ouvrages (ponts, centrales…) également. Les digues sont traitées différemment selon leur nature : certaines proviennent du MNT (sans traitement, elles sont non‑bréchables), d’autres sont modélisées numériquement pour simuler des ruptures ou brèches.

Le calage du modèle se fait en simulant des événements connus, en modulant les coefficients de frottement afin de s’approcher au mieux des laisses de crue. La validation consiste à simuler d’autres crues sans modifier les paramètres de frottement préalablement calés. Des études de sensibilité (coefficients de frottement, choix du schéma de calcul SWE vs DWE, etc.) garantissent la robustesse des résultats.

 

Le Pont-Neuf à Toulouse : niveau d'eau modélisé (HEC-RAS) pour une crue type 1875 vs gravure crue de 1875.

 

Des apports tangibles :

Grâce à ces modélisations, le Cerema livre des cartographies et scénarios exploitables pour prioriser les travaux, concevoir des mesures de protection, planifier l’évacuation ou bien encore enrichir les PPRI. Cette approche permet aussi d’évaluer rapidement les conséquences de ruptures ou défaillances, ce qui est indispensable pour la préparation et la résilience locale.

La présentation :

Co-construction d’une stratégie d’intégration du risque inondation sur Evreux portes de Normandie

Présenté par Hélène Barrière – Cerema

Opération de renaturation de l’Iton – crédits SMABI

Cette étude aborde la problématique de l’intégration du risque dans l’aménagement du territoire intercommunal d’Evreux Portes de Normandie, en cohérence avec les spécificités des différents sous bassins-versants. Elle apporte des constats des vulnérabilités à différentes échelles pertinentes (EPCI, TRI D’EVREUX, secteurs stratégiques...), des orientations stratégiques et des leviers à développer dans les politiques publiques, notamment l’aménagement du territoire et l’urbanisme. 

Cette démarche a fait l’objet d’une co-construction à travers une équipe projet multidisciplinaire, 2 réunions de concertation, ciblant les 74 communes et les acteurs intervenant sur la GEMAPI, et surtout des comités de pilotage participatifs pour définir le cadre de l’étude (périmètre, scénario d’inondation, territoires ciblés…) et faire émerger des orientations et principes d’aménagement sur la base de constats de vulnérabilité sur 2 secteurs stratégiques choisis par le maître d’ouvrage. 

Après une présentation succincte des spécificités du diagnostic de vulnérabilités aux risques d’inondation du territoire d’EPN, l’accent de la présentation a été mise sur l’importance de l’intégration des enjeux du cycle de l’eau selon une approche systémique dans l’aménagement du territoire et les leviers d’action à travers notamment la traduction réglementaire des principes des politiques publiques dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal pour agir afin de :

  • Protéger les milieux aquatiques et préserver les zones d’expansion des crues ;
  • Définir des prescriptions adaptées aux zones potentiellement inondables.

A ce titre, les mesures d’adaptation en termes d’aménagement du territoire et d’urbanisme sont fondamentales afin de lutter contre l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols, de préserver les milieux aquatiques, de gérer les inondations, d’assurer un développement compatible avec les ressources en eau.

L’engagement politique dans les objectifs du PADD est indispensable pour que les leviers d’actions soient travaillés dans les différentes pièces du PLUi par les services. Cette stratégie, à horizon 2035, est une vision politique à court et moyen terme qui doit permettre de sensibiliser les acteurs afin de créer des synergies entre les différentes collectivités et partenaires publics et privés. Elle apporte également des conseils et outils pour favoriser le décloisonnement des services internes et intégrer la richesse de la connaissance du territoire de manière transversale pour répondre aux objectifs croisés de différentes politiques publiques afin de rendre le territoire plus résilient.

En conclusion, le risque inondation est une problématique d’aménagement du territoire. EPN dispose des clés et de toutes les compétences pour poursuivre ce chantier dans sa planification urbaine et de développement économique, ses projets de territoire et ceux des communes ainsi que les démarches engagées par les syndicats à l’échelle des sous-bassins versants.

La présentation :

 

Pilotage des projets de requalification d'espace en intégrant risques naturels et enjeux climatiques

Présenté par Benoït Marsal

La démarche méthodologique présentée vise à accompagner la requalification de sites urbains en friche ou en mutation exposés à des risques naturels, dans le cadre du Contrat de Plan Inter-Régional Etat Région (CPIER). Quatre sites pilotes ont été retenus : Cherbourg, Gaillon, Louviers et Pont-Audemer.

Ces territoires partagent des caractéristiques communes : ils sont en friche ou en voie de le devenir, soumis à des aléas naturels (inondation, submersion marine, ruissellement), structurés par des trames environnementales et hydrauliques existantes, et porteurs d’enjeux de développement économique insérés dans un tissu urbain constitué.

L’objectif de la démarche était double : accompagner concrètement ces sites pilotes et produire une méthode transférable. L’accompagnement repose sur une approche transversale et partenariale, initiée par un séminaire de lancement en 2019, complétée par des retours d’expérience (REX) issus de démarches nationales et régionales intégrant les risques dans les projets d’aménagement, ainsi que par un séminaire de travail interrégional.

Cette dynamique collective vise à décloisonner les approches (urbanisme, environnement, gestion des risques, développement économique) et à favoriser une culture commune entre acteurs. La démarche s’est organisée en 4 étapes successives :

  • Analyser le site ;
  • Identifier les contraintes et potentialités ;
  • Construire un projet intégrant les risques naturels dès l’amont ;
  • Aboutir à des orientations opérationnelles. 

L’intégration des risques n’est pas traitée comme une contrainte secondaire, mais comme un levier de conception urbaine, en lien avec les trames paysagères et hydrauliques existantes. Ce guide, intitulé "Piloter des projets de requalification d’espaces en intégrant pleinement les risques naturels et les enjeux environnementaux", vise à capitaliser les acquis et à diffuser une méthode reproductible Il insiste notamment sur la nécessité de renforcer les compétences en pilotage de projets complexes et transversaux.

En perspective, la démarche met en avant l’importance d’une gouvernance élargie, d’une meilleure articulation entre planification et projet opérationnel, et d’une prise en compte précoce des risques et des continuités écologiques. L’ambition est de transformer les contraintes liées aux risques en opportunités d’innovation urbaine et environnementale, au service d’un développement territorial plus résilient.

La présentation :

Repères pour l’aménagement résilient en zone inondable constructible issu du guide de Grenoble Alpes métropole

Présenté par Chloé Tran Duc Minh - Cerema

Jusqu’à récemment, le risque lié aux inondations commandait d’interdire les nouvelles constructions en zone d’aléa fort (soit des hauteurs d’eau supérieures à 1 mètre lors d’un événement centennal pour les débordements de cours d’eau). La doctrine a évolué en 2019, avec deux motivations principales :

  • D’une part, une contradiction avec la lutte contre l’étalement urbain dans la plupart des centres urbains, massivement érigés en bord de rivières ;
  • D’autre part, le constat que ces zones très exposées restaient figées dans leur vulnérabilité, puisqu’une mutation vers des bâtiments plus résilients implique des démolitions / reconstructions.

L’ouverture à une évolution de ces zones conduit ainsi à l’obligation de réduire la vulnérabilité du tissu existant, en répondant notamment aux trois objectifs de la stratégie nationale de gestion du risque d’inondation : augmenter la sécurité des personnes, réduire le coût des dommages, et raccourcir les délais de retour à la normale suite à un événement.

Grenoble Alpes Métropole, dont le PLUi comprenait une orientation d’aménagement et de programmation avec un volet sur la prévention du risque d’inondation, a souhaité aller plus loin et aider les acteurs de son territoire à se saisir de la question du renouvellement urbain en zone inondable.

Le Cerema a donc réalisé un guide de bonnes pratiques et de repères techniques en matière d’aménagement et de construction adaptés. Le but est de favoriser des opérations d’ensemble, davantage porteuses de résilience. 

La démarche d’élaboration de ce guide s’est appuyée sur les professions concernées : aménageurs, promoteurs et bailleurs sociaux, architectes, gestionnaires de réseaux. En effet, un projet d’aménagement implique une chaine d’acteurs, et chaque maillon doit se coordonner avec les autres afin d’aboutir, dans des délais et à des coûts raisonnables.

Schéma des acteurs - Extrait du guide
Il en résulte un guide avec une entrée par échelles :
  • La définition du programme, avec la prise en compte d’un périmètre pertinent pour jouer sur les différents niveaux d’exposition du terrain et de vulnérabilité des équipements ;
  • Le dessin du plan-masse, qui doit veiller à adapter la trame urbaine, notamment par une lecture paysagère, en préservant et valorisant les chemins d’écoulement de la crue ;
  • La conception des bâtiments, qui doit répondre aux objectifs alternatifs ou cumulatifs d’éviter, de résister ou d’accepter l’entrée de l’eau.

Retours d'expérience

Démarche d’intégration des enjeux de transition écologique avec un volet risque inondation sur le territoire d’Orléans métropole

Présenté par Mélanie Fontaine et Guillaume Chauveau – Orléans métropole

De par son relief peu marqué et son réseau hydrographique dense, la Métropole d’Orléans est fortement exposée à des inondations de différentes origines, pouvant impacter plus de 60 000 personnes. Les crues historiques majeures de la Loire datent de plus de 100 ans tandis que le dernier événement marquant, en mai-juin 2016, a concerné des phénomènes de ruissellement et de débordements des affluents de la Loire

Le Plan Local d’Urbanisme métropolitain (PLUm) intègre les prescriptions réglementaires des PPR Inondation de la Loire. Une Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) Risques naturels et Santé urbaine recommande de prendre en compte les phénomènes d’inondations autres que ceux induits par la Loire dans l’aménagement du territoire.

Toutefois, ces recommandations laissent la possibilité réglementaire de poursuivre l’urbanisation dans des secteurs pourtant sensibles à des problématiques de débordement, de ruissellement d’eaux issues de bassins versants agricoles. Par ailleurs, on constate des limites liées à la gestion de l’eau à la parcelle (il est parfois nécessaire de pouvoir prendre en compte l’eau au-delà de la parcelle) ou à la modification des avoisinants des voiries qui tendent à supprimer des axes d’écoulement.

Pour améliorer la sensibilisation aux risques, la Métropole a mis en ligne, en février 2025, son Observatoire des risques.

Exemple d’un axe de ruissellement agricole (axes bleues) en direction de secteurs nouvellement urbanisés

En outre, des actions sont en cours afin de mieux intégrer le ruissellement dans l’outil utilisé par les instructeurs et, à terme, l’aléa débordement de cours d’eau. En 2026, une formation spécifique sera également proposée aux instructeurs pour faciliter l’utilisation de cette donnée. A plus long terme, l’objectif est de pouvoir mieux sensibiliser les élus au ruissellement et définir une stratégie de gestion de ce risque pour prendre en compte les apports des bassins versant à l’amont des communes présentant un contexte rural et/ou de forêt.

Enfin le nouveau Programme d’Actions de Prévention des Inondations des Vals de l’Orléanais (2026-2032), co-porté avec les Communautés de Communes des Loges et de Val de Sully, intègre des actions dédiées à la prise en compte du risque inondation dans l’urbanisme.

Plus largement, un travail est en cours pour intégrer les enjeux de la Transition écologique dans le PLUm. L’AOP Risques va ainsi être étoffée, la diffusion des données existantes sera facilitée et de nouveaux éléments seront intégrés dans les prochaines modifications du PLUm. Un outil de scoring de la vulnérabilité par rapport aux enjeux de la Transition écologique est également en cours d’élaboration.

La présentation :

Démarche PAPI, actions de développement de la culture du risque et de réduction de la vulnérabilité aux inondations

Présenté par Pauline Bachelet – Rouen métropole

Ruissellements observés lors de l'orage violent du 10 et 11 mai 2000, Saint-Paër (à l'origine d'un décès) – Crédits SMBVAS

Les Programmes d’Action de Prévention des Inondations, dénommés communément "PAPI", sont des outils essentiels pour déployer des partenariats techniques et financiers visant la prévention des inondations et la réduction de la vulnérabilité des populations sur les territoires à risque important d’inondation (TRI). Le PAPI Rouen-Louviers-Austreberthe en est un exemple parmi d’autres en France. Etabli sur 2 départements, 203 communes, le PAPI Rouen-Louviers-Austreberthe court sur la période 2024-2030 et fait suite à un Programme d’Etudes Préalables 2018-2022. Il réunit 6 maîtres d’ouvrage portant chacun leurs actions ou œuvrant ensemble pour mener des actions partagées. 

A l’occasion de la journée organisée par le Cerema, nous avons zoomé sur 2 actions phares du PAPI : les diagnostics de réduction de la vulnérabilité des bâtiments et les actions de communication pour diffuser la culture du risque inondation. 

Démarré fin 2023, le marché à bon de commande réunissant 4 des 6 maîtres d’ouvrage a permis de commander le diagnostic de 106 bâtiments à ce jour. Sur les 81 rapports de visite restitués et présentés aux bénéficiaires, 17% ont déposé un dossier de demande de subvention pour mener des travaux de réduction de la vulnérabilité. 

Au cours de la Conférence du Cerema, la Métropole Rouen Normandie a présenté la méthodologie déployée pour réaliser ces diagnostics sur des habitations, des commerces, des entreprises industrielles, des établissements publics type déchèterie.

Enfin, concernant les actions de sensibilisation de la population à la culture du risque, la Métropole Rouen Normandie a présenté une partie des actions menées, prenant appui notamment sur les 2 œuvres artistiques référentes de crue installées sur le territoire du PAPI. L’une de ces œuvres est notamment reproduite sur une maquette pédagogique en 3 dimensions présentant le fonctionnement des cours d’eau. Et elle fait l’objet de la clôture d’une balade urbaine de 2km proposée à la population à de multiples occasions.

La présentation :

Le forum : un temps d’échanges et des animateurs à l’écoute

Ce forum autour de 4 posters et un espace exposition, en lien avec la thématique, avait pour objectif de favoriser les échanges informels et amener les participants à se positionner sur les différents sujets au regard de leurs territoires.

Quelles solutions pour intégrer les risques d’inondation dans l’aménagement en vue d’améliorer la résilience territoriale ?

Sur 8 actions proposées, la solution qui fait l’unanimité comme très importante concerne l’objectif de redonner de l’espace pour la mobilité des cours d’eau en milieu rural et urbain (restauration et renaturation). On retrouve également dans les enjeux importants la réduction de la vulnérabilité des enjeux existants et le besoin de développer un urbanisme résilient sur les projets de renouvellement urbain respectant le cheminement de l’eau et la multifonctionnalité des espaces. Il est intéressant de constater que le choix dépend de la perception de l’acteur lié à sa structure (commune, EPCI, syndicat de rivière, Cerema...). 

Bonnes pratiques et repères techniques à Grenoble Alpe Métropole : guide métropolitain de l’aménagement résilient en zone inondable constructible

Le forum a été l’occasion d’échanger sur des points méthodologiques liés à l’élaboration du guide, et également d’approfondir des points techniques, comme les problématiques soulevées par la diversité des réseaux. Le niveau d’exigence que l’on peut imposer pour les réseaux d’assainissement apparaît un des plus difficiles à trancher, car très lié aux configurations locales.

Le besoin d’un portage par les collectivités a été largement souligné, tant pour créer un cadre réglementaire propice à la réalisation d’opérations que pour impulser les initiatives privées, notamment lorsque les surcoûts liés à la prise en compte de l’inondation concernent des secteurs peu tendus en termes immobiliers.

Retour d’expérience et critères d’appréciation d’un projet d’aménagement résilient et intégré -risque environnement (ex : frise de Louviers)

Lors de l’espace forum les participants ont exprimé la nécessité d’accroitre la communication inter acteurs pour éviter les doublons de certaines productions (études traitant de la gestion de l’eau notamment). Le succès des opérations de ce type se mesurent au regard de la coordination des acteurs concernés dans les domaines, de l’urbanisme, le développement économique et la gemapi. L’innovation s’apprécie tout autant au regard de la qualité de coordination des acteurs que dans l’échelle "la plus juste" par laquelle appréhender le projet tel que le périmètre d’un sous-bassins versants. 

L’adaptation au temps long se caractérise par la nécessaire temporisation entre le rythme des différents mandat (communaux et intercommunaux) ainsi que celui des porteurs de projet privés.

Partage sur les projets en cours ou envisagés par problématiques

Il était proposé un temps de partage d'expérience sur les projets en cours de réalisation ou projetés par les participants. La clé de présentation visait, sur le poster, à positionner un post it avec quelques mots clés, en fonction de quelle(s) thématiques le projet traite, et d'axer les échanges sur une de ses phases.
Les participants ont ainsi pu partager leur vécu tant sur des phases amont de réflexion que sur des points concrets liés à la réalisation d'un projet, sur des sujets aussi variés que :

  • Les manières de favoriser la recréation de zones humides dans des zones d'expansion des crues plutôt que de conserver une approche d'aménagements de protection ;
  • Les apports d'un retour d'expérience d'un exercice de gestion de crise, notamment en termes d'organisation de la surveillance des digues, dans le cadre du déploiement d'une stratégie globale de gestion du risque inondation ;
  • La création de zones humides apportant des co bénéfices sur les fonctionnalités agricoles et le ruissellement sur des zones pavillonnaires ;
  • Le mix de solutions d'aménagements urbains et de zones d'expansions pour réduire l'intensité de l'aléa au droit des enjeux.

Cette approche semi guidée, visant à faciliter l'émergence du sujet à partager par chaque participant, à permis par suite notamment de faire des liens avec les problématiques rencontrées par les autres participants, qui pour être dans une autre posture (élu, technicien), sur un autre territoire et avec d'autres priorités, ont pu faire part de la résolution de problématiques similaires.