Zoom sur les principales tendances de la consommation d’ENAF sur la période du 1er janvier 2011 au 1er janvier 2025.
Dans un contexte où les politiques publiques visent à préserver les espaces naturels et agricoles, la question de la consommation de l’espace et de son optimisation interroge de nombreux acteurs. La connaissance des tendances en matière de consommation du foncier permet d’alimenter la réflexion et de s’appuyer sur des données objectives au niveau local (via le tableau de bord) comme national.
Le Portail National de l’Artificialisation alimenté par le Cerema, sous pilotage de la DGALN, et disponible en ligne, présente les données et les études.
Les tendances de la consommation d'ENAF depuis 2021
Le rapport du Cerema sur les déterminants de la consommation d’ENAF, réalisé à partir de l’étude des fichiers fonciers, présente l’analyse des données sur la période du 1er janvier 2011 au 1er janvier 2025. Quelques évolutions ont été apportées dans l’exploitation des données - et ont été appliquées depuis 2011 - pour affiner les résultats et prendre en compte les exclusions telles que les installations photovoltaïques. Un contrôle par analyse de photographies aériennes a été réalisé pour les consommations dépassant 5 ha.
La tendance à la baisse de la consommation d’ENAF se confirme en 2024 avec 15 119 hectares consommés, contre 29 470 en 2011, avec une disparité selon les communes, beaucoup ayant réduit la consommation d’ENAF, mais certaines en particulier sur le littoral, en périphérie des métropoles ou dans les territoires ruraux, sont fortes consommatrices.
Les zones détendues en termes de demande foncière sont en également très consommatrices, y compris par rapport à l’évolution de l’activité et du nombre d’habitants.
3% de communes littorales ont consommé 11% du foncier sur la période 2011-2025, soit plus de 31 600 hectares.
Le rapport d’étude analyse plus finement la consommation d’espace selon les typologies de communes.
Quels usages du foncier ?
En termes d’usage du foncier, l’habitat qui domine toujours avec les 2/3 de la consommation d’ENAF sur la période 2011-2025 (9 682 ha). Les activités occupent 22% du foncier consommé, les infrastructures, en premier lieu les routes, 7%.
La consommation d’ENAF à usage d’activité est très polarisée sur les centralités urbaines, tandis que l’habitat est plus diffus, les deux restant concentrés sur les littoraux, le couloir du Rhône, le Nord de la France et les grandes agglomérations.
La notion d’efficacité de la construction permet d’estimer l’optimisation du foncier en mettant en relation la surface plancher ou pour l’activité le nombre d’emplois créés par rapport à la surface foncière consommée. Depuis 2011, cette efficacité a augmenté : l’urbanisation d’1 hectare d’ENAF permettait de mettre en chantier 2 058 m² de surface de plancher en 2011 et 2 291 m² en 2023.
Efficacité de l’habitat : La surface consommée par nouvel habitant entre 2011 et 2022 est plus élevée sur les littoraux et a proximité ainsi que dans de petites communes autour des métropoles, de nombreuses communes dépassant 1000 m² par nouvel habitant.
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