Actualités réglementaires
Zone de sismicité forte : éligibilité de travaux de réduction de la vulnérabilité au fonds de prévention des risques naturels majeurs
L’arrêté du 26 mars 2024 définit les types de travaux éligibles au Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM) afin de réduire la vulnérabilité sismique dans les zones les plus exposées, notamment celles classées en sismicité forte (zone 5). Il vise les propriétaires de biens à usage d’habitation ou mixte, ou de biens utilisés à des fins professionnelles pour des activités employant moins de 20 salariés.
Les travaux éligibles, identifiés par un diagnostic de vulnérabilité, couvrent plusieurs catégories : sécurisation des éléments de façade, renforcement des structures en bois ou en béton, fixation des équipements lourds, et amélioration des fondations, entre autres. L’objectif est de garantir la sécurité des personnes et de limiter les dégâts en cas de séisme.
Consulter l’arrêté sur Légifrance
Recul du trait de côte : les modalités du droit de préemption spécifique enfin définies
Le recul du trait de côte a conduit à renforcer des outils d’urbanisme et d’aménagement facilitant la recomposition territoriale, en particulier par la maîtrise foncière. Ainsi, là où les communes ou établissements publics de coopération intercommunale compétents ont intégré une cartographie des zones exposées à horizon 0-30 ans et 30-100 ans dans leur document d’urbanisme, la loi a créé un nouveau droit de préemption propre à l’adaptation des territoires exposés au recul du trait de côte.
Le présent décret vient préciser les conditions d’application de ce droit, en mentionnant notamment les conditions d’affichage, de publication et de transmission de la délibération instaurant le droit de préemption dans la zone 30-100 ans. Il reprend des dispositions sur les modalités de la délégation et sur celles de communication aux services fiscaux. Ainsi, il permet d’informer le plus en amont possible le directeur départemental ou régional des finances publiques dont les services pourront assurer leur rôle de conseil en matière de méthode d’évaluation et le cas échéant d’abattement.
Consulter le décret sur Légifrance
Consulter l’article de la Banque des Territoires
Adoption de la stratégie nationale pour la mer et le littoral dite SNML (2024-2030)
Élaborée tous les six ans, la SNML fixe les grandes orientations de la planification stratégique de l’espace maritime et de l’espace littoral. Cette planification sera déclinée sur les façades maritimes de l’Hexagone et sur les bassins ultra-marins, par les Documents Stratégiques de Façade (DSF) et les Documents Stratégiques de Bassins Maritimes (DSBM) dans les outre-mer.
En matière de prévention des risques et de gestion du trait de côte, la SNML 2024-2030 fixe les objectifs suivants :
- Objectif 5 : « S’adapter aux effets du changement climatique et accompagner l’évolution du trait de côte » ; il s’agit notamment de renforcer les connaissances sur les phénomènes naturels tels que l’érosion, l’inondation et la submersion, afin de mieux les anticiper et ainsi de conduire les territoires à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies d’adaptation au changement climatique, concertées et partagées. La SNML planifie également de flécher et enrichir les offres de financements pour accompagner les changements induits ;
- Objectif 6 : « Bien vivre sur le littoral et recomposer le modèle d’attractivité des littoraux ; l’un des enjeux majeurs est de garantir le développement d’un modèle touristique raisonné, soucieux des territoires, de l’environnement et des populations locales. Pour ce faire, la stratégie vise le déploiement d’une politique d’accès touristique maîtrisé pour les zones littorales les plus sensibles dans le cadre de concertations locales.
La question de l’usage partagé d’un même espace est également au cœur des mesures proposées par la SNML.
Aller sur la page du ministère en charge de la mer et de la pêche
Publications récentes
Évènements météorologiques extrêmes : apports de la science de l’attribution climatique
Si le dérèglement climatique est une réalité scientifique, son lien avec des évènements météorologiques extrêmes reste difficile à appréhender. Tous les évènements importants sont l’occasion de rappeler ce dérèglement, alors même que des évènements extrêmes se produisaient bien avant l’ère industrielle.
L’attribution climatique, science en plein essor, cherche à quantifier le rôle du réchauffement global dans la survenue de tels phénomènes, en distinguant la variabilité naturelle de la météo de l’influence du climat changeant, à partir des causes possibles, en termes de circulation atmosphérique, de la pression, des précipitations, des températures, des vents… Des analogues de l’évènement examiné sont recherchés dans les jeux de données antérieurs.
Parmi les 40 évènements météorologiques extrêmes qui ont pu être rattachés au changement climatique par cette méthode, on compte le cyclone Belal qui a touché la Réunion en janvier 2024, les inondations de Dubaï en avril 2024…
Lire l’article de The Conversation
Une étude sur la réception et l’appropriation par les riverains des documents municipaux de sensibilisation au risque d’inondation
Cette étude publiée dans la Revue française des sciences de l’information et de la communication s’intéresse à la manière dont la population reçoit et s’approprie les documents d’information communaux sur les risques majeurs (DICRIM). Plus largement, elle questionne la contribution des communications municipales pour développer une culture locale des risques d’inondation. Ces travaux ont permis d’ancrer scientifiquement le constat qu’une partie des obligations du Code de l’environnement régissant le contenu des DICRIM pose question. En effet, en questionnant le sentiment d’exposition des riverains aux risques d’inondation et la pertinence des informations contenues dans les DICRIM, il ressort que :
- il y a une méconnaissance majoritaire du risque local d’inondation malgré des campagnes de prévention diffusées par les communes ;
- La valeur des informations fournies par les documents municipaux n’est pas assez en lien avec la valeur d’usage des lieux fréquentées (pas de cartographies, ni de photographies locales, etc.) ;
- les habitants interrogés estiment que les informations en lien avec l’alerte et sur les bons comportements à adopter, c’est-à-dire les informations les plus indispensables à leur sécurité, sont plus importantes.
Compte tenu de l’augmentation des risques d’inondation sur le territoire dans le contexte du réchauffement climatique, l’ajustement du volet communicationnel du Code de l’environnement apparaît ainsi nécessaire.
Politique de prévention des inondations : un dossier d’information sur le site « Vie Publique »
Le site d’information « Vie Publique » édité par la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA) rattachée aux services du Premier ministre, a vocation à faciliter l’accès des citoyens aux ressources et données sur les politiques publiques et les grands débats de société.
En octobre 2024, le site a mis en ligne un dossier consacré à la politique de prévention des risques d’inondations rassemblant des rapports publics, articles et vidéos récents sur le sujet. On y retrouve notamment les trois rapports de mission sur la résilience et l’adaptation des territoires et les circonstances des décès, présentés dans la suite de notre lettre.
Consulter le dossier « Inondations : quelles politiques publiques face à un risque accru ? »
Inondations 2023-2024 : un rapport sénatorial pour mieux prévenir et gérer les risques
Produit par les commissions des finances et de l’aménagement du territoire, ce rapport de mission revient sur les graves inondations de 2023-2024, qui ont touché des centaines de communes et causé de lourds dégâts.
Les rapporteurs y dressent un état des lieux des politiques de prévention des inondations et de gestion de crise et d’après-crise, tout en appréhendant la diversité des territoires.
Ils formulent 20 recommandations visant une meilleure adaptation des territoires. Elles proposent des mesures détaillées, portant sur le financement, l’organisation, des adaptations réglementaires dans de nombreux domaines (tels que l’entretien des cours d’eau ou la Gemapi), un « programme national digue », l’accompagnement de stratégie de prévention des collectivités, la clarification locale du ruissellement, le renforcement de l’état des risques, l’ajout d’un nouvel axe PAPI « solutions fondées sur la nature », la gestion de crise, etc.
Accéder au rapport d’information du SENAT
Consulter la synthèse du rapport sénatorial
Inondations : un rapport de mission sur les circonstances des décès
L’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable (IGEDD) et l’Inspection
Générale de l’Administration ont publié un rapport de mission sur les circonstances des décès liés aux inondations.
Basé sur des entretiens avec des acteurs nationaux de la prévention des inondations et sur des travaux scientifiques, le document analyse les causes des pertes humaines directes et immédiates lors d’évènements passés, notamment sur l’arc méditerranéen, et formule des recommandations pour renforcer la prévention.
L’étude identifie trois principales situations à risque : les décès dans les bâtiments, lors des déplacements en véhicule et à pied en extérieur.
Elle propose la création d’une base de données nationale pour mieux documenter les circonstances des décès, basée sur le modèle de Vict-In développé par l’Université de Montpellier III. Elle recommande également le renforcement de la sensibilisation aux comportements à adopter face aux inondations, et l’actualisation régulière des dispositifs d’alerte. Elle suggère des exercices d’évacuation impliquant les citoyens et des mesures spécifiques, comme la sécurisation des parkings souterrains et la formation ciblée des jeunes conducteurs dans les zones sensibles.
Enfin, une vigilance accrue est demandée pour actualiser annuellement les instructions gouvernementales concernant les inondations.
Consulter le rapport de mission IGEDD / IGA
Mission d’appui au préfet de la région des Hauts-de-France pour renforcer la résilience des territoires touchés par des inondations
Le Pas-de-Calais ayant subi des épisodes successifs de précipitations intenses, une mission d’appui interministériel IGEDD-IGA-CGAAER a été menée pour renforcer la résilience des territoires touchés par les inondations.
Dans son rapport d’avril 2024, la mission liste des recommandations dans l’objectif d’améliorer la gouvernance de la GEMAPI et d’élaborer à terme un plan de résilience pour les territoires concernés.
L’annexe 4 dudit rapport met en évidence l’influence de l’aménagement du territoire sur la vulnérabilité des territoires aux inondations au fil des décennies.
Les solutions fondées sur la nature seraient rentables pour la réduction des risques de catastrophes et l’adaptation au changement climatique
Le Département d’économie de l’Université du Massachusetts (États-Unis) a publié dans la revue Science of the Total Environment en juillet 2024 une étude sur la rentabilité des solutions fondées sur la nature pour la réduction des risques et l’adaptation au changement climatique. L’étude a conduit à la construction et l’analyse d’une base de données de plus de 20 000 études anglophones en lien avec l’évaluation de la rentabilité des solutions fondées sur la nature. L’évaluation s’est portée principalement sur des indicateurs économiques (financements, pertinence économique, bénéfices écosystémiques) mais aussi des indicateurs en lien avec la justice sociale. Le nombre d’études sur le rôle des SFN dans la gestion des risques naturels et l’adaptation au changement climatique augmente depuis les années 2000, et plus particulièrement entre 2012 et 2016, en lien avec la passation des nombreux accords internationaux (Cadre de Sendaï 2015-2030, COP21 de Paris de 2015,etc.). Parmi ces études, 71 % des études démontrent que les SFN sont rentables pour la gestion des risques de catastrophes, 24 % qu’elles sont rentables sous certaines conditions et 5 % des études n’aboutissent pas à des conclusions robustes scientifiquement. Cette étude a aussi cherché à comparer les SFN avec des solutions d’ingénierie classiques : 65 % des études démontreraient que les SFN sont plus rentables que les solutions d’ingénierie classiques pour réduire les risques de catastrophe. Et 26 % démontrent que parfois, les SFN sont plus rentables. Finalement, l’étude dresse un constat concernant les modalités de financement de la recherche pour les SFN, les principaux soutiens financiers sont publics, même si depuis ces dernières années, des partenariats de financement public-privé sont en train d’émerger.
Pour lire les résultats de l’étude (en anglais)
Évaluation socio-économique des PAPI : note de complément au guide méthodologique AMC 2018
Pour bénéficier des subventions de l’État, les mesures structurelles des programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI) dépassant 2 millions d’euros doivent faire l’objet d’une évaluation socio-économique.
Dans ce cadre, le Ministère en charge de la prévention des risques naturels a développé, au niveau national, une méthode de référence dont le contenu est décrit dans le guide méthodologique 2018 : Analyse multicritère (AMC) des projets de prévention des inondations.
Ce guide fournit notamment le cadre d’application de l’AMC inondation, les différentes étapes nécessaires à sa réalisation et des boîtes à outils.
Une note, publiée en septembre 2024, vient mettre à jour et compléter ce guide en intégrant les nouveaux travaux finalisés par le groupe d’experts du GT AMC depuis 2018. Elle comporte en particulier de nouvelles fonctions de dommages pour les stations de traitements des eaux usées, une méthode d’évaluation des dommages aux campings et des précisions sur l’adaptation de la méthodologie à l’aléa torrentiel. Elle recense également les outils mis à disposition pour faciliter l’utilisation de la méthode.
Les mises à jour et recommandations de cette note prévalent sur le guide AMC 2018 et doivent être appliquées.
Consulter la note de complément au guide méthodologique AMC 2018
Consulter le guide AMC inondation 2018
Rex technique inondation : le Cerema publie un guide
Les inondations représentent un défi pressant pour les territoires français, affectant chaque année des milliers de personnes et causant des dommages significatifs. La réalisation de retours d’expérience (REX) est cruciale pour tirer des enseignements des évènements passés et améliorer ainsi la prévention et la gestion des risques futurs. Élaboré par le Cerema sous l’égide de la Direction générale de la prévention des risques, ce guide propose un cadre pratique et adaptable. Il rassemble une méthodologie détaillée pour conduire des REX techniques inondation impliquant toutes les parties prenantes ; et des outils opérationnels utiles sur le terrain. Document de référence pour les professionnels de la gestion des risques et de la résilience territoriale, ce guide veut être un allié pour tous les acteurs engagés dans la prévention des risques d’inondation.
Consulter l’article du Cerema sur la sortie du guide
Aller sur la plateforme documentaire du Cerema pour télécharger le guide
Publication du guide « Prévention-protection des personnes face aux risques naturels – Répertoire à destination des acteurs du risque »
L’AFPCNT a réalisé, en collaboration avec Assurance Prévention, la Mission Risques Naturels (MRN), Calyxis, avec l’appui technique de Mayane et le soutien du ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, un répertoire des guides des bonnes pratiques à mettre en œuvre par les citoyens lorsqu’ils sont confrontés aux aléas naturels. Destiné aux professionnels de la prévention et de la gestion des risques, il propose une liste de documents accessibles et pédagogiques visant à protéger les individus et préserver les vies. Il peut également servir de base aux élus, collectivités territoriales et associations de particuliers dans leur mission d’information du public et l’élaboration d’outils de sensibilisation. Les outils recensés sont classés selon deux entrées : une entrée par aléa (inondation, orage / foudre, mouvement de terrain, etc.) et une entrée selon le format de l’outil (guide, brochure, livret, site Internet, quiz, infographie, vidéo, etc.). Ce répertoire n’a pas vocation à être exhaustif ou définitif. Il sera mis à jour chaque année avec le concours de toutes les parties prenantes.
Guide méthodologique pour l’élaboration des plans de prévention des risques d’inondation par débordement de cours d’eau (hors cours d’eau torrentiels)
Ce guide présente le cadre méthodologique national pour élaborer ou réviser les PPRi. Il remplace la note d’accompagnement de novembre 2019 relative aux modalités d’application du décret n°2019-715 du 5 juillet 2019 dit « décret PPRi », qui permet la réalisation de nouvelles constructions dans le cadre d’une opération de renouvellement urbain avec réduction de la vulnérabilité, y compris pour des niveaux d’aléa élevés, ainsi que les doctrines régionales pré-existantes. Il sert également de référence pour la réalisation de cartes d’aléa d’inondation ou pour l’aménagement et l’urbanisme hors du cadre d’un PPRi. Il a pour vocation d’aider les services déconcentrés de l’État à élaborer un PPRi par débordement de cours d’eau.
Servitudes d’utilité publique des ouvrages de prévention : le versement direct dans le Géoportail de l’urbanisme est désormais possible.
Le Géoportail de l’urbanisme, le GPU, a vocation à héberger toutes les pièces de tous les PLU et à en faciliter la consultation. Il comprend les servitudes d’utilité publique de toute sorte, dont celles liées aux ouvrages et infrastructures prévenant ou contribuant à prévenir les inondations et les submersions, mais jusqu’ici il fallait passer obligatoirement par l’annexion aux PLU(i) et Cartes communales.
Il est désormais possible de déposer directement ces servitudes.
Consulter l’article de France Digues sur le versement des SUP MAPTAM
Consulter le Géoportail de l’urbanisme
Informations générales et initiatives
Innovation pour l’information préventive : développement d’un DICRIM interactif sous forme d’application
Compte tenu des risques majeurs présents sur son territoire (crue majeure de la Seine et sites SEVESO), la ville de Gennevilliers a rédigé son Dossier d’information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) sous la forme d’une application. Il s’agit d’un exemple d’innovation en matière d’information préventive adapté aux modes actuels d’information, de communication et aux besoins fréquents de mises à jour. Cette application respecte les obligations réglementaires imposées par le Code de l’environnement et propose une version de l’information préventive ludique, interactive, facile à partager, aisée à modifier et accessible sur smartphone et tablette.
Cette innovation s’inscrit dans un travail de fond visant à sensibiliser les habitants aux risques d’inondation, faisant de Gennevilliers un exemple de bonnes pratiques à suivre pour d’autres collectivités ! La commune collabore avec le CEPRI pour réfléchir à la résilience face aux inondations dans le cadre de ses projets d’urbanisation, qu’ils soient récents ou en cours.
Découvrir la démarche de développement
Subsidence côtière : une étude montre un enfoncement généralisé au niveau européen
Une étude à l’échelle européenne s’est intéressée à la subsidence, c’est-à-dire à l’enfoncement des terres, qui est susceptible d’aggraver les risques côtiers, déjà amplifiés par le dérèglement climatique et l’élévation du niveau de la mer qu’il engendre.
Les chercheurs ont utilisé le nouveau service européen de mesure des mouvements du sol (EGMS), lancé en 2022.
Les résultats montrent un enfoncement moyen de 1 mm / an, avec une moyenne de 1,5 mm /an au niveau des ports. Les chercheurs ont montré que le système géodésique utilisé influence le résultat.
Consulter la plateforme cartographique montrant les résultats
Miquelon : la réalité d’un village qui se déplace
Confronté à des conditions météorologiques extrêmes depuis le début du 21e siècle, Saint-Pierre-et-Miquelon subit des tempêtes de plus en plus violentes, conséquences du changement climatique. Le village de Miquelon qui compte 600 habitants est menacé de submersion et en alerte depuis de nombreuses années. En raison des risques majeurs d’inondations, la quasi-totalité du village est inconstructible.
Depuis l’ouragan Fiona en septembre 2022, les habitants de Miquelon ont dû s’adapter en quittant les lieux dans l’attente de la reconstruction de leur village. La mise en œuvre d’un plan de prévention des risques littoraux permet le financement de cette reconstruction par le fonds Barnier.
Aujourd’hui, le village de Miquelon fait office d’exemple en termes d’adaptation et de résilience face aux risques d’inondation.
Prévention des inondations, résilience des territoires et des populations : le Cerema au Québec avec la mission de coopération franco-québécoise COPARI
En juin dernier, la direction territoriale Méditerranée du Cerema s’est rendue à Québec dans le cadre du projet COPARI (COopération franco-québécoise Pour l’Appréciation du Risque d’Inondation et de son atténuation). Les objectifs de ce partenariat sont notamment de mettre en commun l’expertise, de partager les pratiques et expériences.
Les principaux sujets évoqués lors de cette rencontre portaient sur la culture du risque, la résilience des infrastructures au changement climatique et la sinistralité des territoires inondés un an auparavant. À cette occasion, s’est tenu à Montréal le Colloque « Ville Inondables : Collaborations Elu.e.s - Chercheur.e.s pour la résilience de nos collectivités » sur la thématique de la résilience urbaine. Lors de cette conférence, le Cerema est intervenu au sujet du projet de coopération COPARI, des initiatives françaises en faveur de la résilience des territoires et de l’expertise de l’établissement.
Un rapport de mission sera prochainement publié sur la plateforme documentaire du Cerema.
Consulter la page de la conférence « Villes inondables » sur le site ARIACTION
Évènements passés
Culture du risque : quelle stratégie durable pour sensibiliser les citoyens d’un territoire ? Replay de la journée Risques et Territoires du 18 juin 2024
Le 18 juin dernier, le Cerema Méditerranée a organisé à Aix-en-Provence une conférence technique territoriale consacrée à la culture du risque et la nécessité de porter et développer une approche stratégique sur les territoires. La diversité des démarches présentées a favorisé les échanges sur ce sujet qui constitue un défi à relever pour de nombreux territoires. La mission de la matinée était de dresser une première cartographie des acteurs de la culture du risque, comprendre mieux qui fait quoi, qui peut faire quoi et quelles sont les interactions possibles ? Les retours d’expériences des divers acteurs ont permis de dresser des premières lignes de réponses ainsi que des sources d’inspiration pour les participants. La journée a été l’occasion de donner la parole à des structures qui ont pu présenter les actions portées sur leur territoire, en s’attachant à chaque fois à pointer tant les réussites que les difficultés. L’après-midi a été un moment de discussion et de présentations autour de deux étapes clefs à ne pas négliger lorsque l’on souhaite développer la culture du risque de façon pérenne sur son territoire : la communication et l’évaluation / capitalisation. Une table ronde autour de 4 campagnes de communication a donné lieu à des partages d’information, de clefs de réussite de la part des intervenants et un grand nombre de questionnements dans le public. Ce partage d’expérience aura permis aux auditeurs de constituer le premier niveau de leur « boîte à outils » pour les aider à bâtir ou consolider leur propre stratégie.
Regarder les replays de cette journée
Accéder au programme de la journée
Journée thématique technique : les solutions fondées sur la nature appliquées aux risques gravitaires
Le PARN, INDURA et l’IRMa se sont associés, dans le cadre de la dynamique partenariale RESAlpes, pour organiser à une journée thématique consacrée aux Solutions fondées sur la Nature (SfN) appliquées aux risques gravitaires, le 19 novembre 2024 à Saint-Bonnet-en-Champsaur (05). Cette journée s’adressait aux élus, aux techniciens gestionnaires de risques et plus globalement à l’ensemble des acteurs de la gestion intégrée des risques naturels du massif alpin, ainsi qu’à la communauté scientifique et technique.
Un état des lieux des connaissances scientifiques et techniques, des partages d’expérience et des ateliers participatifs en salle a permis de dresser un panorama des enjeux, des possibilités et des limites des SfN appliquées à la prévention des risques gravitaires en milieu alpin. Les échanges en salle ont été complétés par une visite de terrain avec la CLEDA sur les aménagements du Drac amont, le lendemain, le 20 novembre. Cet évènement est labellisé « Journée Nationale de la Résilience » pour l’année 2024.
Découvrir le programme de la journée
Conférences techniques territoriales : la gestion de la donnée au fil de la crise, 14 novembre 2024
Les données sont essentielles à chaque étape de la gestion d’une crise, de la planification à la réalisation de retour d’expérience post-crise. En utilisant les données de manière stratégique, les organisations peuvent mieux comprendre, anticiper et répondre aux crises de manière efficace.
Cette journée, qui a réuni physiquement une centaine de personnes issues des services déconcentrés, des collectivités territoriales et spécialistes a été l’occasion de présenter les données qui sont à disposition pour se préparer ainsi que les outils permettant de les mettre en œuvre au profit d’une gestion opérationnelle d’un évènement.
Les présentations seront très prochainement disponibles sur la page de l'évènement.
Aller sur la page de l’évènement
Évènements à venir
17e Forum des Risques Majeurs : se relever après un évènement extrême
Des inondations inédites ont eu lieu entre novembre 2023 et janvier 2024, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. C’est dans ce contexte qu’une 17e édition du Forum d’Information sur les Risques Majeurs se tiendra à Arras les 11 et 12 décembre 2024.
Des acteurs de la gestion des inondations reviendront notamment sur ces évènements survenus dans le nord de la France, afin d’établir un retour d’expérience et de proposer des solutions pérennes face à ces phénomènes.
Un certain nombre de thèmes seront abordés lors de ce forum, tels que la gestion de crise, la culture du risque et la reconstruction post-catastrophe.
Aller sur la plateforme collaborative de la sphère publique IdealCO
Ouverture d’une formation pour les techniciens des collectivités pour développer la culture du risque sur son territoire
Les territoires sont soumis à de nombreux aléas naturels (inondations, feux de forêts, érosion du trait de côte, etc.), qui ont vocation à s’intensifier dans le futur, conséquence du changement climatique. Pour diminuer l’impact humain, social et économique et favoriser le plus rapidement possible le retour à la normale des territoires, voire un retour à une situation améliorée, après une catastrophe naturelle majeure, il est indispensable de sensibiliser et d’acculturer l’ensemble des acteurs (élus, techniciens, citoyens, etc.) afin de permettre à chacun d’agir avec bon sens et à son échelle. À partir d’une approche opérationnelle et de partage de retours d’expériences, cette formation permettra d’acquérir des méthodes et des outils pour définir et mettre en œuvre un plan d’actions de sensibilisation et d’implication de chacun face aux risques, adapté aux enjeux du territoire, et aux moyens disponibles. La formation sera dispensée pour la première fois le 20 et 21 mai 2025. Elle est destinée aux techniciens des collectivités, acteurs de l’aménagement et de la gestion des risques. Les inscriptions en ligne se feront prochainement sur le site du Cerema.
