Contexte du stage – Présentation du projet SUMMIT:
La surchauffe urbaine touche l’ensemble des villes à l’échelle internationale et constitue un enjeu fort pour les politiques d’adaptation et les stratégies d’aménagement urbain, en particulier dans une perspective d’augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur. La compréhension et le diagnostic de ce phénomène peuvent s’appuyer sur différents types de mesures microclimatiques, dont les températures de l’air (Ta) ou des surfaces (Ts). Les Ts s’obtiennent majoritairement par des mesures satellitaires ou aéroportées (avions ou drones) sur des grandes aires urbanisées, mais peuvent être également obtenues par des mesures in situ à une résolution plus fine et en intégrant la 3D sur des plus petits périmètres. Cependant, la majorité des études s’attardent sur quelques-unes de ces échelles, de façon isolée, sans les examiner de manière comparative. Or, l’utilisation de mesures multi échelles est une voie prometteuse pour la meilleure compréhension des causes de la surchauffe urbaine. Ces mesures ont toutefois des caractéristiques distinctes et une analyse détaillée est nécessaire pour les réconcilier. L’objectif du projet SUMMIT (Surchauffe Urbaine – Approche Multi-échelle par Mesures Infrarouge Thermique), qui a eu lieu en 2025, était de spécifier l’apport et la complémentarité de 2 types de mesures obtenues à différentes échelles : mesures mobiles in situ et thermographies IR (Infrarouge Thermique) par images satellitaires. Trois axes principaux ont été identifiés : un premier axe autour de l’acquisition des mesures in situ, au moyen d’un véhicule instrumenté. Un deuxième axe sur la confrontation de ces mesures à un catalogue d’images satellite thermiques pour comprendre la variabilité spatiale et la dynamique de Ts estimée par ces différents capteurs. Un troisième axe sur l’apport de l’Intelligence Artificielle (IA) pour relier les températures de surface satellitaires aux mesures in situ. Nancy a été identifiée comme ville pilote pour déployer les mesures. Plusieurs sessions de mesures ont été menées sur cette ville durant l’année 2025, sur un parcours étudié, de jour comme de nuit, synchronisées avec les acquisitions satellites, dans le cadre du projet SUMMIT.
Le pôle satellitaire (Toulouse), où se déroulera le stage, sera accompagné par des chercheurs spécialisés en IA et traitement d’images (ENDSUM Strasbourg), en imagerie satellitaire (ENDSUM Toulouse) et en climatologie urbaine (TEAM Nancy).
Contexte du stage – Positionnement:
Ce stage aura pour objectif d’assurer la continuité des premiers résultats obtenus en 2025 et robustifier la méthodologie mise en place. Il comprendra l’amélioration de la chaîne de traitement des données mobiles développée pour mieux gérer les différences lors des acquisitions de jour et de nuit et en fonction du type de milieu urbain, dense/rural. Le travail s’effectuera sur des données mobiles et satellitaires synchrones acquises en 2025 et peut-être durant l’été 2026.
Le travail consistera en la prise en main des travaux réalisés afin de permettre d’étudier plus en détails la complémentarité des différentes données de température.
Vos missions d’ores et déjà identifiables seront :
– Consolider les tests opérationnels des modèles utilisés pour la segmentation sémantique sur les images thermiques mobiles et améliorer les modèles : masques SAM avec l’architecture FTNET, fine-tuning, ajout de classes, gestion des images de jour et de nuit.
– Affiner l’analyse des données en fonction des heures d’acquisitions, terrains traversés et longueurs des trajets de mesures.
– Tester des modèles complémentaires pouvant permettre de dériver des indicateurs à partir des données mobiles et satellitaires synchrones ou non.
– Produire une documentation des travaux, réaliser des supports et des présentations dans le cadre du projet SUMMIT.
Ces missions seront amenées à évoluer dans le cadre du projet.
Cursus et niveau recherché : M2 informatique, mathématiques appliquées spécialisé en data science, intelligence artificielle
Savoir :
– Programmation : bonnes compétences en langage Python, librairies classiques de traitement d’images satellites (GeoPandas, NumPy…).
– Connaissances en statistiques (analyse statistique, tests, séries temporelles, etc.)
– Connaissances en IA et en traitement d’images (CNN, etc). Utilisation des principaux frameworks (tensorflow, pytorch).
– Des connaissances en géomatique, rasters/vecteurs, outils SIG (OTB, GDAL, QGIS, etc) sont un plus
– Des connaissances en sciences de l’environnement sont appréciées
Savoir-faire :
– Capacités d’abstraction et goût pour la résolution de problèmes complexes
– Esprit d’initiative, goût pour l’innovation et capacité à travailler efficacement en autonomie
– Rigueur, esprit de synthèse et capacité d’analyse
– Lecture d’articles scientifiques en anglais
Savoir-être :
– Capacité à présenter son travail et à travailler en équipe
Encadrement Cerema : Teodolina Lopez, Nicolas Oliveira Santos
Localisation du stage : Cerema, DTer Occitanie, 1 av du Colonel Roche, 31400 Toulouse. Des déplacements seront à prévoir sur Nancy et Strasbourg.
Moyens à disposition : Bureau, station de travail récente et performante, logiciels, outils de développement, serveur de calcul.
Rémunération : gratification standard (4,5e/h).
Horaires : 35h/semaine - selon le règlement intérieur du Cerema. Télétravail non autorisé.
Début du stage : A partir du 01/03/2026
Durée : 4 à 6 mois
