Avec une 4e vague d'appels à projets en 2025, 52 territoires sont désormais accompagnés pour concevoir leurs opérations d'aménagement. Présentation des projets lauréats, des leurs enjeux et objectifs.
52 projets accompagnés par le Cerema
L'offre d’accompagnement des porteurs de projets a été mise en place dès le printemps 2022 par le Cerema dans le cadre du renouvellement de la démarche avec l’objectif d’accompagner une quinzaine de collectivités par an sur trois ans. Ce sont désormais 41 quartiers qui sont accompagnés par le Cerema, partout en France métropolitaine et dans les Outre-mer. Depuis 2023 le label porte aussi sur la vie des EcoQuartiers.
Ces projets couvrent aujourd’hui un panel de territoires et de thématiques : entrées de ville, friches urbaines, centres bourgs, rénovation urbaine, extension limitée, densification.
15 collectivités ont été sélectionnées en 2022 par le Cerema et le Ministère de la transition écologique pour bénéficier de cet accompagnement. 14 nouveaux lauréats les ont rejoints lors de deux vagues d'appels à candidatures en 2023, dans le cadre de la labellisation EcoQuartiers. 12 projets ont été désignés en 2024, et 12 nouveaux en 2025.
Les 12 lauréats de 2025 :
- Bresse Vallons (Ain) : Habiter Demain
- Saint-Vallier-de-Thiey (Alpes-Maritimes) : Ilot Goby
- Montélimar (Drôme) : Quartier Nocaze
- Bretteville-sur-Laize (Calvados) : Ecobourg
- Ajaccio (Corse du Sud) : ZAC de la Misericorde
- Sainte-Hélène (Gironde) : Coeur de Ville
- Macouria (Guyane) : Tonate Sud
- Langon (Ile-et-Vilaine) : Hameau de Plaisance
- Semoy (Loiret) : Bergère Roquemolle
- Escassefort (Lot-et-Garonne) : Ecobourg
- Les Herbiers (Vendée) : Quartier de la Gare
- Verneuil-sur-Seine (Yvelines) : EcoQuartier de la zone des 3 Etangs
Focus sur 10 projets lauréats en 2025 :
Ecoprojet Miséricorde à Ajaccio
L’écoprojet de la Miséricorde est un projet majeur de requalification urbaine mené à Ajaccio, sur 9 hectares en lisière du centre-ville et à l'interface entre la "ville basse" et la "ville haute". Le projet vise à transformer une friche hospitalière existante en un véritable quartier répondant aux besoins de logements des habitants, sans étendre la ville ni accroître son imperméabilisation. Articulant logements, activités tertiaires, commerces de proximité, services, pôles d’apprentissage et de formation, et équipements sportifs, ce projet veut proposer un lieu de vie attractif, connecté au tissu urbain existant, qui contribuera pleinement à la dynamisation du centre-ville d’Ajaccio.
En lien avec le projet urbain de la Ville d’Ajaccio et les besoins du centre-ville, les objectifs principaux de réhabilitation de cette friche sont :
- Renforcer l’offre en logement, et en logement social notamment à destination des étudiants (35%) ;
- Élargir le centre-ville, pour équilibrer le processus de développement urbain périphérique ;
- Renouveler la présence et la visibilité de l'offre des équipements publics centraux de la ville ;
- Proposer de nouveaux espaces urbains emblématiques, que ce soit en termes de places aménagées, de parcs et de jardins ;
- Contribuer à améliorer la desserte du centre-ville, ainsi que les liens fonctionnels entre le centre-ville et les quartiers avoisinants.
Le projet comprend également des aspects environnementaux et climatiques, tels que la conception bioclimatique des bâtiments, la gestion des eaux pluviales, l'encouragement des mobilités douces.
Groupement de Maîtrise d’œuvre urbaine : Germe&JAM/Bruel Delmar/ Ma-géo/Artelia/ Amoes/ Endemys /Horizon Conseil / Alphaville / Scène publique
Ecoquartier de Macouria en Guyane
Face à une forte croissance démographique qui se poursuivra dans les années à venir, la commune de Macouria, comme l'ensemble de la Guyane, doit répondre à des besoins croissants en logements. Un projet urbain d'envergure (plus de 400 hectares) est ainsi prévu sur le périmètre de l'Opération d'Intérêt National n°17 (OIN 17), située au sud du bourg historique.
Ce futur quartier comprendra environ 2000 nouveaux logements ainsi que de nombreux équipements de proximité (écoles, crèches, stade, commerces) pour redynamiser la partie ouest de la commune, offrir de nouveaux services à la population locale et limiter les déplacements vers Cayenne. Le site présente toutefois des contraintes environnementales importantes : il est composé de savanes, forêts et marais en très bon état de conservation, sur une zone fortement marécageuse avec de nombreux secteurs exposés au risque d'inondation.
L'ambition de cet écoquartier est de s'adapter à cet environnement contraignant tout en répondant aux exigences environnementales en vigueur. Pour mener à bien ce projet, l'Établissement Public Foncier et d'Aménagement de Guyane (EPFAG) a sollicité le Cerema pour un accompagnement dans sa démarche Ecoprojet, portant notamment sur l'intégration des mobilités douces au projet, la mobilisation des habitants à propos des espaces publics envisagés, la sensibilisation des macouriens au concept d'écoquartier adapté au contexte guyanais, et l'évaluation de la conformité du projet avec les indicateurs du label ÉcoQuartier.
Ecoprojet Cœur de Ville à Sainte-Hélène
Sainte-Hélène est une commune de 3100 habitants du sud Médoc. Située à moins de 30km du littoral aquitain et limitrophe de la métropole bordelaise, son territoire est très majoritairement naturel, forestier et agricole. Sa position géographique stratégique engendre une croissance démographique constante qui est appelée à se poursuivre au cours de la prochaine décennie et qu'il faut encadrer et accompagner.
Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) en cours qui fait suite à plusieurs années en RNU (Règlement National d’Urbanisme) pose des bases claires : l’accueil de cette nouvelle population se fera essentiellement dans le bourg, dans l’enveloppe bâtie constituée. Cette stratégie s’incarne dans le projet urbain "Cœur de Ville – Sainte-Hélène 2040", qui a pour objectif la revitalisation et l’intensification du centre-bourg, dans une ambition de quartier durable.
Le projet vise ainsi à renforcer l’attractivité résidentielle et commerciale du bourg, dans une logique de sobriété foncière et d’adaptation au changement climatique. Il repose sur la création d’une ZAC multi-sites, la transformation du stade municipal en parc urbain sport et nature, la requalification de plusieurs friches (station-service, ancien parking poids lourds), et le réaménagement des espaces publics pour réduire la place de la voiture et améliorer ainsi l’appropriation du centre-bourg par les piétons et vélos et recréer du lien.
L’accompagnement Ecoprojet porté par le Cerema s’inscrit dans une dynamique partenariale existante riche puisque la commune appartient au PNR (Parc Naturel Régional ) du Médoc et bénéficie du programme Village d’Avenir portés par l’ANCT.
Projet d'écobourg à Escassefort
Escassefort, village rural et agricole de 600 habitants situé près de Marmande, se distingue par son cœur historique perché sur une motte féodale et un patrimoine bâti remarquable (église, clocher, remparts, maisons anciennes).
La commune fait face à des enjeux typiques des territoires périurbains : dépendance au pôle urbain pour l’emploi et les services, étalement résidentiel consommant des espaces agricoles et fragilisant le centre ancien, fermeture des commerces et perte progressive de vitalité locale.
L’écoprojet "Le Cœur d’Escass" a pour objectif de redonner au centre-bourg son rôle de lieu de vie et d’échanges, en mettant en valeur le patrimoine, en améliorant le cadre de vie et en renforçant le lien social. Le projet s’inscrit dans une démarche collective portée par la commune et Val de Garonne Agglomération. Élaboré en concertation avec les habitants, le plan de référence (achevé en 2024) définit plusieurs orientations : requalification des traversées de bourg et de la place de l’école, développement des modes doux et de la végétalisation, valorisation du patrimoine, lutte contre les logements vacants et amélioration de l’habitat pour accueillir de nouveaux ménages…
Ecoprojet de Bresse-Vallons (Ain)
Depuis mai 2023, la commune de Bresse Vallons dans l’Ain a entamé une réflexion sur l’avenir du territoire, selon 4 thématiques que sont l’habitat, la programmation des centres-bourgs, la mobilité et le paysage. Cette réflexion menée en concertation avec les habitants a permis d’établir un plan guide de développement et d’actions à mener sur les dix prochaines années, et de préconiser la création d’une nouvelle zone d’habitat sur le site dit du "Champ vilain", dans le quartier du "petit bosquet".
Ce projet intitulé "Habiter Demain" s’inscrit dans une réflexion élargie sur l’urbanisme du XXIe siècle, intégrant mobilités, alimentation, habitat partagé, énergie abordable et partagée.
La commune a défini les objectifs suivants pour le futur quartier :
- Répondre à l’urgence climatique en proposant une forme d’urbanisme ambitieuse et vertueuse du point de vue environnemental, social et économique, pour ménager le territoire.
- Redynamiser le territoire et le rendre attractif, en évitant l’étalement urbain et en proposant une offre d’habitat diversifiée et inclusive.
- Relever le défi d’une démarche de projet collective, à travers une approche participative qui associe tous les habitant.es dès le début du projet et accessible à toutes les franges de la population.
- Être un lieu expérimental et évolutif qui pourra accueillir et inspirer d’autres initiatives et essaimer vers d’autres collectivités et porteurs de projet.
Ecoprojet Nocaze à Montélimar
Le quartier Nocaze de Montélimar est un quartier prioritaire de la politique de la ville. Ce quartier, autrefois une “petite ville dans la ville” avec 1500 habitants, 800 logements et une vie commerciale intense, bénéficie d'une position stratégique, à proximité du cœur historique de la ville, et des berges du Roubion (périmètre soumis au risque d’inondation).
Ce quartier fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain, qui a débuté et s’échelonnera jusqu’en 2028. L’ambition est d’y développer un projet innovant, capable de répondre aux défis du changement climatique et d’assurer une qualité de vie élevée pour les habitants. Pour répondre aux enjeux du projet de renouvellement urbain, six axes structurants ont été définis, qui guideront les actions jusqu'en 2030 a minima et que la collectivité souhaite inscrire dans une démarche Écoquartier :
- Foncier : clarifier la propriété publique/privée et prendre en compte le risque d’inondation dans les aménagements ;
- Logement : rénover progressivement la totalité des logements sociaux du principal bailleur social de Nocaze-Grèzes d’ici à 2030, démolir 68 unités, reconstruire 30 logements sociaux et accompagner les copropriétés privées vers le processus de rénovation énergétique ;
- Équipements publics : adapter les structures existantes (notamment crèche, centre social, polarité commerciale) aux besoins ;
- Voirie : requalifier les espaces publics et envisager des cheminements répondants aux enjeux de mobilité douce ;
- Paysage : valoriser les espaces verts et renforcer leur usage ;
- Participation citoyenne : associer les habitants et renforcer le dialogue citoyen dans le cadre du Contrat de Ville.
- Enjeux transversaux : améliorer la santé des habitants, prendre en compte le « risque inondation » comme une caractéristique du quartier, dans toutes les dimensions du projet.
Ilot Goby à Saint-Vallier-de-Thiey
La commune de Saint Vallier de Thiey (3754 habitants) constitue une polarité dans un bassin de vie de 20 000 habitants. Elle est engagée dans la démarche Petites Villes de Demain et est labellisée territoire durable – une COP d’Avance niveau 2. L’écoprojet de l’Ilot Goby est un projet de renouvellement urbain de l’entrée de village visant à créer une couture urbaine entre la maison de santé récente et le centre ancien, à travers notamment
- la production de logements en densification, favorisant le parcours résidentiel et le confort d’usage,
- la création de locaux commerciaux en lien avec la stratégie de redynamisation du centre ville,
- l’aménagement d’espaces publics qualitatifs et de cheminements visant à accroitre les modes actifs et à apaiser la circulation.
Le projet s’inscrit dans la démarche globale de revitalisation du centre bourg mise en œuvre par la commune. L’engagement dans la démarche Ecoquartier permettra de guider le projet à toutes les étapes et de conforter son inscription dans l’agenda 2030.
EcoProjet de l’Eco-Bourg de Bretteville-sur-Laize
La commune de Bretteville-sur-Laize, bourg rural, est située au sud de la Communauté urbaine Caen la mer et appartient à l’aire d’attraction caennaise. Avec environ 1 900 habitants, elle est considérée comme pôle-relais et est également labellisée "Petites Villes de Demain".
Engagée depuis de plusieurs années dans une démarche de développement durable, Bretteville-sur-Laize souhaite poursuivre sa revitalisation et renforcer son rôle central, tout en offrant un cadre de vie agréable.
Situé en fond de vallée de la Laize, le centre-bourg se distingue par son patrimoine bâti de la Reconstruction, son relief marqué par les coteaux et la présence du cours d’eau. Une étude centre-bourg a permis de dégager plusieurs orientations en faveur d’une "centralité du quotidien fédératrice pour les Brettevillais" :
- Valoriser les espaces naturels, la Laize et le patrimoine bâti ;
- Développer les mobilités actives et repenser le stationnement pour apaiser son centre-bourg ;
- Repenser les espaces publics et conserver la dynamique des commerces et services dans son hypercentre ;
- Renforcer et diversifier l’offre culturelle et touristique par des équipements structurants ;
Proposer une nouvelle offre de logements adaptés et désirables sur le bourg. Dans ce cadre, la commune s’est inscrite dans la démarche de labellisation ÉcoQuartier, à l’échelle de son centre-bourg, autour de plusieurs projets emblématiques : la réhabilitation de la friche SCOP Bouchard en tiers-lieu et fabrique culturelle, la création de quelques logements via un habitat inclusif, l’aménagement d’une plaine sportive, ou encore la rénovation de la médiathèque accompagnée de la création d’un parc attenant.
Projet du Hameau de Plaisance à Langon
Au travers de la démarche Ecoprojet la commune de Langon (35) s'engage dans le renouveau du hameau de Plaisance qui a subit une dégradation progressive depuis les années 90 à la suite de l’arrêt de sa vocation de village de vacances. Le hameau de Plaisance est un ensemble d’une cinquantaine de petits pavillons construits à la fin des années 70, et répartis de façon disparate sur un espace de presque quatre hectares, dans le but initial de créer un village vacances. Une partie appartient à la commune et le reste a été cédé dans les années 90 à un bailleur social.
L’étude de centralité a réaffirmé la vocation résidentielle de ce secteur et un objectif de mixité sociale et architecturale. Elle a également réaffirmé les atouts du quartier liés à ses panoramas et à sa proximité immédiate d’un site mégalithique remarquable.
Depuis 2023, la commune a engagé une démarche de redynamisation de son centre-bourg. Ce projet global vise à renforcer son attractivité en agissant sur plusieurs leviers :
- développement de l’offre commerciale,
- amélioration du cadre de vie par la requalification et la végétalisation des espaces publics,
- création de liaisons cyclables vers la gare,
- valorisation du potentiel touristique lié à la Vilaine,
- accueil de nouveaux habitants via une densification maîtrisée du tissu résidentiel,
- et une adaptation des équipements aux besoins futurs.
EcoQuartier de la zone des 3 Etangs à Verneuil-sur-Seine
La commune de Verneuil-sur-Seine se situe au nord-est du département des Yvelines située en rive gauche de la Seine à 40 km de Paris. Cette commune dispose d’un cadre de vie naturel (bords de Seine, espace agricole, base de loisirs) qui sera rendu accessible à de nouveaux usagers via l’arrivée de la ligne Éole permettant une connexion au quartier de la Défense en moins de 30 minutes.
La zone d’activités du "Parc des Trois Étangs" se situe entre forêt, la base de loisirs et une emprise ferroviaire. D’une surface 22 hectares, ce projet de requalification permettrait à la commune d’optimiser une ressource foncière, en favorisant le renouvellement urbain sur une zone déjà artificialisée. Ce projet se fait en lien avec celui de la zone de la Pointe. Cette dernière sera végétalisée et requalifiée comme espace naturel et offrira un cadre de vie plus apaisé aux habitants. Le projet poursuit plusieurs objectifs afin de répondre aux multiples enjeux identifiés par la commune :
- Capitaliser sur l’amélioration de la desserte de la ville en désenclavant cette partie de la ville, en développant les mobilités actives
- Valoriser l’interface entre la Seine, la forêt et le cœur de ville en optimisant la ressource foncière.
- Redynamiser l’Île de loisirs du Val-de-Seine en réactivant les secteurs d’attractivité et en améliorant l’accessibilité.
- Valoriser un espace artificialisé pour y produire une offre de logements.
La programmation prévoit :
- 800 logements comprenant maison de ville et logements collectifs ;
- une résidence intergénérationnelle ;
- un groupe scolaire d’environ 2 000 m² de SDP ;
- des équipements sportifs et culturels ;
- des commerces de proximité portés sur les circuits courts et l’économie circulaire.
Les 12 projets lauréats en 2024
Grand Est : Cœur de ville à Creutzwald
Le projet concerne la revitalisation du coeur de ville définie dans le cadre de l’Opération de Revitalisation de Territoire. La collectivité souhaite appliquer la démarche EcoQuartiers à l’échelle de son cœur de ville et aux différentes actions prévues sur ce périmètre. Les lignes directrices du projet :
- Fédérer les acteurs du territoire autour d’un projet de développement durable
- Mettre l'accent sur les métiers manuels, l’artisanat et le commerce de service et convivial de proximité au centre-ville
- Produire une offre de logements qualitative adaptée aux besoins et requalifier les espaces de vie publics
- Mettre en valeur les espaces végétaux et artistiques partagés et participatifs, soutenir la pratique des modes actifs.
La commune de Creutzwald ambitionne de préserver et développer sa qualité de vie grâce à un haut niveau de services, un cadre paysager attrayant, un pôle d'emplois dynamique, une accessibilité facilitée et une dimension humaine favorisant les échanges.
Depuis le lancement du programme PVD, le territoire vise à fédérer les acteurs autour d'un projet de développement durable, notamment via l'intégration du programme de revitalisation du centre-ville dans la démarche Écoquartier.
Les enjeux du cœur de ville sont les suivants :
- Un site particulièrement stratégique pour les habitants comme pour les élus et les partenaires associés
- Des enjeux croisés liés à son positionnement historique : au creux de la vallée de la Bisten, une urbanisation complexe en termes de mobilités, des bâtiments à forte identité architecturale, une proximité des commerces et des services, un contraste entre une vaste esplanade minérale et un espace sensible au cœur d’une trame verte et bleue, une acceptabilité des habitants et usagers, une faisabilité technique et financière conditionnant le projet en lui-même.
La démarche Écoquartier a pour objectif la redynamisation du centre-ville. La commune a signé la charte le 7 juin 2024 et a été lauréate de l'AAP Écoquartier le 22 juillet 2024, bénéficiant alors d'un accompagnement sur-mesure du Cerema. Une convention tripartite a été signée le 24 octobre 2024.
Une concertation auprès des citoyens a été menée en 2024, des actions telles que le soutien pour les devantures commerciales, l'appui aux associations de commerçants, l'ouverture d'une maison du projet ont été initiées en 2025.
L’accompagnement Écoprojet en lien avec l’ensemble des partenaires permettra de répondre aux attentes et enjeux globaux de préservation du patrimoine bâti et paysager, la renaturation des espaces publics, l’apaisement des mobilités, la participation citoyenne et le développement de l’attractivité culturelle et commerciale ainsi que le maintien des services.
Pays de la Loire : Centre-bourg de Marçon
Marçon est une commune sarthoise de 1081 habitants entre Le Mans et Tours. Elle dispose d'un patrimoine riche et varié avec notamment des bâtiments classés monuments classés. Depuis quelques années, la municipalité engage un travail de redynamisation et de revitalisation de son centre-bourg.
Afin de répondre aux besoins de logements, de structures adaptées pour les personnes fragiles et de services, le conseil municipal a décidé d’engager un projet d’aménagement dans la démarche EcoQuartier. Dans le contexte de la sobriété foncière, les élus ont choisi d'investir un ancien terrain horticole. Initialement le périmètre du projet était limité à cette parcelle mais celui-ci s’est élargi au centre-bourg.
Ce choix permet de mieux répondre aux enjeux de revitalisation et d’intégrer une démarche cohérente en développant des axes de réflexions fort. L'ambition à travers ce projet est de "donner envie de venir à Marçon, d'y vivre bien, de donner envie d'y rester, d'y vieillir bien".
En 2024, des visites du projet ont été organisées à destination des habitants, qui ont aussi permis d'aborder les questions de mobilité et d'accessibilité.
PACA : EcoCoeur de Durance à Oraison
Il s’agit là aussi de mettre en œuvre l’ORT avec une réflexion d'ensemble sur 17 ha organisée autour de 5 opérations, avec une réflexion stratégique sur les usages d'un lieu patrimonial/culturel (le château avec agglo), et une stratégie d'évolution de l'espace public, des mobilités, du bâti et de commerces.
Le projet comprend 5 pôles:
- un pôle santé-social,
- une opération de 90 logements sur une friche (dont 30 sociaux),
- un îlot mairie-école
- le pôle château,
- les espaces publics.
La collectivité attend du Cerema un appui global en lien avec la démarche de labellisation avec un focus sur la mobilité et la concertation. (Voir le dossier de la ville d'Oraison sur le projet). Les phases de concertation ont été engagées en 2025.
Bretagne : Centre-bourg à Brandivy
Le projet consiste à urbaniser une parcelle d'1,5 ha située en plein cœur de bourg, au milieu des habitations. Le projet est pluriel, avec un parc, un agrandissement de la cour d'école, de l'habitat léger, des logements sociaux à visée prioritaire pour les seniors, et du BRS.
Cet aménagement permettra de dégager un poumon vert dans le centre, créer des lieux de rencontre qui manquent dans le bourg, et produire du logement social (objectif 40%).
En 2024, la commune s'est accompagnée de l'association Hameau Léger pour 3 phases du projet : l'étude pré-opérationnelle, l'appel à projets et l'assistance à maîtrise d’ouvrage.
Guadeloupe : Ecoquartier du bourg élargi à Baie Mahault
Le bourg, Fond Richer et Trioncelle sont respectivement un quartier ancien à redynamiser, un quartier pour moitié régularisé pour l'autre à bâtir (extension du bourg), et un quartier spontané à réhabiliter. Ensemble ils totalisent deux RHI, et deux quartiers de veille (géographie prioritaire).
Compte tenu des nombreux enjeux de réhabilitation, ces quartiers doivent faire l'objet d'une réflexion globale, lancée en 2020 par la ville.
L’accompagnement du Cerema va permettre de poursuivre la dynamique engagée avec les différents acteurs avec des focus sur les risques, la mobilité et la performance énergétique.
Auvergne-Rhône-Alpes : Quartier de la gare à Vic le Comte
La commune se caractérise par l'existence de deux bourgs : le bourg ancien Vic et un pôle secondaire plus récent, Longues. Ce dernier s'est développé avec l'arrivée de la gare au 19e siècle mais surtout à partir des années 70 avec l'explosion pavillonnaire.
Le site du projet, situé à côté de la gare, se compose d'un grand ténement foncier clos de 8 300 m² actuellement occupé par des locaux d'activités vétustes, une maison individuelle et un grand espace vert. La gare de Longues est une gare importante à l’échelle du Département (5e position par rapport au nombre de voyageurs), et le projet intègre les enjeux d'intermodalité, de transition énergétique, de sobriété, de désimperméabilisation des sols.
L'objectif est de faire de cet espace, dont les derniers aménagements remontent au début du 20e siècle, un espace de centralité mixte à l'échelle de l'intercommunalité.
Normandie : ZAC Mont Coco à Caen la Mer
La Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) "Mont Coco - Côte de Nacre" présente une emprise de 52,9 Hectares au Nord de Caen, en entrée de ville.
Cette opération initialement à dominante d’activités a été réorientée avec 65% de logement et le périmètres a été élargi. De plus un des enjeux majeurs de la ZAC Mont COCO est de créer du lien entre les différentes entités environnantes, morcelées et caractérisées par un fonctionnement en vase clos.
La création de cette ZAC vise à requalifier cette zone selon les principes suivants :
- Une programmation mixte, qui devra demeurer à dominante développement économique mais qui permettra l’introduction d’une part de logement
- Un maillage viaire plus important, avec notamment le désenclavement de la rue de la Girafe
- Une RD7 pacifiée et requalifiée, faisant davantage de place aux piétons et aux mobilités douces
- Une gestion du stationnement préférentiellement en ouvrage, dans un esprit urbain
- Une gestion des eaux pluviales s'appuyant sur les solutions fondées sur la nature et favorisant la biodiversité.
Nouvelle-Aquitaine : La Linière à Billère
En réponse à une demande forte des familles, la commune de Billère souhaite l’aménagement d’un secteur d’habitat innovant, répondant aux grands enjeux du climat, de la biodiversité et du vivre ensemble, en s'appuyant sur les ressources locales.
Disposant d’une friche industrielle sur son territoire, située à 3 minutes à vélo de son centre-ville, des services, desservie par les transports en communs et le réseau de chauffage urbain, la commune avec les services de l’EPFL (établissement public foncier local du Béarn) a acquis les terrains de la friche en 2024 et va engager une phase et de dépollution des terrains de cette zone d’activité. Elle souhaite transformer ce secteur en écoquartier.
La commune de Billère souhaite donc s’engager dans le dispositif écoquartier pour guider sa démarche et fixer des objectifs ambitieux et mobiliser les moyens nécessaires pour mener à bien ce projet d’aménagement. Elle bénéficiera pour cela de l’appui du Cerema.
Pays de la Loire : Ecoquartier de la Forge à St Poix
En 2021, Saint-Poix (400 habitants), qui connaît une forte demande de logements, a pu racheter la ferme de la forge pour la requalifier en MAM et en logements sobres en énergie. Le projet mettra l’accent sur la qualité des constructions, l'intégration paysagère et la gestion intégrée des eaux pluviales. Avec l'accompagnement du Cerema, la commune, reconnue "village d'avenir" en 2023, souhaite bénéficier d'expériences similaires, étudier l’aménagement et associer les habitants à la réflexion pour réaliser un écoquartier exemplaire en milieu rural.
Pays de la Loire : Quartier de la Gare à Sainte Pazanne
La mairie de Sainte-Pazanne a racheté début 2023, via l'EPF de Loire Atlantique, une ancienne scierie localisée dans le centre-bourg, entre la gare et la place principale. Le site d'environ 2ha devrait accueillir environ 150 logements et de quelques activités. Le projet est en lien étroit avec celui en cours du Pôle multimodale de la gare.
En septembre 2023, les membres du Conseil municipal étaient invités organisée par l’Agence Loire-Atlantique Développement à une balade urbaine suivie d’un temps de travail pour aborder les ambitions du projet (qualité d’habiter, mobilités, programmation du site, ambiances). Les habitants ont été consultés en octobre 2023 et une réunion publique s’est tenue le 13 décembre 2023, afin de partager les résultats de la concertation. Après un rappel historique du site, Loire Atlantique Développement a précisé davantage les attentes et possibilités pour ce nouveau quartier, tenant compte des contraintes liées à son ancien usage de scierie (pollution) et son accessibilité.
Les anciennes halles ont été démolies en avril 2025, une nouvelle étude devant être menée pour pour préparer le site au rachat du foncier par un aménageur. Il s’agit en effet de définir précisément le nombre et la disposition des futurs logements, activités, voiries et des espaces publics. Une étude urbaine, paysagère et environnementale débutera ainsi fin 2025.
Le Cerema accompagne la commune depuis 2024 dans le cadre de la démarche EcoQuartiers.
Occitanie : EcoProjet Pélissier à Albi
La Ville d’Albi projette un Ecoprojet au nord de la commune sur une superficie de 15ha. L’objectif est de valoriser une partie de la friche industrielle sur le site d'une ancienne centrale thermique, avec la création de différentes zones résidentielles, commerciales, de bureaux et d’équipements publics.
Un quartier attractif et favorable à la santé sera proposé (un parc a d'abord été aménagé, avec l'ouverture d'un cheminement en 2025 et la plantation d'arbres par la suite), réunissant de nouveaux usages, des équipements publics structurants, des formes d’habitat diversifiées et des modes de déplacement alternatifs. Les études préalables sont en cours.
Une centrale photovoltaïque de 13 000 panneaux installée sur le site couvre la consommation électrique de 2 000 foyers.
PACA : Ecoquartier Martelly à Grasse
Le site du projet de 1.6 ha s'intègre au centre historique avec une typographie escarpée. Le site comprend 3 niveaux s'étageant sur 36m de haut et comprend des friches urbaines, commerciales et d'activités. Une redirection du projet a été initiée par la collectivité en réponse aux impasses économiques, opérationnelles et écologiques rencontrées par le projet initial.
Cette redirection passe notamment par la promotion d’une démarche environnementale engagée et le réemploi maximal des structures existantes.
Ce projet bénéficie de nombreux soutiens financiers et le porteur de projets attend du Cerema un soutien dans l’évaluation et le suivi des ambitions écologiques.
Le projet sera livré en plusieurs tranches jusqu'en 2028. Les premiers aménagements ont commencé en 2024, et les premiers bâtiments devraient être livrés en 2026.
Les 5 projets lauréats de l'été 2023
Plouer-sur-Rance : Ecoquartier "Les Terres neuves"
Depuis 2015, la commune de Plouer-sur-Rance a engagé une réflexion importante pour la structuration du développement urbain de la commune par le biais d'une étude urbaine. L'objectif de ce travail repose sur la mise en œuvre d'un écoquartier en cœur de bourg portant sur la réalisation de 72 logements dont plus de 30% à vocation sociale, ainsi que d'équipements d'accompagnement. La collectivité a très peu de foncier mobilisable et ce secteur revêt un caractère déterminant pour le devenir de la centralité de la commune.
Celle-ci porte de fortes ambitions notamment en matière d'économie circulaire avec des réflexions sur la valorisation des vases de la Rance.
Les terrains ont été acquis en 2024, la commune a passé une convention avec l'association Hameau Léger pour réaliser une étude de faisabilité qui s'est achevée en 2025.
L'appui du Cerema permet, en plus d'aider à faire émerger ce projet ambitieux, d'en tirer des enseignements utiles aux autres territoires au travers d'une démarche d'évaluation.
Plancoët : Friche Point P - RFF
Le choix du site d’environ 3.8ha, aujourd’hui entièrement artificialisé, pollué et à l’abandon depuis 2016, a pour ambition première la non-consommation de terres agricoles ou naturelles, en anticipation du ZAN. Ce site, en proximité immédiate du centre-ville, se trouve aussi en zone inondable mais représente un potentiel de 100 à 180 logements en cœur de ville. Le projet vise à alimenter l'offre d'habitat en proposant des produits innovants par rapport aux standards présents sur la commune.
L'appui du Cerema est attendu notamment sur la question du renouvellement urbain en zone inondable et sur le modèle économique de ce type de projet de renouvellement urbain sur une friche.
La démarche écoquartier permettra de s’assurer d’un niveau de projet qualitatif, conforme aux ambitions de la commune. L’accompagnement du Cerema, dispensé dans la durée, sécurisera la commune dans la mise en place des objectifs du projet et sa déclinaison opérationnelle.
Miramas : Quartier Oasis
La Ville de Miramas et la Métropole Aix-Marseille Provence ont engagé un projet urbain sur le quartier de la gare de Miramas dont la mutation est programmée pour devenir un pôle d’échange multimodal d’échelle métropolitaine et régionale. Ce projet urbain prévoit outre la requalification de la gare de Miramas, la création d’un nouveau quartier d’habitat sur le secteur OASIS et la revitalisation du centre de la ville de Miramas autour de la place Jourdan.
Le secteur Oasis se caractérise par des terrains en friche situés au sud des voies SNCF et de l’Avenue Falabrègues et au nord du chemin de l’Autodrome, sur une superficie de 8 hectares. La réalisation d’un quartier d’environ 350 logements avec une mixité typologique et basé sur une trame urbaine de “centre-ville” (maisons individuelles ou mitoyennes ainsi que de petits immeubles collectifs) y est proposée. Une trame végétale dense et calquée sur la trame viaire maille ce nouveau quartier d’habitat en y déployant le concept de "rue-jardin", emblématique du projet. Le projet architectural se veut qualitatif et adapté aux particularités et évolutions du climat méditerranéen. Confort d’été et protection des vents forts mistraliens sont donc au cœur de ce projet, qui ambitionne de faire du site Oasis une véritable "oasis urbaine".
L’ambition environnementale du quartier Oasis est forte et l’expertise du Cerema pourrait permettre de garantir que les solutions choisies seront à la hauteur de cette ambition, aussi bien en termes d’aménagement des espaces publics et particulièrement leur végétalisation, que d’architecture durable et bioclimatique. Les indicateurs d’évaluation qui pourraient être proposés seront l’occasion de mesurer la "performance" du projet du point de vue du développement durable. Il s’agira d’améliorer ce qui peut l’être, mais aussi de constituer un projet référent à l’échelle de la Métropole, qui servirait de base et de modèle pour alimenter une dynamique territoriale plus vaste.
Septèmes-les-Vallons : Centre-ville et gare
Le projet concerne la reconversion d'une friche industrielle ainsi que des tissus existants autour de la gare. Véritable greffe urbaine avec un potentiel de 350 logements, le projet comprend aussi de multiples enjeux en terme de mobilité urbaine et d'aménagement des espaces publics.
C'est notamment sur ces volets que le Cerema est attendu en appui de l'opération.
Morne-à-l'Eau : Vieux Bourg
Vieux bourg, historiquement quartier de pêcheurs et ancien bourg de Morne-à-l’Eau en Guadeloupe, cumule plusieurs atouts : une piscine naturelle, une halle aux poissons, la plage de Babin, le port de pêche et le canal des Rotours. En concertation avec les associations, les acteurs de la vie économique sociale et culturelle ainsi que la population, la municipalité souhaite faire de Vieux-Bourg un écoquartier afin tout à la fois d’améliorer la vie et le cadre de vie des habitants et de répondre à des attentes non satisfaites, source de frustrations et de mécontentements.
Si de nombreux partenaires sont déjà impliqués dans le projet, il est attendu du Cerema d'aider la collectivité à construire une gouvernance solide, partagée et efficace autour d'un projet global cohérent, et d'aider à la mise en œuvre opérationnelle du projet, à définir les indicateurs de suivi et d'impact des projets mis en place.
Les 9 lauréats de l'automne 2023
Ile-de-France : EcoQuartier Coeur de Seine aux Mureaux
Un projet en coeur de ville qui inclut le périmètre historique des bords de Seine. Il comprend la construction de 500 nouveaux logements, avec un objectif de développer la nature en ville et de reconnecter le quartier avec la Seine, pour renforcer l'attractivité du territoire. Un aspect de la démarche vise à développer le potentiel éducatif et touristique de la ville autour des thématiques de l'environnement, du mieux vivre ensemble et des loisirs partagés, ainsi que de travailler sur le passé de la ville et sa résilience, notamment face aux inondations.
Le projet de la ville des Mureaux, qui est également lauréate du projet européen Life ARTISAN (Accroître la Résilience au changement climatique par l'incitation aux Solutions Fondées sur la Nature), inclut aussi la requalification de la gare et de ses abords, l'apaisement des espaces publics qui seront davantage rendus aux piétons.
L'implication du Cerema concernera notamment l'évaluation du projet et la préparation à la labellisation.
Ile-de-France : EcoQuartier Camus Courbet à Trappes
Une opération de rénovation urbaine et de densification qui porte sur deux sites : le secteur Camus – Courbet (environ 14 ha), situé au nord avec 550 logements locatifs sociaux collectifs et des équipements publics et le secteur Barbusse-Cité Nouvelle-Plateau urbain (14 ha), à l’interface du centre-ville, composé de logements sociaux collectifs et d'une cité cheminote. Le projet permettra la démolition du bâti vieillissant, de requalifier des espaces publics, de réorganiser l'offre d'équipements et de produire une offre de logements diversifiée.
Une attention est notamment portée sur la reconnexion des différentes parties de la ville, sur les mobilités (transports collectifs, modes actifs, requalification de la RD 912...), la réduction des émissions carbone y compris lors du chantier, ou encore sur la mixité fonctionnelle (logement - commerces).
Normandie : Aménagement des abords de la gare et de l'entrée de ville d'Argentan
Le projet vise à consolider le secteur de la gare d’Argentan (0.230km²), un quartier dynamique en entrée de ville, disposant d'équipements stratégiques (gare, salle de spectacle) et d'une offre d'hôtels-restaurants, par un travail entre autres sur les fonctionnalités, le réaménagement de la place de la gare et ses abords, et de densification (habitat, équipements) par mobilisation du foncier disponible.
Le projets intègre :
- le développement des mobilités douces, notamment autour du pôle d'échanges.
- la création d'habitat,
- le renforcement de l'offre de commerces/ services
- la valorisation des formes urbaines, de l’espace public et du patrimoine existants
- la mixité fonctionnelle autour de la gare
Le Cerema interviendra pour aider la collectivité à lancer cette démarche, et à intégrer au projet une vision prospective.
Bourgogne-Franche-Comté : Ecoquartier de la ceinture verte du bourg de Cuiseaux
Un projet de requalification et reconversion d'une friche historique proche du centre-ville, sur 7, 5 hectares, avec la construction de logements individuels ou groupés et le développement d'activités. Le projet, pour lequel les études ont commencé en 2010, porte aussi l'objectif de reconnecter les quartiers en améliorant les cheminements piétons.
Le projet comprend la friche Morey, le Champ de Foire et la Prairie. L'aménagement est structuré de manière à créer des connexions est-ouest entre le centre-bourg à l'est et les lotissements à l'ouest et nord-sud via un maillage de rues, de cheminement piétonnier et un système de noues paysagères. Le nombre de logements prévus en habitat individuel ou groupé est environ de 70.
Le Cerema accompagnera la collectivité de manière globale dans sa démarche de labellisation, avec un appui spécifique sur la participation citoyenne.
Grand-Est : Filature de Nomexy
Un projet de renouvellement d'une friche de 12 hectares proche du centre-ville, destiné à accroître l'attractivité de la ville. Plusieurs projets de reconversion ont été initiés auparavant par la commune, et l'accès au fonds friches en 2021 permettra de faire avancer la construction de logements sur le site, avec un accompagnement global du Cerema.
Les aspects patrimoniaux seront pris en compte, et la volonté est de développer la mixité fonctionnelle, en créant une diversité résidentielle et fonctionnelle avec des habitats individuels, des habitats individuels groupés (maisons bi-familiales) et des moyens collectifs (au travers un partenariat avec un bailleur social sous forme de location et accession à la propriété), ainsi que des surfaces commerciales et des bureaux.
Auvergne-Rhône-Alpes : Ecoquartier de la friche Masson à Riom
Un projet de renouvellement du quartier à l'arrière de la gare sur 6 hectares dont une une ancienne friche artisanale de 2 ha constructibles, avec un important enjeu de mobilités. Une partie du site accueillera des logements avec un objectif de mixité sociale, sur l'autre partie un espace vert sera aménagé.
Ce projet qui fait partie d'un programme plus vaste d'aménagement et de redynamisation de la ville ainsi que dans le programme Action Coeur de Ville, intègre les enjeux liés à la présence de la nature : il prévoit la plantation de plus de 300 arbres dans une "ceinture verte", l'extension de jardins familiaux et la création de terrains maraîchers urbains.
Au-delà de la réalisation d’un programme de logement, les principaux enjeux de l’opération et connexes à celles-ci sont de plusieurs ordre, à savoir :
- Offrir un lieu de vie multifonctionnel aux futurs habitants
- Résorber une friche artisanale à l’intérieur du tissu urbain, proche du Centre-Ville, de la Gare et de nombreux équipements,
- Créer un quartier ambitieux sur le plan environnemental, et reproductible,
- Développer la mobilité douce vers et depuis le futur quartier, et assurer la continuité de la coulée de l’Ambène
Nouvelle-Aquitaine : Impasse de la Sèvre à La Crèche
Un projet de densification et de renouvellement urbain en zone U, à vocation de logement. La démarche a aussi pour ambition de faire appel à la participation des habitants avec l'appui du Cerema, et d'améliorer le cadre de vie.
Pour répondre à la demande forte de logements, la commune souhaite construire un terrain lui appartenant qui est une dent creuse au coeur d'un quartier pavillonnaire, en proximité immédiate avec le centre-ville. Ce nouveau quartier s'inscrira dans une démarche de développement durable et proposera des logements diversifiés pour favoriser la mixité sociale.
Auvergne-Rhône-Alpes: Ecoquartier Noyer à Allinges
Un projet de densification urbaine initié en 2005, destiné à répondre au besoin de logements, avec un volet important sur la concertation du public. L’objectif est d’offrir une nouvelle centralité afin de créer un lieu de rencontre et de répondre aux nouveaux besoins du territoire : services de santé, crèche, résidence intergénérationnelle, commerces de proximité, logements aidés et en accession.
Le projet intègre l'aspect patrimonial et culturel du bâti existant à proximité du site (ancienne ferme , pèse lait , oratoire ), et permettra de créer un lieu de vie et de rencontre mixant l’habitat avec une centralité regroupant des commerces et services accessibles en mode doux : création de cheminements sécurisés, liaisonnement des espaces du site et création d’ilots sans voiture. Il s’agira également d’intégrer le quartier dans un schéma de mobilité active.
Nouvelle-Aquitaine : Ecoquartier du Tuc à Escource
Un projet d'écoquartier en milieu rural, pour créer des logements abordables et durables s'inscrivant dans les objectifs de sobriété énergétique et de respect de l'environnement, était initié par la commune.
Les 15 territoires lauréats de l'été 2022
Auvergne-Rhône-Alpes : Projet Cournon Cœur de Ville à Cournon d'Auvergne
Le projet de renouvellement urbain Cournon Cœur de ville est une zone d'aménagement concerté (ZAC) sur 3,65 hectares centré sur la place Joseph Gardet et ses abords, qui comprendra 80 logements. Il poursuit plusieurs objectifs, comme :
- ancrer le centre-ville dans son histoire, son patrimoine et le paysage,
- réduire la présence automobile au bénéfice des transport en communs et des mobilités douces,
- aménager des espaces publics partagés et inclusifs,
- lutter contre les îlots de chaleur urbains,
- reconquérir des friches urbaines
- valoriser les déchets issus des démolitions et le réemploi des matériaux, ...
Le projet est conçu avec la participation du public et des parties prenantes, à travers des ateliers et la mise en place d'un un comité citoyen de suivi du projet.
Cerema intervient régulièrement en appui de la collectivité tout au long de la démarche, notamment lors de la réflexion sur les critères de l'évaluation éco-quartier ou pour des apports ponctuels sur des sujets tels que le design actif, les villes et territoires intelligents, ainsi que sur la démarche d'économie des ressources et de recyclage des matériaux lors des travaux, ce qui a amené la ville à s'inscrire dans la labellisation 2EC pilotée par le Cerema.
Auvergne Rhône-Alpes : Projet Cœur de Ville à Seyssinet-Pariset
Le projet d'éco-quartier, d'une superficie de 9,7 hectares, s'inscrivait dans le cadre du grand projet de renouvellement urbain "Cœur de Ville - La Fauconnière". Il comprenait la création de 350 logements dont 140 Logements Locatifs Sociaux (LLS), et avait l'ambition de mieux relier le quartier au centre-ville.
Mené de 2020 à 2025, l'accompagnement dans le cadre de la labélisation comprenait :
- La mise en place d'une feuille de route avec questionnements évaluatifs et indicateurs pour évaluer la démarche
- La construction du tableau de suivi de la feuille de route
- L'utilisation de la boussole de la participation
- Des échanges sur l'aménagement durable du territoire
Auvergne Rhône-Alpes : Eco-quartier des Tanneries à Beaujeu
Le projet d'éco-quartier se situe sur le site en partie en friche d'anciennes tanneries, dans le centre-bourg de la ville médiévale de Beaujeu. Il s'inscrit dans une démarche territoriale de résilience et de conception bio-climatique, et vise aussi à renforcer la trame urbaine ainsi qu'à réduire la vulnérabilité face aux risques naturels.
Le Cerema a accompagné le choix de l'assistance à maîtrise d'ouvrage et à maîtrise d'œuvre, puis a suivi la démarche pour apporter des conseils notamment en termes de cadrage du projet vis-à-vis des attentes et objectifs de la collectivité. Il est notamment intervenu pour :
- L'évaluation de la démarche Eco-projet, avec le choix des indicateurs adaptés au projet,
- Le processus de participation citoyenne et de co-construction en intégrant la question des risques et de la résilience,
- Le pilotage et la gouvernance du projet,
- Conseiller les opérateurs en matière de programmation, notamment la rédaction des cahiers des charges afin d'intégrer les risques,
- Fournir des pistes de réflexion sur des aspects tels que les mobilités douces et les transports en commun, l'approche intergénérationnelle, la performance énergétique des bâtiments, la renaturation et la biodiversité, les circuits courts et l'économie circulaire, ou encore l'adaptation au changement climatique.
- Un atelier sur le risque inondation sur la commune et sa gestion, notamment par l'aménagement du territoire. Le Cerema a présenté différentes solutions permettant de réduire la vulnérabilité du territoire, et des scénarii d'aménagement de l'éco-quartier ont été réalisés.
- Une analyse sur la capacité d'achat des ménages présents sur le territoire, dans le cadre d'une évaluation de la faisabilité du projet.
La Réunion : Éco-quartier étang de Bel-Air à Saint Louis
Ce projet de reconversion d'une friche industrielle sur le site Sterling de la commune de Saint-Louis prenait place sur une zone concernée par différents conflits d'usage.
Avec près de 54 000 habitants, Saint-Louis est la huitième ville de l’île mais son territoire souffre globalement de retards structurels et d’un déficit d’image important bien qu’une nouvelle dynamique s’amorce depuis quelques années.
La nouvelle équipe municipale de Saint-Louis souhaite repenser le secteur de l’Étang Bel Air - en ayant une approche intégratrice et transversale vertueuse.
Ce territoire aux multiples facettes, regorge d’une histoire riche construite autour d’un chemin de fer et de plantations, d’une activité économique liée à une zone industrielle et commerciale et d’un patrimoine naturel important et encore préservé autour d’un étang, aussi, les enjeux d’aménagement sont multiples afin de concilier les différents usages.
Depuis la réalisation, un nouvel élan s’amorce avec de nombreux projets qui nécessitent d’avoir une vision plus globale. L’accompagnement proposé par le Cerema a notamment porté sur :
- la co-construction d'un diagnostic de territoire afin d'identifier les forces et faiblesses ains que les besoins,
- la définition d'une stratégie pour les études et la réalisation du projet, notamment l'appui au recrutement des missions d'AMO,
- le suivi de l'opération.
La Ville de Saint-Louis a ainsi pu bâtir un projet d’ensemble cohérent et préparer les différentes phases opérationnelles.
"Si la réalisation d’un site propre pour les transports en commun a permis de reconnecter le quartier à la ville et à son entrée de ville et d’amorcer un changement d’image, nous sommes convaincus que le meilleur reste à construire. Le travail conjoint et coordonné de l’État, du Conservatoire du littoral, de l’intercommunalité CIVIS et de la Ville, l’accompagnement du Cerema -présent sur l’île- et l’appui des experts nationaux permettront de bâtir un modèle de développement territorial adapté à nos enjeux climatiques et impliquant la population résidente.Nous devons innover car ce quartier a une identité forte et une histoire prégnante…Il s’agit non pas de faire table rase du passé mais de capitaliser sur les richesses existantes".
Juliana M’Doihoma, Maire de la ville de Saint-Louis
Occitanie : Renouvellement de l'entrée sud de Cahors
La démarche de labellisation Eco-quartier est intervenue en 2022 dans le cadre d'un Projet partenarial d'aménagement (PPA) pour le renouvellement de l'entrée sud de ville complexe en raison du risque d'inondation. Le Cerema apporte un appui et des conseils en relation avec la démarche de labellisation et les critères du label, ainsi que pour la rédaction du cahier des charges et le recrutement de la maîtrise d'œuvre urbaine, et pour accompagner les réflexions sur les différentes étapes du projet.
Le projet d'éco-quartier doit concilier plusieurs enjeux :
- Densifier sur un territoire inondable et à maîtrise foncière privée,
- Favoriser le renouvellement urbain et le dynamisme commercial par la requalification de l'entrée de ville, en parallèle du renouvellement commercial,
- Développer la renaturation de l'entrée de ville, notamment des berges du ruisseau Bartassec,
Un enjeu important du projet est l'aménagement sur une zone concernée par les inondations, sujet pour lequel le Cerema a déjà été sollicité par le Grand Cahors, avec la révision en cours du PPRI.
Après un diagnostic du territoire et des différents îlots de la zone du projet, le plan guide, pour lequel le Cerema a rendu une analyse et des recommandations, a été défini en 2025, le projet est entrée en phase opérationnelle en 2026.
Nouvelle-Aquitaine : Eco-projet du centre-bourg de Castelnau-de-Médoc
Situé dans le sud du centre-bourg de la commune, le projet d'éco-quartier est mené dans le cadre d’une Convention d’Aménagement de Bourg, porté par la Commune et le Département de la Gironde. Il comprend la création de logements intergénérationnels.
Né d’un besoin d’adapter la ville à l’évolution démographique avec l'arrivée de nouvelles familles, le projet a été mené en concertation avec les habitants afin de repenser le centre-ville pour mieux répondre aux besoins.
Un atelier de réflexion élus-techniciens sur la gouvernance de l'éco-projet a été proposé par le Cerema, qui a fait émerger des priorités telles que la connexion avec la nature, la convivialité, la volonté de faire ensemble avec les habitants, de relier le quartier au reste du centre-bourg. En termes de gouvernance, le pilotage de la comme est efficace, et un besoin de davantage de transversalité a émergé.
Un autre atelier a été organisé en 2025 pour concevoir des scénarios d'évolution du secteur sud, dans le cadre de la création d'un groupe scolaire, en intégrant les enjeux fonciers, paysagers, de mobilités ou encore de densification.
En 2025, le Hameau des Familles a été construit selon les principes de l’éco-construction. Les travaux d'aménagement ont commencé en 2026 avec le réaménagement de la place Artistide Briand, de la rue Georges Mandel et de la rue de la Fontaine : végétalisation, désimperméabilisation, changement du sens de circulation, création de voies de circulation et voies partagées, élargissement des trottoirs…
Nouvelle-Aquitaine : Projet d'éco-quartier du Menoc à Melle
S'inscrivant dans une démarche plus large de revitalisation du territoire, le projet d'éco-quartier du Menoc consiste au renouvellement urbain du centre historique en s'appuyant sur le patrimoine de la commune et sur la vie associative et culturelle très présente dans le quartier.
Dans le cadre de la labellisation éco-quartier, le Cerema intervient pour conseiller la commune sur les différentes étapes du projet, a apporté une aide pour la sélection de l'AMO et pour la démarche participative, ainsi que pour l'acculturation des équipes communales sur les enjeux et objectifs des éco-quartiers ainsi que les leviers d'action.
Nouvelle Aquitaine : Eco-quartier Toupnot à Lourdes
La ville de Lourdes, qui accueille chaque année 3 millions de pèlerins, s'est engagée dans le plan "Avenir Lourdes" qui réunit une centaines d'actions pour transformer et redynamiser la ville. Avec l'Etablissement public foncier d'Occitanie, la ville souhaitait racheter une friche industrielle de 2 ha, inoccupée depuis 2021, pour aménager un éco-quartier.
Le Cerema est intervenu assez tôt dans le projet, et a contribué à construire la démarche participative, à identifier les acteurs pour mener le projet, apporter des conseils au fil de la démarche et proposer des ateliers et séances de travail participatives pour construire le projet.
Deux balades sensibles destinées à observer les espaces publics sous l'angle des mobilités, des espaces de repos, de la nature en ville, des services, ont été organisées, suivies de temps d'échange collectifs : l'une avec les élus et techniciens, l'autre avec les habitants qui a réuni une trentaine de participants. Ces temps ont permis de faire émerger des besoins, des craintes par exemple vis-à-vis de la tranquillité, des éléments d'information utiles pour faire évoluer le projet.
En septembre 2025, une feuille de route a été définie avec 14 axes prioritaires issus de ces 20 engagements.
Voir l'article du Cerema :
Hauts-de-France : Eco-quartier des Glacis à Dunkerque
Le projet de renouvellement du quartier concerne 720 logements durant la première phase des travaux. L'éco-quartier des Glacis comprend la rénovation des logements, la création d'espaces publics, la renaturation du quartier (y compris les berges du canal), le développement des modes actifs, et vise à améliorer le cadre de vie tout en favorisant le vivre-ensemble.
Dans le cadre de la démarche de labellisation Eco-projet, le Cerema a apporté un appui à la définition de la stratégie de participation pour co-construire le projet avec les habitants, à la réflexion sur la gouvernance, il a proposé des ressources et éléments de réflexion, et accompagné la définition des indicateurs d'évaluation de la démarche éco-quartier.
Les travaux de réhabilitation des premiers logements et l'aménagement des espaces publics ont commencé en 2026.
Ile-de-France: Eco-quartier du Pont des Gains à Breuillet
Le Cerema Ile-de-France appuie la ville de Breuillet dans l'aménagement du quartier du Pont des Gains, une friche industrielle de 15ha en entrée de ville, à proximité du centre-bourg et d'une gare RER. La ville souhaite concevoir un quartier mixte, alliant logement, activités artisanales, commerces, agriculture et espaces publics généreux et supports de biodiversité.
Le Cerema accompagne la collectivité afin de lui permettre d'atteindre ses ambitions sur l'aménagement de ce nouveau quartier. Cela se traduit par un suivi global via des recommandations sur tous les engagements du label écoquartier. Le Cerema aide à l'élaboration des grilles d'évaluation des candidats aux différentes consultations lancées par la ville. Le suivi sur 3 ans nous permet d'observer la tenue des engagements pris et la cohérence globale du projet sur tous les aspects de l'aménagement.
L'accompagnement porte également plus particulièrement sur le sujet des mobilités. Cette thématique cruciale a été approfondie via différentes démarches : étude trafic, préconisations d'aménagement de la voirie, atelier de concertation des habitants. Ainsi la variété des métiers du Cerema a pu être mise à profit au service de l'aménagement durable du quartier du Pont des Gains. En 2025, l'aménagement a été confié à Eiffage.
Voir notre article (2026):
"Le Cerema nous apporte une ingénierie technique qui nous permet d'analyser certaines thématiques prépondérantes du projet comme la mobilité. Le Cerema nous accompagne également dans le processus de consultation en nous apportant un regard d'expert qui nous garantit le respect de nos objectifs de construction durable à long terme"
Elodie Meyer, cheffe de projet PVD, Breuillet
Pays de la Loire : Eco-quartier de Dompierre-sur-Yon
Le projet de la commune était de créer un nouveau quartier en entrée de ville, pour anticiper l'urbanisation de ce secteur dans un contexte de forte demande foncière.
Le Cerema a apporté un appui pour définir les ambitions dans le cadre de la labellisation éco-quartier, ainsi que pour mener le projet : sensibilisation des acteurs aux enjeux des éco-quartiers, définition du périmètre opérationnel et des modalités de réalisation notamment de s'inscrire dans l'Opération de Revitalisation du territoire (ORT) de La Roche-sur-Yon et les financements, définition d'une stratégie d'aménagement et d'un calendrier, modalités de participation citoyenne, rédaction des cahiers des charges...
Provence-Alpes-Côte d'Azur : Vers un éco-quartier en centre-bourg de Tallard
Tallard est une commune rurale des Hautes-Alpes de 2400 habitants située dans la vallée de la Durance à la sortie de l'autoroute A51. Attractive et dynamique, elle enregistre une croissance démographique constante depuis plus de 20 ans nécessitant la construction de nouveaux logements.
Le projet d'aménagement de la Garenne doit répondre à cette augmentation démographique tout en s'articulant avec l'opération de revitalisation du centre-bourg inscrite dans le programme Petites Villes de Demain (PVD) et en tenant compte des différentes contraintes du site : co-visibilité avec le Château de Tallard classé monument historique, zone de sensibilité archéologique, terres agricoles, gestion des eaux pluviales.
En s'inscrivant dans la démarche EcoQuartier, la commune souhaite créer un quartier exemplaire et durable de 3,5 hectares à proximité immédiate du centre-bourg, en développant une offre de logements diversifiés et mixtes, des espaces propices à l'installation d'activités économiques complémentaires au village, un cadre de vie de qualitatif préservant le caractère paysager exceptionnel et les fonctionnalités écologiques du site.
Dans sa première phase d'accompagnement, le Cerema Méditerranée assiste la commune dans la rédaction du document d'urbanisme (Orientations d'Aménagement et de Programmation, OAP), la stratégie de gestion des eaux pluviales et l'intégration urbaine du quartier dans le tissu urbain. Cet accompagnement se traduit par des conseils rappelant les principes des différentes étapes à réaliser, les ressources techniques pouvant être mobilisées, des recommandations ciblées.
"Concrètement, l'accompagnement du Cerema me permet dans un premier temps d'apprendre les fondamentaux de l'aménagement durable et de me familiariser avec les outils spécifiques. Une petite ville comme Tallard fait d'ordinaire appel à des acteurs spécialisés, publics ou privés, pour conduire ses projets d'aménagements. Le partenariat avec le Cerema apporte à la commune de Tallard une meilleure maîtrise pour piloter son aménagement.
Pour un projet ambitieux, la montée en compétence du chef de projet est obligatoire. Cette connaissance permet de définir les bonnes questions à se poser et à poser aux élus pour essayer de traduire la demande en projet réalisable et compréhensible par tous.
J'espère donc que sur le long terme, l'accompagnement du Cerema permettra à la commune de Tallard de mener à bien un projet qui soit plus ambitieux (dans ses réalisations comme dans ses outils d'aménagement) que ce qu'en espéraient initialement ses acteurs. Le site du projet est un secteur à enjeux très forts sur lequel le droit à l'erreur est faible ; l'accompagnement de spécialistes de l'aménagement comme le Cerema apporte une aide essentielle à la commune afin de concrétiser le projet."
Camille Sylvan, chef de projet PVD, Tallard
Centre Val de Loire : projet des Bourrassières à Fay-aux-Loges
Après la création d'un EHPAD sur un terrain vendu par la commune, l'objectif de la collectivité était de développer un éco-quartier en extension urbaine.
L'appui du Cerema porte sur la définition d'un éco-quartier multi-sites à partir d'un diagnostic du territoire et de l'analyse des projets en cours, l'amélioration du parcours résidentiel et le "bien vieillir".
Pays de la Loire : Eco-quartier de la gare à Pré en Pail
Le projet d'éco-quartier, qui concerne l'ancienne gare de la ville, a été initié après la création de Véloscénie, un axe cycliste vers le Mont Saint-Michel, et alors qu'un projet de réaménagement du centre-bourg a été initié en 2014. La commune souhaitait profiter de cette dynamique pour repenser le quartier avec les habitants.
Dans le cadre de la labellisation Eco-quartier, le Cerema a accompagné la définition du projet selon les principes des éco-quartiers : périmètre, dimensions paysagères, patrimoniales, et touristiques, liens avec la centralité PVD, croisements avec la RN12 et les départementales. Il est intervenu pour sélectionner les prestataires et a participé à l'organisation en 2024 de deux ateliers participatifs pour construire le plan-guide.
Les ambitions du projet sont de développer des équipements et services pour les cyclotouristes et projet photovoltaïque au sol citoyen, de renaturer le site, de sécuriser les carrefours, d'aménager des liaisons douces en centre bourg, tout en renforçant les liens sociaux.
Corse : Hameau de la Tunara à Bonifacio
Engagée dans la démarche "Grands sites de France", la ville de Bonifacio, très touristique, souhaite aussi aménager le secteur arrière du port dans une démarche d'éco-quartier. Différents enjeux concernent ce site en entrée de ville, comme les mobilités, le risque inondation, le développement du commerce et de l'habitat, la mixité sociale...
Le projet concerne le Hameau de la Tunara, un village de pêcheurs où se trouve une ancienne madrague (filets de pêche au thon en mer), avec l'enjeu d'en faire un moteur pour la programmation territoriale. En rejoignant la démarche Eco-quartiers, la ville souhaitait favoriser la transition vers un tourisme durable et diversifié, en menant la réflexion avec les habitants et acteurs locaux.
Via la labellisation Eco-quartiers dans laquelle les autres démarches de labellisation initiées ont été intégrées, le Cerema a accompagné la commune dès la conception du projet pour intégrer les leviers de l'aménagement durable et partager son expertise notamment sur la réhabilitation du bâti, l'aménagement urbain, le foncier, la mobilité douce,
Les porteurs de projet qui s'engagent dans la démarche EcoQuartier bénéficient de l'accès à une offre de formations transversales et d'accompagnements en ingénierie et financiers. Cet appui donne aux porteurs de projet les moyens nécessaires pour penser dès l'amont leurs initiatives territoriales, puis mettre en œuvre leur projet.
Contacts Cerema
Les pilotes de la démarche EcoQuartier au Cerema :
