5 octobre 2018
covoiturage
© Arnaud Bouissou - Terra
Ce rapport commandé par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire présente des retours d'expériences, analyse les freins au développement de cette solution de mobilité et détaille les préconisations des acteurs pour faciliter la pratique du co-voiturage courte distance.

Une stratégie nationale en faveur du covoiturage

La stratégie nationale pour le développement de la mobilité propre, adoptée par le Gouvernement en 2016, fait du covoiturage l’un des modes de déplacement à développer pour améliorer l’efficacité du système de transport, optimiser l’usage des infrastructures routières et limiter les impacts du trafic routier sur les émissions de gaz à effet de serre et les polluants à effet sur la santé et l’environnement. Cette stratégie propose que le taux d’occupation moyen des véhicules particuliers tende vers 1,8 – 2 occupants par véhicule en 2030 au niveau national. Cet objectif est ambitieux au regard des taux d’occupation couramment rencontrés, entre 1,1 et 1,5, avec une variabilité liée au territoire et au type de voirie concernés.

Parking réservé au covoiturage
Parking réservé au covoiturage - Crédit : Laurent Mignaux - TERRA

Plusieurs travaux d’envergure nationale montrent que le covoiturage courte et moyenne distance équivalant aux trajets jusqu’à quatre-vingt kilomètres, représente un mode de déplacement à fort potentiel. Cette pratique peine aujourd'hui à se développer.

Le covoiturage pour les déplacements domicile-travail est encore très faible bien que de plus en plus de français travaillent en dehors de leur commune de résidence. Le covoiturage représente une faible proportion des déplacements domicile-études. Un grand nombre de personnes refusent des propositions d’emploi ou de formation faute de moyens de déplacement convenables. Le covoiturage pourrait constituer une solution pour une bonne partie d’entre elles. Les besoins de déplacements des populations dépendantes de la voiture individuelle et résidant dans les territoires périurbains et ruraux, difficiles à satisfaire par le seul développement de services de transports collectifs traditionnels, pourraient trouver dans le covoiturage une réponse économique et bénéfique sur les plans social et environnemental.

 

Un rapport sur le covoiturage courte et moyenne distance 

Le rapport du Cerema étudie la connaissance des facteurs qui freinent le développement du covoiturage courte et moyenne distance et identifie des mesures qui pourraient concourir au décollage de cette pratique de mobilité.

La méthodologie d’étude s'est appuyée sur une large revue bibliographique et webographique, la consultation d’environ deux cents acteurs d’horizons différents (collectivités locales, organismes de recherche, fournisseurs de services de covoiturage, opérateurs de transport, responsables de plans de mobilité d’employeurs etc.) par des entretiens bilatéraux, un atelier sur le covoiturage courte distance organisé le 28 septembre 2017 par la Fédération des Acteurs des Plans de Mobilité, et une journée technique organisée dans le cadre de la Conférence Technique Interdépartementale sur les Transports et l'Aménagement (CoTITA) Sud-Ouest le 23 novembre 2017.

Le rapport présente:

  • les principaux résultats des enquêtes identifiées sur la pratique du covoiturage courte et moyenne distance (chapitre 2),
  • les initiatives et retours d’expériences de la part de la diversité des acteurs consultés (chapitre 3),
  • une analyse des freins (chapitre 4)
  • les propositions des acteurs interrogés (chapitre 5) pour développer le covoiturage courte et moyenne distance.

Il s'adresse aux acteurs dont l'ambition est de développer cette solution de mobilité qui constitue une des clés pour le développement d'une mobilité plus durable.