13 décembre 2021
Bus et vélo en zone peu dense
© Reneelechner (Pixabay)
Dans les territoires peu denses, l'accès à la mobilité est un enjeu majeur, en raison d’une offre plus limitée que dans les espaces urbains, avec des besoins de mobilité forts, notamment pour les personnes non motorisées.
Face à cette offre limitée, le besoin d’outils numériques est prégnant pour aider à en tirer parti au mieux, mais les collectivités locales ont souvent peu de moyens et n’ont pas toujours la compétence "mobilité".

Face à ce constat, le Cerema a réalisé une étude pour mieux analyser la pertinence de ces solutions numériques et multimodales pour ces territoires. Cette étude s’est basée sur un benchmark international, des entretiens avec des porteurs de projet au sein de territoires ruraux ou périurbains, et des entretiens avec des acteurs régionaux. Cet état des lieux des solutions possibles a ainsi permis de mettre en avant des enseignements sur la pertinence des solutions mises en œuvre et sur les freins rencontrés.

 

Contenu de l'étude

Déjà disponible :

A paraître début 2022 (diffusion échelonnée) :

  • Des études de cas de projets ou dispositifs mis en place en France
  • Une analyse du rôle des acteurs régionaux pour la mobilité en zone peu dense
  • Une présentation des acteurs privés qui agissent en territoire peu dense
  • Une foire aux questions

 

Benchmark international

Le terme de "MaaS" (pour "Mobility-as-a-Service") fait référence à des offres de mobilité proposées "comme un service". Il s’agit donc de solutions proposées pour se déplacer sans nécessiter la possession d’une voiture. L’expression "MaaS rural" est employée pour caractériser des projets très différents à travers le monde : L’aspect multimodal est d’ailleurs peu présent dans les projets se revendiquant "MaaS rural", et l’ancrage numérique n'est pas systématique non plus (alors qu’il s’agit de deux éléments fondamentaux du concept de MaaS communément admis en Europe).

De même, le terme "rural" fait écho à des réalités différentes, allant de zones très peu denses à des villes de taille déjà conséquente. En termes de gouvernance, ces projets peuvent être classés en deux grandes catégories :

  • Les programmes nationaux déclinés localement (comme en France ou au Japon),
  • Les initiatives locales portées par des associations et des bénévoles (comme aux Etats-Unis), et mises en œuvre en partenariat avec la collectivité locale.

--> Accéder au benchmark international :

Benchmark international

 

Etudes de cas en France

Le Cerema a réalisé des entretiens avec des porteurs de projets locaux. Les initiatives qu'ils portent ont en commun l'utilisation du numérique comme un des leviers pour atteindre leurs politiques de mobilité.

  • Le projet MOSC (Charente) se veut le guichet unique de la mobilité dans le Sud-Charente. Il allie collectivités et associations, propose des outils numériques et un accompagnement humain, avec une approche solidaire, mais ouverte à tous.
  • La Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup (Hérault) propose un projet multimodal, recentré vers l’extension progressive d’un outil existant de covoiturage.
  • Le projet Barnabé de la Communauté d'Agglomération Caux Vallée de Seine (Seine-Maritime) prévoit un accompagnement humain, ainsi qu'une application numérique. Celle-ci devrait utiliser l’Intelligence artificielle pour proposer le service de mobilité adapté au besoin.
  • La démarche du Mix Mobilités de la communauté de Communes du Pays de Lumbres (Pas-de-Calais) a permis de déployer des stations de mobilités avec véhicules en autopartage accessibles via une application (même sans couverture réseau) et des chauffeurs solidaires
  • La Communauté de communes du Val de Drôme (Drôme) porte un projet ambitieux de plateforme numérique de covoiturage, accompagné par des bornes physiques.

--> Accédez à l'étude de cas du projet MOSC :

mosc

 

--> Pour en savoir plus, découvrez la synthèse de l'étude, présentée lors du congrès ATEC ITS France le 20 janvier 2022 à Montrouge :

maas rural