Actualités réglementaires
Régime Cat-Nat : réforme des franchises pour les collectivités
Dans le précédent numéro de notre lettre, nous évoquions la signature d’une charte, entre l’État, les assureurs et les élus, prévoyant notamment une mesure relative à l’encadrement des franchises « Cat-Nat » pour les collectivités.
C’est à présent chose faite, avec la parution d’un décret et de son arrêté d’application, le 1er juillet 2025.
Ces textes instaurent un nouveau mode de calcul pour la franchise, désormais fixée à 10 % du montant des dommages matériels directs, avec un montant minimum plancher (1 140 € ou 3 050 € – pour le retrait / gonflement des sols argileux).
Cette franchise est plafonnée à 100 000 € pour les petites collectivités de moins de 2 000 habitants.
Le décret modifie également la majoration de franchise applicable en cas d’absence d’approbation d’un Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) après quatre ans et demi de prescription : elle est désormais doublée à partir du troisième sinistre pour le même risque (au lieu de quadruplée précédemment), et une réduction de franchise est désormais possible si la collectivité démontre la mise en œuvre de mesures de prévention.
Risques Outre-mer : fonds Barnier mobilisable par les Agences des Cinquante Pas Géométriques (Guadeloupe, Martinique)
La zone des « cinquante pas géométriques » correspond à une bande de terre littorale de 81,20 mètres de largeur (50 pas) qui s’étend le long du rivage dans les départements et régions d’Outre-mer. C’est une zone du domaine public maritime gérée par l’État, très exposée aux risques littoraux (cyclones, submersion marine, érosion).
Un décret du 12 août 2025, permet aux agences pour la mise en valeur des espaces urbains de cette zone, d’utiliser le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM) pour mener les procédures d’acquisition amiable et d’expropriation des biens très exposés aux risques, comme le font les Établissements Publics Fonciers (EPF).
Le texte précise que :
• les dépenses de démolition et de remise en état des terrains occupés illégalement (sans droit ni titre) dans des zones à risque menaçant gravement les vies humaines, sont financées à 100 % ;
• la contribution du FPRNM est plafonnée à 50 % pour les études et actions de prévention et à 40 % pour les actions de protection.
Publications récentes
Les Français face au risque d’inondation : publication de la 5e enquête Assurance Prévention
Un sondage a été réalisé pour la 5e fois sur les Français et le risque d’inondation.
48 % des Français déclarent avoir déjà connu une inondation et beaucoup perçoivent une aggravation de leur fréquence et gravité au niveau national.
Les chiffres sont en légère amélioration par rapport à l’enquête précédente : les enquêtés déclarent savoir comment réagir à 56 % (+4 %), ceux qui ont été touchés estiment avoir adopté les bons réflexes à 83 % (+2 %) : 78 % ont évité de prendre leur voiture (+6 %), 76 % ont évité les zones où l’eau montait (+3 %), 64 % se sont tenus prêts à évacuer (+8 %).
Malgré tout, certains comportements à risque subsistent, tel que ne pas couper l’électricité et le gaz, ou aller chercher ses enfants à l’école (62 % chez ceux qui n’ont pas connu d’inondation).
Aller sur la page d’Assurance Prévention consacrée au sondage
Consulter directement le rapport Toluna Harris Interactive
Gestion de crise et vulnérabilité en Île-de-France : un article est publié par l’institut Paris Région
L’article analyse la forte vulnérabilité de l’Île-de-France en cas de crue majeure, dont les impacts dépasseraient largement les seules zones inondées.
Le risque ne réside pas tant dans le danger pour les personnes (la montée des eaux est lente) que dans la dégradation des conditions de vie (coupures d’électricité, d’eau potable et d’assainissement).
Un défi est ainsi posé aux gestionnaires de crise : nombre d’infrastructures vitales situées en bord de fleuve aggraveraient la crise en dysfonctionnant, l’évacuation massive (certains scénarios conduisent à devoir évacuer plus d’un million de personnes) et l’hébergement d’urgence pose des défis logistiques importants (d’autant plus que la crise durerait plusieurs semaines).
Face à ces problématiques, l’auto-évacuation, le renforcement de la préparation, la culture du risque et les plans de sauvegarde constituent des pistes d’amélioration.
L’article présente une originalité, car il propose une classification des populations résidentes des zones inondables en Île-de-France en fonction de leur exposition (hauteur d’eau dans leur bâtiment) et des conditions de maintien sur place (maintien de l’alimentation en eau potable notamment). Cette classification conduit à dimensionner des scénarios d’évacuation en cas de crues ciblées sur les groupes de population ne pouvant être maintenus sur place.
Risque inondation : publication d’un document par l’IGN « cartographier l’anthropocène »
Parler d’anthropocène, c’est acter l’influence de l’homme dans le monde d’aujourd’hui, qui se prépare à un réchauffement climatique, et va aggraver des risques d’inondation déjà présents.
Le document met en scène des discours de nombreux acteurs du domaine, outre l’IGN, (Direction Générale de la Prévention des Risques, Cerema, Météo France, etc.) au travers d’articles et d’illustrations très variées faisant la part belle aux cartographies et aux outils développés sur le sujet (par l’IGN : LIDAR, modèles numériques de terrain, photographies aériennes, etc. mais aussi par d’autres, Agirisk et SCOUT du Cerema par exemple).
Cet atlas, motivant à parcourir, interroge différents aspects du sujet (risque, aménagement du territoire, crise, coopération).
Risques et mesures naturelles de rétention d’eau : l’OIEau publie une fiche « inondation »
L’Office International de l’Eau, avec l’appui de l’Office français de la biodiversité, publie 5 fiches-conseils visant à accompagner les acteurs du territoire dans le choix et la mise en œuvre des mesures naturelles de rétention d’eau afin de répondre à différents enjeux.
Concernant l’inondation la fiche propose 14 mesures concernant le contexte agricole (haies, fascines, association de cultures…), les milieux aquatiques (restauration hydromorphologique des lits mineurs, restauration de zones humides, etc.), le contexte urbain (gestion intégrée des eaux pluviales) et la forêt (boisement).
Les mesures ne sont pas nouvelles, mais le document a le mérite d’orienter vers des pages internet ou des documents pertinents selon les sujets, et d’aborder la question des aides financières, celle des compétences et celle de la contractualisation foncière.
Consulter la page de présentation des 5 fiches
Consulter la fiche concernant les inondations
Inondations sur le réseau routier : le Cerema cartographie le risque d’inondation sur les routes du bassin versant de l’Arc
Les inondations et le ruissellement viennent de plus en plus impacter les réseaux routiers, et donc perturber le trafic et mettre en danger la sécurité des usagers. La tempête Alex de 2020, les inondations du Gard en 2024 soulignent la forte vulnérabilité des routes face à de tels évènements.
Pour anticiper ces risques, l’Epage MENELIK, en partenariat avec le Cerema, a réalisé un diagnostic des routes potentiellement inondables sur le bassin versant de l’Arc. Ce diagnostic, qui s’inscrit dans le cadre des actions 5 et 16 du PAPI de l’Arc, vise à améliorer la connaissance des impacts sur le réseau routier en cas de crue de l’Arc. La stratégie routière développée ensuite en concertation avec les acteurs décisionnels comme la DDTM 13 et le SDIS 13, et les gestionnaires de réseau permet d’anticiper les problématiques de trafic et d’apporter une aide à la décision en cas d’inondation.
Recomposer le territoire pour s’adapter aux risques
Le projet « Recomposer le territoire pour mieux s’adapter aux risques » résulte d’une collaboration entre l’École urbaine de Sciences Po Paris et l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts. Dans ce cadre, une recherche approfondie a été menée par des étudiants de l’école urbaine de Science Po sur les politiques de recomposition territoriale face aux risques d’inondation. Leur travail a abouti à un rapport mettant en lumière les leviers d’action, les obstacles rencontrés et les compromis envisageables pour repenser l’aménagement et l’occupation des sols dans un contexte de changement climatique.
Une série de cinq articles synthétise ce rapport en mettant en évidence les enjeux de gouvernance (article 2), d’acquisition du financier et de financement (article 3), d’acceptabilité sociale (article 4) et de transformation spatiale (article 5).
Le 1er article définit la recomposition spatiale et présente la méthodologie de l’enquête menée par les étudiants de Science Po. Le 2ᵈ explique que la réussite d’une recomposition repose sur une gouvernance efficace par le biais d’une coordination entre acteurs, d’une échelle d’intervention adaptée et d’une temporalité combinant urgence et temps long. Le 3ᵉ indique que la recomposition territoriale nécessite conjointement la maîtrise foncière et un financement pérenne. Le 4ᵉ souligne notamment que la mise en œuvre d’un nouvel aménagement permet une résilience, solidarité et de renforcement du tissu social local. Enfin, le 5ᵉ met l’accent sur l’opportunité de renouvellement spatial, social, économique et environnemental d’une recomposition territoriale.
Lire l’article « Recomposer le territoire pour s ‘adapter aux risques »
Lire l’article « Gouverner la recomposition spatiale face aux risques »
Lire l’article « Acquisition du foncier et financement de la recomposition territoriale »
Lire l’article « Conduire le changement territorial »
Lire l’article « Transformer la vulnérabilité en opportunité »
Aller sur la page de présentation du rapport complet
PAPI : guide méthodologique sur l’évaluation environnementale
Le ministère de la Transition écologique a publié en août 2025 un « Guide méthodologique sur l’évaluation environnementale des Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) ». Ce guide apporte un cadre homogène et opérationnel pour accompagner les porteurs de PAPI dans les étapes clés de la conduite d’une évaluation environnementale stratégique (EES) : préparation, concertation, rédaction du rapport, consultation et déclaration environnementale.
Il vient compléter le cahier des charges PAPI 3 (version 2023) qui rend cette évaluation obligatoire, conformément au décret n° 2023-504 du 22 juin 2023.
Il détaille notamment les attentes en matière de rapport environnemental, d’analyse des incidences, de mesures d’évitement–réduction–compensation et de dispositifs de suivi, renforçant la prise en compte systématique des enjeux environnementaux dès la phase de conception.
Consulter le guide méthodologique
FPRNM : mise à jour du guide relatif à la mobilisation du fonds
La Direction générale de la Prévention des Risques a publié en août 2025 une nouvelle version du guide relatif à la mobilisation du Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM), intégrant les dernières évolutions législatives et réglementaires (Loi de finances pour 2024, décret n° 2023-504 du 22 juin 2023…).
Cette mise à jour apporte des clarifications sur les modalités d’éligibilité et renforce l’encadrement des principales mesures financées (expropriations, acquisitions amiables, relogements temporaires, actions de prévention et de protection). Elle introduit un suivi renforcé des opérations d’un montant supérieur à 1 M€, pour améliorer la transparence et la gestion financière du fonds.
Le guide intègre également l’expérimentation MIRAPI, prolongée jusqu’en 2026, qui vise à favoriser la reconstruction résiliente dans les territoires touchés par les inondations.
Enfin, il formalise l’habilitation des Agences des 50 pas géométriques à mobiliser le fonds pour l’acquisition et l’expropriation de biens dans les zones littorales Outre-mer.
Une campagne de terrain pour identifier les impacts du cyclone Garance du 28 février 2025 à La Réunion
À la suite du cyclone Garance, qui a frappé La Réunion le 28 février 2025 et engendré de nombreux impacts sur le territoire, la DEAL de La Réunion a sollicité le Cerema afin de réaliser un retour d’expérience sur les impacts hydrologiques, hydrauliques et morphodynamiques des crues associées. Le rapport d’étude, portant sur les observations de terrain et l’analyse préliminaire des conséquences du phénomène, a été publié.
Lire l’article sur le site internet du Cerema
Changement climatique : un indicateur pour prévoir les risques de maisons fissurées
Les experts climatiques s’accordent à prévoir une augmentation des températures en France en raison du changement climatique, mais ces projections ont jusqu’ici été peu exploitées pour évaluer les tendances liées au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA). Ce phénomène provoque une rétractation du sol, après une période de sécheresse, suivie d’un gonflement lors du retour des pluies. Ces variations de volume peuvent causer des dommages aux constructions. Des travaux récents menés conjointement par Météo France, le BRGM et la Caisse centrale de réassurance (CCR) ont permis de mieux comprendre ce phénomène et ont proposé un indicateur RGA spécifique, potentiellement utile pour anticiper et quantifier l’intensité des sécheresses futures.
Lire l’article sur le site internet The Conversation
Risques climatiques : repenser la mutualisation
Un rapport du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP), publié en juin 2025, révèle une tension critique sur le système français face à l’accélération des risques naturels (inondations, sécheresse, tempêtes).
Entre 2019 et 2023, la sinistralité moyenne annuelle pour les biens (ménages + professionnels) liée aux aléas naturels (Cat Nat et TGN – tempête, grêle, neige) se situe entre 4 et 4,5 milliards d’euros. Les projections sont alarmantes : d’ici 2050, le coût des seules Catastrophes Naturelles (Cat Nat) pourrait augmenter de 40 % à 120 %.
Ce phénomène menace l’équilibre même du principe de mutualisation : les risques deviennent trop fréquents, localisés et coûteux, remettant en cause la solvabilité et la solidarité du système assurantiel.
Pour éviter l’effondrement du régime d’indemnisation et garantir l’adaptation du territoire, le rapport insiste sur l’impératif de la prévention et propose :
• de réviser les Plans de Prévention des Risques (PPR) pour intégrer les projections de réchauffement climatique ;
• de désinciter à la construction en employant des mécanismes pour décourager l’urbanisation dans les zones menacées et, si nécessaire, d’inciter au relogement ;
• d’étudier la création d’un nouveau modèle de solidarité nationale, tel qu’une « Sécurité sociale climatique », afin de garantir la soutenabilité financière de l’indemnisation des risques naturels à long terme.
Un guide des bonnes pratiques pour (re)construire des logements plus résistants aux cyclones et séismes
Le CAUE de Mayotte (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement) a lancé le guide "HODI !", un outil essentiel pour renforcer la résilience de l’habitat face aux risques naturels sur l’île. Face à la récurrence des cyclones, comme le récent Chido, l’objectif est de fournir des bonnes pratiques de construction et de reconstruction pour des logements plus sûrs et plus durables. Le guide, conçu pour être accessible à toutes et tous, se décline en dix fiches techniques illustrées qui couvrent les aspects cruciaux de la construction. Il insiste sur la nécessité de respecter les normes en vigueur (NF DTU) et d’analyser le contexte local (type de sol, pente, exposition aux inondations). Une attention particulière est portée aux éléments les plus vulnérables : la toiture et la charpente. En outre, le guide intègre des solutions pour l’efficacité environnementale (récupération d’eau de pluie, énergies renouvelables).
Le CAUE propose aussi un accompagnement de proximité avec des visites-conseils gratuites à domicile pour aider les habitants à adapter les préconisations à leurs projets. Ce dispositif complet vise à encourager une reconstruction intelligente et résiliente pour minimiser les dégâts futurs et assurer la sécurité des populations à Mayotte.
Consulter le guide sur le site du CAUE
Informations générales et initiatives
Ouverture de la Communauté Expertises et Territoires « Culture du risque » du Cerema
La plateforme Expertises & Territoires est une plateforme coopérative à destination des acteurs et des décideurs de terrains pour partager les expériences et développer les expertises en faveur de la transition écologique des territoires. Ce sont des espaces de travail, des ressources, et un réseau social d’experts que le Cerema met à disposition des collectivités, des experts, des services de l’État et des entreprises. Elle se base sur une interface simplifiée et facile à prendre en main pour répondre aux besoins des acteurs. Il existe de nombreuses communautés thématiques sur la transition écologique.
Depuis le 14 octobre 2025, le Cerema, en partenariat avec l’AFCNT, ont lancé une communauté dédiée à la culture du risque. Cette initiative vise à créer un espace d’échange et de partage de connaissances unique pour les professionnels et acteurs des territoires impliqués dans la gestion des risques naturels et la culture du risque. L’objectif est de mutualiser les expériences, de diffuser les bonnes pratiques en matière de prévention, sensibilisation, communication des citoyens, et de faciliter le dialogue entre les membres de la communauté. En favorisant l’interdisciplinarité et l’accès à des ressources spécialisées, cette communauté entend renforcer la capacité collective à intégrer la culture du risque dans l’aménagement, l’urbanisme et les politiques publiques, contribuant ainsi à une meilleure protection et implication des populations.
Accéder à la communauté Culture du risque sur la plateforme Expertises & Territoires
Protéger durablement les habitations face aux risques de retrait-gonflement des sols argileux : l’État engage une expérimentation de prévention
Pour soutenir les ménages et anticiper l’avenir, l’État lance, à titre expérimental, une aide à la prévention dans onze départements particulièrement touchés par le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA). Ce dispositif lancé en octobre 2025 permettra aux propriétaires occupants de maisons situées dans les zones les plus exposées, sous conditions de ressources, de bénéficier d’une subvention pour financer des diagnostics et travaux préventifs déployés depuis le dernier trimestre 2025. L’objectif est de tester et d’évaluer les solutions les plus efficaces, en vue d’une possible généralisation du dispositif. Cette expérimentation poursuit un double objectif : protéger le quotidien des ménages et anticiper les impacts du changement climatique.
Lire l’article sur le site internet du ministère en charge de la transition écologique
Évènements passés
Replay de la journée Risques & Territoires du 19 juin 2025 à Bordeaux sur l’adaptation au changement climatique et risques naturels : prévenir, s’organiser et rebondir.
Moments de rencontre entre praticiens, notamment des collectivités territoriales, des services de l’État et de la sphère technique et scientifique, les journées Risques et Territoires proposent depuis 15 ans des moments privilégiés de partage autour de nombreuses questions en lien avec la prévention des risques naturels dans les territoires. Cette année, à Bordeaux et Aix-en-Provence, ce sont des exemples d’actions des territoires alliant prévention des risques et adaptation au changement climatique qui ont été valorisés le 19 juin dernier.
A Bordeaux, presque 200 participants en ligne et en présentiel se sont réunis autour d’une ambition commune : mettre l’adaptation au changement climatique au cœur du développement des territoires. L’ensemble des présentations ont permis de comprendre comment l’adaptation au changement climatique pouvait se traduire opérationnellement dans les politiques de gestion des risques naturels. Des éclairages ont été apportés sur les articulations à mettre en place entre les politiques locales de prévention des risques et les mesures spécifiques du PNACC3. La journée a aussi été riche en échanges, questionnements et rencontres.
Consulter le replay et les diaporamas de la journée de Bordeaux
Consulter le replay et les diaporamas de la journée organisée le même jour à Aix en Provence
Deux journées de travail et d’échanges autour des transitions de montagne et de l’adaptation au changement climatique de ces territoires
Chaque année, le séminaire national Montagne permet d’échanger entre techniciens des collectivités et services de l’État sur des sujets clés pour les transitions des territoires de montagne et de partager des retours d’expérience. Il est organisé par le Cerema en partenariat avec la DGALN (Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature) et le Commissariat du Massif des Alpes-ANCT.
En 2025, le séminaire s’est tenu les 10 et 11 septembre à Barcelonnette dans le massif des Alpes en partenariat avec le PARN (Pôle alpin des risques naturels) et en collaboration avec la CC Vallée de l’Ubaye-Serre Ponçon et la DDT des Alpes de Haute Provence.
Les deux journées étaient articulées autour des questions : quelle habitabilité en territoire de montagne exposé à des risques naturels accentués par le changement climatique ? Quelles solutions d’adaptation, entre la reconstruction à l’identique et le renoncement ? Les deux journées ont permis d’explorer un panel de leviers mobilisables pour apporter des pistes de réponse, résumés par des mots-clés tels que gouvernance et solidarité entre acteurs, négociation et chemin, anticipation et médiation, connaissance et communication, actions de prévention et de gestion de crise, vision du territoire adapté au +4 °C… Un livrable présentera de manière plus détaillée les travaux de ces deux journées.
Consulter le programme du séminaire
Lire les conclusions et la synthèse des échanges de ce séminaire
Ruissellement, érosion, risque inondation : quelle stratégie pour votre territoire ?
L’Association de recherche sur le Ruissellement, l’Érosion et l’Aménagement du Sol (AREAS) a organisé, le 13 novembre 2025, une journée technique dédiée au ruissellement, à l’érosion et au risque d’inondation, réunissant élus, techniciens et experts.
L’évènement a mis en avant la montée des phénomènes de ruissellement liés au changement climatique et l’importance d’adopter des stratégies territoriales intégrées : amélioration de la gestion des sols, aménagements fondés sur la nature et renforcement de la culture du risque. Cette rencontre a souligné la nécessité, pour les territoires, de mieux anticiper ces aléas afin de renforcer leur résilience.
Consulter le programme de cette journée
Conférence technique territoriale Risques naturels et adaptation au changement climatique à Lille le 25 novembre 2025
La région Hauts-de-France est particulièrement exposée aux risques liés à l’eau, tout en voyant apparaître de nouveaux risques, tels que les feux de forêt et d’espaces naturels. Pour y faire face, il est essentiel que les territoires s’adaptent et renforcent leur résilience. Ces enjeux, ainsi que l’adaptation du bâti et la planification territoriale face au changement climatique, seront au cœur des discussions de la conférence technique territoriale du 25 novembre 2025.
Cette rencontre technique a été dédiée à renforcer la résilience des territoires face aux risques naturels dans un contexte de changement climatique. Les thèmes abordés incluent le risque d’inondation, la gestion des eaux pluviales, la montée du niveau de la mer, l’adaptation du bâti, ainsi que le risque émergent de feux de forêt et d’espaces naturels pour la région Hauts-de-France.
Aller sur la page de l’évènement (programme)
Évènements à venir
Une session de formation sur la réduction de vulnérabilité des activités économiques au risque d’inondation
Le Centre Européen de Prévention du Risque d’Inondation (CEPRI) a organisé le 6 novembre dernier un évènement de formation axé sur « La réduction de vulnérabilité des activités économiques au risque d’inondation ». Ce séminaire, tenu en visioconférence, souligne la nécessité d’intégrer la continuité d’activité des entreprises dans la stratégie globale de gestion des risques naturels. L’importance cruciale de la réduction de la vulnérabilité des activités économiques face au risque d’inondation a été mise en lumière. L’objectif est double : assurer la résilience territoriale pour les collectivités (maintien de l’emploi et de l’attractivité) et garantir la survie des entreprises elles-mêmes (continuité d’activité et minimisation des pertes). Les collectivités sont appelées à jouer un rôle moteur en lançant des campagnes ciblées et en fournissant un soutien méthodologique pour encourager l’investissement dans la prévention.
Pour les entreprises, la démarche s’articule autour d’un diagnostic précis de leur exposition. Elles sont encouragées à définir une stratégie claire et à mettre en œuvre des mesures concrètes, qu’elles soient organisationnelles (Plan de Continuité d’Activité, procédures d’alerte) ou structurelles (batardeaux, surélévation des équipements). L’utilisation de l’Analyse Coût-Bénéfice (ACB) est préconisée pour justifier l’investissement, confirmant que la prévention est un facteur clé pour la pérennité du tissu économique face aux risques naturels.
Découvrir le programme de la journée
Gestion de crise – Réseaux essentiels : comment assurer une continuité de service pour les populations en temps de crise ?
La question de la dépendance des territoires aux réseaux « essentiels » (électricité, eau, télécommunication, transport, déchet) est importante à appréhender pour qualifier la vulnérabilité des territoires : les axes routiers inondés peuvent par exemple empêcher l’acheminement des secours et l’évacuation des populations.
Une journée technique de rencontre des acteurs de la gestion de crise (État, collectivités, bureaux d’études, collectifs) s’est tenue le 13 novembre 2025, avec, au programme : présentation de retours d’expérience (Ain, Hautes-Alpes), de diagnostics de réseaux (Toulouse Métropole et projet Floodcare), d’exemple de rétablissements (télécommunication lors de l’incendie dans l’Aude, exemple du plan ORSEC Zone Sud) et de méthodologie (travaux du Cerema sur la vulnérabilité des réseaux).
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Forum national EnviroRisk / RESAlpes, ENSOSP – 4 & 5 décembre 2025, Aix-en-Provence
Organisée par le Pôle SAFE, Bourges Plus, l’IRMa, le PARN, le réseau Infr@2050 et l’ENSOSP dans le cadre du méta-projet RESAlpes, la 20ᵉ édition du forum EnviroRisk 2025 sera centrée sur le thème : « Montagnes en première ligne du changement climatique : nouveaux risques et territoires d’innovation ». L’évènement vise à mettre en lumière les transformations des aléas en zones montagneuses, leurs impacts croissants sur les territoires, et les réponses développées par les acteurs publics et privés. Cette édition rassemblera collectivités, industriels, chercheurs et institutionnels autour de conférences, ateliers, démonstrations et rendez-vous B2B, afin de partager des expériences, découvrir des solutions concrètes et renforcer les coopérations.
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