Inondation du centre ville de Rive de Gier en octobre 2024
Inondation du centre ville de Rive de Gier en octobre 2024
Crédit : Ville de Rive de Gier
Nous sommes heureux de partager avec vous la veille documentaire "Risques et Territoires", qui porte sur la question de l'intégration des risques dans l'aménagement des territoires.

Actualités réglementaires

Sinistres liés au retrait-gonflement des argiles : un meilleur encadrement des expertises assurantielles

Afin de garantir plus de transparence, d’efficacité et d’équité dans les procédures d’indemnisation relevant du régime des catastrophes naturelles, le décret n°2024-1101 du 3 décembre 2024 vient renforcer le cadre des expertises visant à évaluer les dégâts causés par les mouvements de terrain dus à la sécheresse et la réhydratation des sols. Il précise notamment les obligations des experts en matière d’indépendance et de compétences, le contenu du rapport d’expertise et les délais d’élaboration ainsi que les modalités relatives aux contrôles et aux sanctions.

Les dispositions de ce décret, applicables depuis le 1er janvier 2025, ont été complétées par deux

arrêtés du 24 janvier 2025 définissant la liste des pièces à transmettre à l’expert par l’assuré et le modèle standardisé de rapport d’expertise.

Consulter le décret relatif à la conduite des expertises

Consulter l’arrêté fixant la liste des éléments à fournir par l’assuré

Consulter l’arrêté définissant le modèle de rapport d’expertise


Plans de prévention des risques naturels : projet de décret simplifiant les procédures

Le ministère de la Transition écologique a soumis à consultation publique entre le 11 avril et le 2 mai 2025, un projet de décret visant à simplifier les procédures d’élaboration et de modification des plans de prévention des risques naturels (PPRN) et des plans de prévention des risques technologiques et miniers.

Parmi les principales mesures prévues par le texte : la suppression de l’évaluation environnementale systématique au profit d’un examen au cas par cas et l’allègement des modalités de consultation et de publication.

Consulter le projet de décret

Consulter la note de présentation du projet de décret


Adaptation aux risques littoraux aggravés par le changement climatique : retour d’expérience de villes littorales résilientes

Cette étude, réalisée à l’échelle internationale, a pour objectifs d’établir un état des lieux et un retour d’expérience de solutions durables en matière de gestion du littoral, dans l’optique de proposer ce type de solutions aux collectivités françaises. Les villes côtières sont de plus en vulnérables aux risques littoraux qui sont aggravés par le changement climatique. A court et moyen terme, leur adaptation implique la mise en œuvre d’une combinaison de solutions. En cas de situations irrémédiables, la recomposition spatiale doit être envisagée pour ces territoires vulnérables.

Lire l’article sur le site internet du Cerema

Rapport disponible sur plateforme documentaire du Cerema


Publications récentes

Allier protection contre les inondations et environnement : le Cerema publie un « Essentiel »

Depuis la création de la compétence Gemapi, dont l’esprit était de coupler la protection contre les inondations et la gestion – notamment écologique – des cours d’eau, jusqu’à l’émergence récente du concept de « Solutions fondées sur la nature », les pratiques semblent évoluer vers des approches intégratrices ne se limitant plus au tout-béton.

Avec cette publication de la série « Essentiel », le Cerema s’adresse aux élus et à leurs services et synthétise les différents leviers d’action, en abordant les différentes solutions, le sujet de l’accompagnement des collectivités, la manière de concilier protection et préservation et enfin, en proposant une boite à outils.

Aller sur la page du Cerema présentant l’Essentiel


Aménagement du littoral méditerranéen face aux risques liés à la mer et aux inondations : la Cour des Comptes publie un rapport

Issu d’une enquête menée par les trois chambres régionales des comptes de Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie associées à la Cour des comptes, un rapport sur l’aménagement du littoral méditerranéen montre une exposition forte de ces territoires attractifs aux risques liés à la mer et aux inondations, dans un contexte de changement climatique.

Le rapport formule des recommandations, notamment : renforcer l’information acquéreur locataire, cartographier la vulnérabilité physique en projetant les différents coûts à venir, maîtriser la compétence urbanisme par un transfert systématique aux EPCI, rendre obligatoire l’élaboration de stratégie locale dans les zones les plus menacées.

Consulter la page de la Cour des comptes consacrée au rapport


Prévention et gestion des risques : Techni-Cités consacre un dossier

Techni-cités propose une dizaine d’articles consacrés aux risques d’inondation, du point de vue du rôle de l’aménageur, notamment sur la question des ruissellements, apparaissant pour beaucoup comme une problématique s’intensifiant dans le contexte du dérèglement climatique.

Aller sur la page du sommaire du dossier Techni-cités


Intérêt et facteurs de réussite d’un plan de relèvement post inondation

Au regard des épisodes d’inondations de plus en plus fréquents, des inspecteurs à l’IGEDD soulignent l’importance d’établir un plan de relèvement et de reconstruction à la suite d’inondations, en s’appuyant notamment sur l’analyse d’expériences de terrain, telles que les inondations de 2023-2024 dans le Nord de la France. Ce plan de relèvement « résilient » doit permettre au territoire impacté de mieux reconstruire. Quelques leviers de réussite sont proposés par l’IGEDD et le CEPRI, comme s’appuyer sur une culture du risque partagée, mesurer l’impact d’une inondation et s’accorder politiquement sur les limites de l’acceptable ou encore mettre en œuvre un réseau national de compétences et de ressources et une coordination globale.

Cette réflexion sur le relèvement aboutira à la mise à disposition d’un guide opérationnel pour les collectivités qui devrait voir le jour courant 2025.

Lire l’article sur le site internet de l’IGEDD


Catastrophes naturelles : rapports annuels 2024 de la CCR

En janvier 2025, la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) a remis au ministre en charge de l’économie, son 3ᵉ rapport annuel sur l’assurabilité des risques extrêmes et émergents.

Face aux effets du dérèglement climatique, le coût des sinistres liés aux catastrophes naturelles devrait augmenter d’environ 60 % d’ici 2050, menaçant l’équilibre financier du régime d’indemnisation actuel.

Afin de garantir la pérennité du régime « Cat Nat » et d’assurer une couverture équitable pour tous, le rapport formule plusieurs recommandations :

• Consolider les ressources du régime : maintenir la surprime à 20 % et envisager des ajustements périodiques… ;

• Accroître les investissements dans les mesures de prévention à l’échelle collective ;

• Encourager et financer les actions de prévention individuelles ;

• Assurer que tous les citoyens, quelle que soit leur localisation, aient un accès juste et abordable aux garanties d’assurance ;

• Développer une surveillance structurée des risques émergents et anticiper les besoins de couverture.

Le rapport souligne également l’importance d’adapter les normes de construction et de développer de nouvelles techniques de prévention et de réparation pour atténuer les conséquences des futurs périls.

La CCR a également publié récemment son 10ᵉ bilan annuel sur les catastrophes naturelles en France. Ce document dresse un panorama détaillé de l’année 2024 en matière de sinistralité mais aborde aussi les récentes évolutions réglementaires et les priorités pour renforcer le régime « Cat Nat » face aux défis posés par le changement climatique.

Consulter le rapport de la CCR au ministre de l’Économie

Consulter le bilan 1982-2024 des catastrophes naturelles en France


Inondations majeures : un outil pour gérer la post-crise en DDT(M) 

Les DDT(M) disposent depuis le début de l’année d’une check-list élaborée par l’IGEDD, permettant d’identifier une centaine d’actions à réaliser post-crise, à la suite d’une inondation majeure. Cette liste est évolutive selon son utilisation et la mutualisation des bonnes pratiques issues des crises à venir. Elle se décompose en 7 principales étapes, qui vont de l’anticipation à l’amélioration des processus d’intervention.

Lire l’article sur le site internet de l’IGEDD


Sécheresse 2022 : une étude évalue son coût socio-économique

Le commissariat général au développement durable (CGDD) a publié en avril 2025 dans la collection Théma Essentiel, une étude évaluant l’ensemble des coûts, supportés par la société, de l’épisode exceptionnel de sécheresse survenu en 2022 en France métropolitaine.

Le coût des conséquences directes et indirectes de cette sécheresse sur les bâtiments, la production d’énergie, la ressource en eau, la production agricole et les forêts, est estimé à plus de 5,6 milliards d’euros. Il représente environ autant que les dépenses annuelles d’investissement des collectivités pour toutes les écoles et les collèges de France.

Les dommages aux bâtiments dus au retrait-gonflement des argiles représentent la part la plus importante (61 %), soit 3,5 milliards d’euros.

Les coûts indirects associés aux feux de forêts ayant ravagé près de 72 000 hectares, incluant la perte de services écosystémiques et les dépenses pour la lutte contre les feux, s’élèvent à 200 millions d’euros soit 4 % du coût total.

Consulter l’étude du CGDD


Relevés de dommages à terre dus aux submersions marines : une liste de champs indispensables pour caractériser au mieux les dommages

Dans une initiative visant à mieux comprendre et gérer les impacts des submersions marines, le Cerema a publié une étude mandatée par le service central Vigicrues. Cette étude, intitulée « Relevés de dommages à terre dus aux submersions marines », propose une liste minimale de champs indispensables pour caractériser les dommages causés par ces phénomènes naturels sur les zones côtières. Il s’agit de la liste CRISUM pour Collecte et Relevé d’Informations Suite à une Submersion Marine.

Un groupe de travail, composé de plusieurs missions RDI du littoral des DDTM et de référents régionaux inondation (RRI) des DREAL, a été réuni pour élaborer cette liste de manière concertée. L’objectif principal est d’aider les acteurs locaux à recenser et capitaliser les informations relatives aux tempêtes et à leurs impacts, afin de mieux préparer et protéger les territoires vulnérables.

Cette liste est intégrée dans l’outil Cerema SCOUT, outil dédié pour faciliter les relevés de terrain sur le littoral.

Lire le rapport d’étude

Découvrir l’application SCOUT


Inondations dans le monde : quel impact sur la santé ?

Pour mieux comprendre les conséquences sur la santé des inondations, des chercheurs de l’Université Monash, en Australie, ont analysé les données de 300 millions d’hospitalisations avant et après des évènements d’inondation dans huit pays.

Il ressort qu’un risque d’hospitalisation est plus élevé dans les 210 jours suivant l’évènement. Des causes potentielles ont été identifiées : contamination de la ressource, propagation accrues par des vecteurs pathogènes (souris, moustiques), condition d’hygiène après les évacuations, traitements rendus plus difficiles de certaines maladies par des centres de santé touchés par les inondations, et bien sûr conséquences psychologiques à la suite de perte de proches, ou de perte de biens.

Bien que l’étude ne soit pas entièrement transposable directement à la France, elle a le mérite de mettre le focus sur cet aspect souvent oublié des conséquences des inondations.

Consulter l’article de présentation de l’étude par Sciences et Avenir

Consulter l’étude (en anglais)


Incendies : parution d’une stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées

Le dérèglement climatique a mis en lumière la force des risques liés aux incendies ces dernières années, qu’il s’agisse de feux de forêts ou d’incendies dans les espaces non artificialisés naturels ou agricoles.

Face à ce risque, une stratégie a été élaborée afin d’établir un cadre pour les actions nécessaires à la préservation des enjeux humains, environnementaux et économiques. Ce document est cohérent avec les autres documents nationaux tel que le plan national d’adaptation au changement climatique. Ses objectifs majeurs sont la gestion des territoires de façon résiliente pour éviter l’éclosion des feux (maîtrise de l’urbanisation, réglementation des usages…), la réduction des superficies brûlées (par exemple par une meilleure prévision, un déploiement préventif des moyens de luttes rapides…), la limitation des conséquences humaines, matérielles, environnementales et économiques (notamment par une préparation à une gestion de crise interservices).

Voir le communiqué de presse

Consulter la Stratégie nationale sur le site du ministère


Le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3) a été publié le 10 mars 2025

Le gouvernement français se dote du troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC3), présenté officiellement le 10 mars 2025. Il représente une feuille de route essentielle pour faire face aux défis climatiques futurs.

Si l’effort d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre est mondial, l’effort d’adaptation au changement climatique est national et local. Il suppose la mobilisation de tous, entreprises, collectivités, société civile, etc. Face aux impacts du dérèglement climatique déjà visibles sur notre territoire, le Plan national d’adaptation au changement climatique comprend 52 mesures pour apporter des solutions concrètes aux Français, aux collectivités, au monde économique et au monde du vivant.

Ces 52 mesures sont structurées autour de cinq axes principaux : protéger les personnes, assurer la résilience des territoires et des infrastructures, adapter les activités humaines, protéger le patrimoine naturel et culturel, et mobiliser les forces vives de la nation.

Consulter le PNACC 3


Stratégie relative aux risques d’origines glaciaire et périglaciaire – Plan d’actions interministériel 2024 – 2026

La stratégie interministérielle en matière de prévention des risques d’origine glaciaire et périglaciaire (ROGP) publiée en novembre 2024, comprend des mesures de protection des glaciers et des écosystèmes post-glaciaires, ainsi qu’un renforcement du soutien de l’État aux territoires montagneux. Le gouvernement s’engage dans un plan d’action sur la période 2024-2026 avec 4 principaux objectifs : le renforcement de la recherche, une meilleure caractérisation des aléas et des zones à risque, la prévention des risques et la gestion des sites à risques, l’information et le développement de la culture du risque.

Consulter la stratégie pluriannuelle


Mise à jour du Guide CEPRI sur les Solutions d’adaptation fondées sur la Nature pour prévenir les risques d’inondation

Le CEPRI publie une version actualisée de son guide à destination des collectivités sur les Solutions fondées sur la Nature (SfN) pour prévenir les risques d’inondation. Ce document vise à mieux faire comprendre le concept de SfN pour l’adaptation, à en illustrer la mise en œuvre par des exemples concrets (ruissellement, débordement, submersion marine…) et à proposer un appui méthodologique pour les porteurs de projets. Cette nouvelle édition enrichie, élaborée avec l’appui du groupe de travail Eau du projet Life ARTISAN, intègre de nouveaux retours d’expérience et renforce les liens entre SfN et stratégies locales d’adaptation au changement climatique.

Parcourir le guide


Aléa rocheux et mobilité : le Cerema a développé une méthode pour évaluer le risque

Le Cerema a développé un outil d’aide à la décision pour le compte du Conseil Départemental de l’Aude afin d’identifier les parties les plus vulnérables de son réseau routier vis-à-vis des chutes de blocs.

Il s’agit d’abord de qualifier l’enjeu mobilité au travers de trois indicateurs (quantitatif, qualitatif et potentiel d’utilisation des sections en cas d’évènement), puis d’évaluer l’aléa rocheux via la collecte d’évènement et des visites expertes du Cerema, avant de croiser les deux pour définir le risque rocheux par section.

Consulter le rapport du Cerema


Impact économique des inondations dans l’UE : une analyse de la banque centrale européenne

Un article publié dans le bulletin économique de la Banque Centrale Européenne (BCE) (n°1/2025), met en lumière les conséquences économiques croissantes et durables des inondations en Europe, amplifiées par le changement climatique. Au-delà des perturbations immédiates (dégâts matériels, interruption des chaînes d’approvisionnement, poids sur l’emploi…), les impacts à moyen et long terme incluent des modifications de l’investissement, de l’offre de main d’œuvre et de la productivité, pouvant même entraîner des dynamiques migratoires.

L’étude souligne que les inondations peuvent affecter simultanément l’offre et la demande, rendant leur impact global sur l’inflation complexe, avec une hausse temporaire des prix alimentaires et une baisse plus prolongée de l’inflation sous-jacente lorsque la demande fléchit.

L’impact réel sur l’activité économique varie fortement selon les régions : tandis que les régions à revenu élevé connaissent un essor du secteur de la construction, les régions à revenu intermédiaire subissent souvent une baisse durable de leur valeur ajoutée industrielle.

Les auteurs appellent à renforcer l’assurance contre les catastrophes, aujourd’hui très limitée dans l’UE, et à investir davantage dans des infrastructures résilientes pour réduire les effets économiques futurs des inondations.

Les inondations et autres évènements extrêmes constituent un nouveau paramètre à prendre en compte dans la conduite de la politique monétaire et pourraient, à l’avenir, influencer la manière dont la BCE fixe ses taux d’intérêt pour maintenir la stabilité des prix.

Consulter l’article publié dans le bulletin économique de la BCE (en anglais)

Consulter la version française du bulletin économique n°1/2025 de la BCE


Cavités souterraines : bilan 2020-2024 de la feuille de route nationale des opérateurs

L’Ineris a publié, en février 2025, un premier bilan de la feuille de route nationale pilotée depuis 2020 en collaboration le BRGM et le Cerema, sur les risques liés aux cavités souterraines. Cette mission, réalisée à la demande la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR), vise à structurer et harmoniser les actions de prévention de ce risque diffus mais potentiellement grave, notamment en zones urbanisées.

Le bilan, illustré par une infographie synthétique, met en avant les avancées en matière de connaissance, de cartographie, de sensibilisation des acteurs locaux et d’outils et méthodes mis a disposition des collectivités.

Il constitue une étape clé dans la mise en cohérence des efforts nationaux, même si de nombreux défis restent à relever : homogénéiser les pratiques, étendre les couvertures territoriales et maintenir l’effort sur la durée.

#information générales et initiatives

Assurance Prévention et la MRN se sont associées pour créer et diffuser une série de recommandations accessibles sur différents supports, qui ont vocation à éveiller la conscience des assurés exposés aux inondations par ruissellement et aux inondations lentes et à faire connaître les gestes qui sauvent afin de limiter et réduire leurs effets.

Consulter l’affiche « Que faire en cas d’inondations lentes ? » 

Consulter l’affiche « Que faire en cas d’inondations par ruissellement ? »


Vigicrues renforce ses outils pour mieux anticiper les inondations

Le ministère de la Transition écologique communique sur Vigicrues qui a évolué depuis sa création en 2006. Aujourd’hui la prévision concerne les prochaines 24 heures sur 23 000 km de cours d’eau avec le service Vigicrues, et les crues soudaines sur 10 000 communes avec Vigicrues Flash.

Les zones d’inondation potentielles (ZIP) associées aux niveaux des stations ont commencé à être publiées en 2021 sous forme de cartes statiques. L’application mobile et le site permettent désormais de les visualiser dynamiquement.

Voir le communiqué de presse du ministère


Relocalisation des enjeux de territoires vulnérables

Le changement climatique aggrave les risques littoraux (submersion marine, érosion côtière, etc.) de certains territoires. Pour y faire face, ces territoires doivent s’adapter notamment par des solutions de repli. Plusieurs exemples de relocalisation des enjeux sont observés dans l’hexagone mais aussi en outre-mer.

A Quiberville-sur-Mer en Normandie, un camping municipal menacé par l’érosion et la montée des eaux a dû être déplacé à environ 700 m du rivage. La zone initiale va servir de zone tampon en cas de tempête et permettra le développement d’écosystèmes.

Les habitants du village du Prêcheur situé en Martinique sont exposés aux houles cycloniques et à la montée des eaux. Un projet de relocalisation des quartiers les plus vulnérables est prévu vers les hauteurs du village, avec la construction envisagée de 300 logements sociaux et d’une école refuge transformable en centre d’hébergement d’urgence en cas d’évènement.

En Bretagne, sept maisons de la commune de Treffiagat soumises au risque de submersion vont être détruites. En effet, le renforcement de la digue existante ne suffit plus pour protéger les habitants de cette commune. Les propriétaires de ces maisons détruites vont être indemnisés grâce au fonds de prévention des risques naturels majeurs dit fonds Barnier.

Lire l’article sur le camping

Lire l’article sur la commune du Prêcheur

Lire l’article sur les maisons de Treffiagat


Inondations : la zone d’activité de la Palud à Fréjus sécurisée d’ici 2027

Un projet d’endiguement à 25 millions d’euros HT dans la zone d’activités de la Palud à Fréjus fait suite aux inondations de 2010. Le chantier réalisé dans le cadre du PAPI de l’Argens et des côtiers de l’Estérel devrait s’achever en 2027. Ce système d’endiguement qui s’étend sur 30 hectares doit permettre de lutter contre les inondations issues de débordements de l’Argens et de ses affluents (la Vernède, le Compassis et la Petite Garonne), jusqu’à une crue équivalente à celle de 2010. Originaire des Pays-Bas, il est composé de deux digues : une digue-route en remblais et une autre, en palplanches.

Lire l’article sur mesinfos.fr


Une nouvelle formation sur la culture du risque pour les techniciens des collectivités

La première session de formation du Cerema « Développer la culture du risque dans les territoires » s’est déroulée le 20 et 21 mai 2025 à Paris. Destinée aux techniciens des collectivités, elle ambitionne de les aider à développer de la culture du risque dans leur territoire.

Cette formation de deux jours propose une approche opérationnelle et des retours d’expériences pour aider les participants à élaborer des plans d’actions adaptés à leur territoire. Le programme aborde aussi bien les fondamentaux de la culture du risque, la réglementation en vigueur, et qu’elle valorise les actions innovantes et inspirantes déjà entreprises dans les territoires. La formation inclut des travaux collectifs sur des cas d’étude et des ateliers participatifs pour favoriser l’intelligence collective. La prochaine session aura lieu en 2026.

Consulter le programme de la formation

Découvrir le catalogue de formation du Cerema 


Assurabilité des collectivités territoriales : charte nationale d’engagement et plan d’actions

Face à l’augmentation des sinistres auxquels sont confrontées les collectivités (catastrophes naturelles, violences urbaines, cyberattaques…), des travaux de la commission des finances du Sénat et un rapport de l’association des maires de France (AMF) avaient pointé en 2024, les difficultés croissantes qu’elles rencontrent pour s’assurer.

Pour répondre à ces problèmes assurantiels, l’État, les assureurs et les élus se sont réunis le 13 avril 2025 et ont signé une charte dont les engagements sont traduits dans un plan d’actions.

Parmi les mesures prévues, certaines concernent de près ou de loin les risques naturels :

• la création de la cellule « CollectivAssur » pour accompagner les collectivités en difficulté ;

• l’encadrement des franchises « Cat-Nat » par décret, notamment en les plafonnant pour les communes dotées de Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN) ;

• la modernisation de la dotation de solidarité pour les collectivités touchées par des évènements climatiques ou géologiques, avec une réévaluation de la notion de « reconstruction à l’identique » pour favoriser l’adaptation au changement climatique ;

• le renforcement de la prévention et de la culture du risque, via l’accès à des outils comme Géorisques, Climadiag communes et Agirisk, et l’intégration des assureurs dans les concertations sur les risques naturels majeurs.

Consulter la charte d’engagement

Consulter le plan pour l’assurabilité des collectivités territoriales

Consulter le rapport d’information du Sénat sur les problèmes assurantiels des collectivités

Consulter le rapport de l’AMF sur l’assurabilité des biens des collectivités locales


Financement de la prévention des risques naturels : le Fonds Vert est reconduit en 2025

Le Fonds vert, initiative française, vise à accompagner les collectivités locales dans leur transition écologique et énergétique depuis 2023. Il est reconduit en 2025, avec 1,15 milliard d’euros. L’axe 2 de ce fonds se concentre sur l’adaptation des territoires aux changements climatiques et la prévention des risques naturels, un enjeu crucial à l’ère du réchauffement climatique.

Face à l’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur et les inondations, cet axe du Fonds vert soutient des projets visant à réduire la vulnérabilité face aux risques naturels, incluant la restauration des écosystèmes et la gestion des eaux pluviales.

Un soutien financier et technique est offert aux collectivités locales pour les aider à élaborer et réaliser leurs plans d’adaptation. Cela permet de couvrir une partie des coûts et de faciliter la mise en œuvre de solutions innovantes et expérimentales.

L’innovation est au cœur de cet axe, avec un encouragement particulier pour les projets pilotes et les approches novatrices. En parallèle, une importance est accordée à la sensibilisation et à la formation des acteurs locaux, renforçant ainsi leurs capacités à gérer les risques et à s’adapter aux changements climatiques.

Comprendre le Fonds Vert 2025

Lire les cahiers d’accompagnement de l’axe 2 : adapter les territoires au changement climatique


Évènements passés

Retour sur la conférence technique territoriale du 25 mars 2025 « Améliorer la résilience des territoires face au changement climatique »

Cette conférence technique territoriale était dédiée à l’amélioration de la résilience de nos territoires face au changement climatique selon 4 axes : gestion de crise, connaissance des aléas, appui aux collectivités et aménagements résilients.

Après l’introduction de la journée par M. Antoine Lebel et M. Marc Grevet, respectivement Directeur et Directeur adjoint du Cerema Hauts-de-France, qui ont rappelé le rôle et les missions du Cerema, l’importance du sujet, et illustré quelques points clés de la thématique, les présentations ont permis de prendre conscience des défis posés par le changement climatique de manière globale et dans la région des Hauts-de-France ainsi que des outils permettant de se doter d’une résilience face à ce phénomène.

La diversité d’horizons des intervenants (État, collectivités territoriales, syndicats mixtes, groupement d’experts…) a permis de mettre en lumière les différents aspects de ce phénomène et de présenter les leviers d’actions permettant d’accroître la résilience du territoire face au changement climatique.

Découvrir le programme de la journée

Regarder le replay de la journée 


Journées Risques & Territoires le 19 juin 2025 : adaptation au changement climatique et risques naturels

Moments de rencontre entre praticiens, notamment des collectivités territoriales, des services de l’État et de la sphère technique et scientifique, les journées Risques et Territoires du Cerema proposent depuis 15 ans des moments privilégiés de partage autour de nombreuses questions en lien avec la prévention des risques naturels dans les territoires. Cette année, à Bordeaux et Aix-en-Provence, ce seront des exemples d’actions des territoires alliant prévention des risques et adaptation au changement climatique qui sont valorisés.

Alors que les effets du dérèglement climatique sur les phénomènes météorologiques ont déjà été démontrés, les risques naturels sont susceptibles d’être fortement affectés par le changement climatique. La publication du Plan National d’adaptation au changement climatique (PNACC) et la volonté nationale de s’adapter à +4 °C (TRACC) témoigne de l’ambition de mettre l’adaptation au changement climatique au cœur du développement des territoires. Mais, comment cela se traduit-il opérationnellement pour la gestion des risques naturels, et plus précisément dans les 7 piliers de la prévention des risques ? Quelle articulation alors mettre en place entre les politiques locales de prévention des risques et celles liées à l’adaptation au changement climatique ? Les présentations et les échanges de ces deux journées apportent les premiers éléments de réponse.

Un replay sera prochainement disponible.

Consulter le programme de la journée d’Aix-en-Provence

Consulter le programme de la journée de Bordeaux


Évènements à venir

Assises Nationales des Risques Naturels (ANRN) : une 6ᵉ édition en octobre 2025

Les prochaines assises nationales des risques naturels se tiendront les 13 et 14 octobre 2025 à Toulouse. Organisées par le ministère de la Transition écologique, cet évènement biennal rassemblera élus, collectivités, scientifiques, entreprises, associations et services de l’État autour des grands enjeux de prévention et de gestion des risques naturels.

L’édition 2025 mettra l’accent sur les démarches préventives, la crise et la post-crise, la sensibilisation des acteurs économiques et l’adaptation des territoires.

Ces deux journées de débats, de retours d’expériences et de partages d’initiatives permettront notamment de faire émerger des solutions.

En savoir plus sur les ANRN 2025