9 mars 2026
Pont de Thouaré Loire Atlantique
Wikimedia commons
Le Cerema a apporté son expertise dans l’étude de solutions d’aménagement de deux ponts étroits afin de sécuriser la circulation des cyclistes sur un itinéraire fréquenté, puis a proposé un protocole d’évaluation de l’apaisement des vitesses et des aménagements.

Le pont de Thouaré (géré par Nantes métropole) et le pont du Haut-Village (géré par le département de Loire Atlantique) sont sur une même route, hors agglomération, qui permet la traversée de la Loire à proximité de Nantes. Entre les deux ponts, cette route traverse l’île de la Chênaie. 

 

Quels aménagements afin de sécuriser un itinéraire fréquenté pour les cyclistes ?

Ces ponts où la vitesse est actuellement limitée à 50 km/h supportent un trafic de l’ordre de 9200 véhicules/jour en cumulant les deux sens de circulation, et sont déjà utilisés par les vélos. Ce trafic ne permet cependant pas la mixité entre vélos et véhicules motorisés dans des conditions de sécurité et de confort acceptables, d’autant plus que ces ponts sont étroits avec un maximum de 4,60m entre bordures. 

Des travaux sont prévus pour permettre la traversée des cyclistes dans de bonnes conditions. Mais afin d’agir rapidement, le département de Loire Atlantique et Nantes Métropole envisagent des aménagements sur un tronçon de 900 mètres. Les deux collectivités ont fait appel au Cerema pour :

  • Apporter une première expertise sur la solution envisagée, et des conseils sur sa modification le cas échéant,
  • Proposer un protocole d’évaluation pour l’apaisement des vitesses et autres indicateurs adéquats,
  • Réaliser l’évaluation de ces indicateurs,
  • Analyser les conditions d’utilisation des plateaux et de la limitation à 30 km/h hors agglomération.

Difficultés pour la mixité véhicules / cyclistes hors agglomérations :

Le réseau routier hors agglomération comporte des points de difficulté pour développer la pratique du vélo :

  • Les distances à parcourir entre pôles générateurs sont généralement beaucoup plus grandes qu’en agglomération, encourageant les modes motorisés,
  • Les véhicules motorisés circulent rapidement, rendant plus dangereuse la pratique du vélo en mixité avec les véhicules motorisés,
  • Ces territoires sont généralement peu ou pas éclairés la nuit, rendant les vélos moins visibles par les usagers,
  • Les cyclistes et autres usagers lents y étant rares, les usagers rapides adoptent une conduite moins propice à la cohabitation (rapidité et moindre vigilance)