Koblenz
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Au sommaire : A - A consulter - B - De la politique de la ville et de l'environnement
C - Tissu urbain, urbanisme opérationnel
D - Qualité de la vie, qualité de la ville, santé
E - Architecture
F - Energie
G - Comment s'abonner gratuitement à cette veille ?

A - A consulter

A1 - Résilience urbaine : la ville à l'épreuve des risques

Innovapresse, Guillermo Martin, 21 mars 2018

« Le terme de résilience est actuellement en vogue dans le domaine de l'aménagement (il apparaît aussi bien dans la stratégie nationale de développement durable que dans la stratégie d'une ville comme Paris). Popularisé par la psychologie mais appliqué également dans une multitude de domaines, le terme désigne la capacité d'un système à surmonter une altération de son environnement. En l'espèce, il renvoie à l'identification de risques écologiques, économiques ou sociaux que le territoire est censé prévenir et en définitive résoudre ou dépasser. En quoi cette nouvelle approche peut-elle être fructueuse ? Nous montrerons d'abord que la notion de résilience entretient des liens étroits avec le phénomène de « métropolisation ». Dans un second temps, nous essaierons de comprendre comment elle est susceptible de renouveler la manière de concevoir et de gouverner les territoires. »

B - De la politique de la ville et de l'environnement

B1 - A l'international

B1-1 - La rente dans l’urbanisme et l’immobilier. Le cas de l’Algérie

Rachid Sidi Boumédine, revue NAQD, 2018/1 (N°36), Cairn,info, pp . 147-168

Extrait de la note N° 8 : « Selon ces conditions, il fallait « métropoliser » la ville, puis faire une ville durable, réduire l’étalement urbain et choisir des outils pour la mobilité, et maintenant créer aussi des « smart cities », des villes durables ET « intelligentes ». L’exigence est toujours en décalage « avant » par rapport aux besoins et aux compétences des villes d’Afrique et du Maghreb. Elles les mettent toujours dans une situation « retard » par rapport aux exigences de « l’urbanisme correct », et les forcent en permanence à avoir les apparences de modernités toujours renouvelées. »

 

B1-2 - Regards sur le séisme de Mexico de septembre 2017 : permanences et décalages par rapport à la catastrophe de 1985

Jean-François Valette, EchoGéo [En ligne], Sur le Vif, mis en ligne le 14 mai 2018

« Le 19 septembre 2017, trente-deux ans jour pour jour après le séisme de 1985 qui avait fait plus de 10 000 morts, un nouveau séisme meurtrier secoue Mexico. Si les dégâts sont relativement peu importants en comparaison avec 1985 et par rapport à la taille de la ville elle-même, le parallèle est inévitable. Il demande néanmoins à être analysé à la lumière des différentiels entre les deux catastrophes, d’ordre géologique et bien sûr d’ordre politique et social. En confrontant revue de presse relative au séisme récent et analyse du contexte urbain actuel de la métropole, cet article vise à comprendre en quoi Mexico a relativement bien résisté, mais aussi en quoi ce dernier séisme a mis cruellement en relief d’une part les inégalités socio-spatiales internes à l’agglomération, et d’autre part, les faiblesses de l’État mexicain.

Après la comparaison des deux évènements traumatiques de 1985 et de 2017, les facteurs de la « meilleure résistance » de 2017 seront observés, notamment en termes de politiques de gestion du risque.

Enfin, nous montrerons combien les dynamiques urbaines des dernières décennies soulèvent des enjeux de vulnérabilités et d’inégalités exacerbées, bien mis en lumière par le récent séisme. »

B1-3 - De l’agriculture urbaine à la justice alimentaire : regards critiques franco-américains. Entretien avec Nathan McClintock et Christophe-Toussaint Soulard

Urbanités N° 10 « Ce que mangent les villes », 6 avril 2018, Flaminia Paddeu

« Deux chercheurs-géographes spécialistes de l’agriculture urbaine, l’un français, l’autre américain, racontent comment la justice alimentaire est devenue leur objet de recherche et comment ils l’investiguent aujourd’hui à travers les études alimentaires et urbaines critiques. Dans cet entretien, nous interrogeons ensemble la construction des cadres théoriques autour des justices alimentaire et foncière, la pratique de méthodes telles que la recherche-action, ainsi que les pistes pour orienter des recherches futures. »

 B1-4 -   Agriculture urbaine et urbanisme : la terre et le faire, ce que cultiver la ville produit dans les espaces urbains

Urbanités N° 10 « Ce que mangent les villes », 6 avril 2018, Sabine Bognon et Laure Cormier.

L’article au format PDF

« Si l’autonomie alimentaire par l’autoproduction n’est pas à l’ordre du jour dans les métropoles occidentales, elle n’en demeure pas moins un des arguments développés par les promoteurs de l’agriculture urbaine (Fleury et Vidal, 2010).

Tandis que le clivage entre espaces urbains consommateurs et espaces ruraux et périurbains producteurs tend à s’amenuiser, la médiatisation, la diffusion et le renouvellement des pratiques de l’agriculture urbaine interrogent la production, la gestion et la pratique de la ville, autant que la vocation productive de l’agriculture urbaine1.

Quand, par exemple, un plan de déplacement intègre un plan de déplacement des engins agricoles, de circulations douces, de circulation automobile, la gouvernance des espaces agricoles devient ainsi le fait de la ville et vice-versa (Poulot, 2014), tant en termes de politique publique que de conception et de gestion.

L’agriculture urbaine interroge le métier d’urbaniste dans la diversité de ses compétences : dans la réponse à une demande sociale de nature en ville (Poulot et Rouyres, 2007), dans les arbitrages sur le maintien d’une agriculture productive péri-urbaine (Fleury et Donadieu, 1997), dans l’innovation et le soutien au développement des entreprises liées à l’agriculture urbaine.

Pour explorer la place et le rôle de l’agriculture urbaine dans les liens qu’elle entretient avec la pratique urbanistique, les terrains sont nombreux, même en restant dans le contexte des grandes villes européennes. Nous nous appuyons principalement sur des cas issus de la métropole parisienne, riche d’expériences en la matière. Ce territoire peut sembler exceptionnel (du fait qu’il concerne une capitale, qu’il a une tradition ancrée d’agriculture péri-urbaine, qu’il fait l’objet de politiques locales volontaristes en la matière), mais loin de restreindre nos réflexions au cas français, gageons qu’il permet d’extrapoler notre propos aux grandes villes des pays de tradition aménagiste forte, d’autant que nous l’éclairons ponctuellement avec des exemples pris dans d’autres contextes.

Nous explorons d’abord les rapports anciens qu’entretiennent urbanisme et agriculture, puis nous montrons la manière dont l’action publique contemporaine et le cadre réglementaire encouragent et s’emparent progressivement de l’agriculture urbaine. Enfin, nous évoquons les enjeux que soulève l’engouement croissant des praticiens de l’urbanisme pour l’agriculture urbaine. »

B1-5 - Migrer et cultiver la ville : l’agriculture communautaire à Malmö (Suède)

Urbanités N° 10 « Ce que mangent les villes », 6 avril 2018, Camille Hochedez

L’article au format PDF.

« Une partie de ce que mangent les villes est désormais produite en leur sein. En effet, l’agriculture fait depuis une quinzaine d’année son grand retour dans les villes du Nord, sous des formes très diverses.

Une définition large de l’agriculture urbaine, entendue ici comme toute activité de production végétale à renouvellement rapide, professionnelle ou amatrice, destinée à une consommation ou un usage urbains, et pratiquée sur des terrains localisés dans la ville ou à sa périphérie (Moustier et M’Baye, 1999 ; Scheromm et al., 2014), rend compte de son renouveau, de la diversité de ses acteurs et d’un continuum de formes, allant des jardins collectifs aux exploitations marchandes classiques (Nahmias et Le Caro, 2012).

Alors que la littérature francophone sur l’agriculture urbaine met traditionnellement l’accent sur le raccourcissement des chaînes de production à travers le développement des circuits courts, ou encore sur la fonction écologique de ces espaces agricoles (Lamine et Deverre, 2010), nous proposons de nous pencher sur un aspect moins étudié du métabolisme alimentaire urbain : l’alimentation des personnes en situation de migration, dont l’accès à des produits culturellement appropriés peut s’avérer problématique.

S’intéresser à ce que mangent les migrants mène à analyser l’agriculture urbaine au prisme de la justice alimentaire.

Issue du food movement alternatif des villes nord-américaines (Paddeu, 2012), cette notion s’entend a priori comme la répartition équitable dans les modes de production et de distribution des ressources alimentaires sur un territoire donné (Gottlieb et Joshi, 2010).

Cette situation n’est pas atteinte partout ni pour toutes les populations. Dans les métropoles, les injustices alimentaires sont criantes, notamment quand on regarde les populations souffrant de problèmes d’insécurité et d’accessibilité alimentaires – populations défavorisées, minorités, migrants et populations immigrées (Alkon et Agyeman, 2011).

L’agriculture urbaine, considérée sous l’angle de la justice alimentaire, répond alors à des enjeux combinés d’environnement, de santé publique, de nutrition, ainsi que d’inégalités raciales, de classe et de genre selon la terminologie nord-américaine (Slocum et al., 2016). »

B2 - Au niveau local

B2-1 - Modalités du retour des villes dans la gouvernance alimentaire. L’exemple de la région urbaine lyonnaise

Urbanités N° 10 « Ce que mangent les villes », 6 avril 2018, Caroline Brand

L’article au format PDF

« À l’aune de crises multiples (sociales, économiques, écologiques, urbaines), les collectivités locales redécouvrent la fonction essentielle de « se nourrir ». Si jusqu’à la fin du 19ème siècle le « maire nourricier » (Bourguinat, 2008) était garant du bon approvisionnement de la cité, la gouvernance du système alimentaire a été en en partie transférée aux échelons nationaux et internationaux et aux acteurs privés du système agroalimentaire.

On a ainsi pu observer une forme de désengagement dans le sens où les villes interviennent encore sur le système alimentaire mais pour des motifs éloignés de la seule fonction nourricière des activités soutenues. La reconstruction d’un « regard nourricier » n’est pas évidente (Brand, 2015).

Mais les changements en cours laissent à penser que les territoires seront amenés à prendre date avec ce rendez-vous longtemps oublié, qui ressurgit aujourd’hui sous de nouvelles formes, notamment dans le cadre des enjeux liés au processus de métropolisation, aux réformes territoriales ou au développement durable (Brand 2015 ; Brand 2017 ; Billion, 2017, Hochedez, 2017).

À travers l’étude du processus de mise à l’agenda de la question alimentaire dans la région urbaine lyonnaise1 , cet article dresse un panorama des modalités du retour des villes dans les mécanismes de régulation du système alimentaire et des difficultés qui se posent. »

C - Tissu urbain, Urbanisme opérationnel

C1 - Mobilités urbaines

C1-1 - La voiture autonome ou comment répondre aux défis des mégacités dès aujourd'hui

La Tribune, Sébastien Brame, Clarion Europe, 9 avril 2018

« Pollution, bruit, densité du trafic... à l'heure où toutes les mégapoles se voient obligées de remettre en question le « tout-automobile », il semble paradoxal d'imaginer quelque avenir pour ce mode de transport. Or, l'enjeu de la mobilité n'est pas seulement de désengorger les villes, mais de le faire sans isoler les campagnes. La voiture « semi-autonome », fiable et sûre, fait partie de la solution. »

C1-2 - An analysis of the effects of suburban densification on vehicle use for shopping: Do existing residents respond to land-use changes in the same way as recent movers?

Journal of Transport Geography, volume 68, avril 2018, pp. 193-204, Yongsung Lee, , Subhrajit Guhathakurta

« Studies examining the influence of smart growth and compact development on travel behavior often focus on a limited subgroup of the population: those who have recently moved from one neighborhood to another. Despite the substantial proportion of existing residents in the population, their responses to land-use changes have not been thoroughly studied. To address this gap in the literature, this study compares two groups of suburban residents in the Atlanta metropolitan area: a treatment group whose neighborhoods experienced increases in density, land-use mix, and street connectivity and a control group whose neighborhoods did not experience such land-use changes. After correcting for self-selection, this study reveals that residents in the treatment group who relocated to suburban neighborhoods before land-use changes drove more miles for household maintenance activities than their control group counterparts in other suburban neighborhoods. The same households, however, drove substantially less for subsistence activities (e.g., commutes to school and work), which more than compensates for the moderate increase in vehicle miles traveled for household maintenance. These findings suggest that increased residential density and land-use mix in older suburbs contributes to a reduction in automobile vehicle miles traveled. »

C1-3 - Bâle, un fait métropolitain entre frontaliarités ferroviaires et transfrontaliarité mobile

Revue Géotransports 2016, N° 8, Joël Forthoffer, expert ferroviaire, Comité International des Transports, Berne

« Son industrie chimique, pharmaceutique et sa concentration sur les sciences de la vie ont fait de Bâle une métropole au rayonnement mondial qui lui confère une croissance économique soutenue.

Le développement des infrastructures de transports contribue à ce succès : navigation sur le Rhin, axe de transit ferroviaire Nord-Sud, transports aériens avec sa plate-forme internationale.

Son dynamisme attire aussi bien les hommes d’affaires que les travailleurs frontaliers des régions voisines.

Partie intégrante de son rayonnement, la question de la mobilité au quotidien avec les interactions sur les transports ferroviaires transfrontaliers demeure au cœur des réflexions de l’aire métropolitaine de Bâle. Aussi, la réflexion s’intéresse à l’organisation des systèmes ferroviaires à l’échelle de la région transfrontalière et examine les différences d’approches territoriales. »

C1-4 - Une méthode pour la délimitation des aires métropolitaines. Application au système urbain espagnol

Cybergeo : European Journal of Geography [En ligne], Aménagement, Urbanisme, document 852, mis en ligne le 30 avril 2018,

Jose Maria Feria Toribio, Gwendoline De Oliveira Neves et Claudia Hurtado Rodriguez

« L’article propose une méthode détaillée pour délimiter les aires métropolitaines espagnoles à partir de la variable mobilité « domicile-travail ». Cette méthodologie est fondée sur une trajectoire longue et consolidée au regard des expériences internationales comparées. Elle est appliquée ici aux données du recensement de 2011. La contribution de l’article porte sur deux questions : tout d’abord l’explication et la discussion en détail de toutes les étapes et décisions prises dans le processus de délimitation puis une comparaison entre les résultats obtenus et ceux produits par la délimitation de l’OCDE et de l’INE-Urban Audit. Les conclusions démontrent à la fois la robustesse du processus méthodologique adopté pour la délimitation des espaces métropolitains mais aussi la nécessité d’ajouter des données de nature morphologique afin de considérer les nouvelles formes et organisations des espaces métropolitains contemporains. »

C2 - Foncier, densité, étalement urbain

C2-1 - « Faire métropole » : pratiques spatiales des périurbains et formes ordinaires de la métropolisation dans l’aire urbaine de Tours (France)

Géocarrefour [En ligne], 92/4 | 2018, Laurent Cailly et Baptiste Pourtau, mis en ligne le 24 avril 2018

« Cet article appréhende la fabrique d’un territoire métropolitain et la complexité de ses formes à partir des pratiques quotidiennes et des représentations de l’espace des habitants périurbains de l’aire urbaine de Tours (491 000 hab. en 2014). Partant de l’hypothèse que les acteurs ordinaires contribuent de manière décisive aux dynamiques métropolitaines, il examine plus spécifiquement deux éléments de ce processus d’organisation : d’une part, les agencements spatiaux issus de la mobilité périurbaine, notamment les logiques de périphérisation, de sectorisation et d’articulation des espaces de vie ; d’autre part, les agencements temporels de la mobilité périurbaine qui contribuent à dessiner, à l’échelle de la métropole, une carte des « rythmes de vie ». Ces dynamiques spatio-temporelles de la mobilité périurbaine permettent d’identifier une diversité de « types » qui définissent autant de manières de faire métropole et complexifient ainsi singulièrement la lecture (et la compréhension) de son organisation spatiale. »

C3 - Ville intelligente

C3-1 - Informatique wikipedia. (version originale consultable sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique.)

Version extraite le 4 novembre 2010

 « L´informatique - contraction d´ infor mation et auto matique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des machines telles que les ordinateurs, les consoles de jeux, les robots, etc. »

C3-2 - Les algorithmes d’apprentissage pour l’aide au stationnement urbain

(notice bibliographique)

Asma Houissa, Thèse de doctorat en Informatique, Soutenue le 15 mars 2018 à Paris Saclay, dans le cadre de Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication, en partenariat avec Données et algorithmes pour une ville intelligente et durable (DAVID) (laboratoire) et de l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

« L’objectif de cette thèse est de développer, d’intégrer et de tester une nouvelle approche algorithmique d’aide au stationnement dans les centres urbains.

Considérons différents types d’infrastructures déployées allant de la détection des entrées/sorties des véhicules jusqu'à la variation dans le temps du nombre de places de stationnement disponibles dans chaque portion de rue, nous montrons qu’il est possible de proposer une méthode efficace qui détermine un itinéraire qui minimise l’espérance de temps pour trouver une place de stationnement disponible et de prédire la disponibilité des places de stationnement.

Pour cela, la zone urbaine choisie sera donc considérée comme un ensemble de ressources de stationnement (segments de rues).Nous modélisons d’abord cette zone urbaine par un graphe où les sommets désignent les carrefours et les arcs représentent les portions de rues. Les paramètres essentiels pour notre modèle de réseau urbain sont la capacité de stationnement et le temps de parcours des portions de rue.

L’originalité et l’aspect innovant de notre approche s’appuient sur deux principes.

Le premier principe concerne le guidage comme une ressource : il ne s’agit pas de guider vers une place libre mais de proposer un parcours qui optimise l’espérance de temps de trouver une telle place. Pour cela nous déterminons dans une zone centrée sur une destination donnée, le parcours à effectuer par un véhicule pour minimiser son espérance de temps de trouver une place destationnement le plus rapidement possible.Ainsi nous avons mis en œuvre un algorithme d’apprentissage par renforcement basée sur la méthode LRI (Linear Reward Inaction) et la méthode Monte Carlo pour minimiser l’espérance de temps de trouver une place de stationnement en zone urbaine.Nous avons comparé cet algorithme avec une approche globale basée sur l’évaluation arborescente à profondeur bornée.

Le second principe repose sur la prédiction des places de stationnement disponibles par périodes de temps homogènes où on ne s’intéresse pas à une place de stationnement en temps réel mais aux places de stationnement par zones. Il s’agit alors pour le système de pouvoir prédire le potentiel de places libres dans chacune des ressources pour les prochaines périodes.

On ne vise donc pas ici la prédiction de la disponibilité de chaque place ; chaque ressource sera considérée comme une zone de stockage dont la disponibilité sera établie en grande partie en fonction des flux d’entrée et de sortie de la portion. Pour ce principe, nous avons donc déterminé par algorithmes de calculs et d’apprentissages la probabilité qu’il y ait au moins une place libre pour stationner dans un tronçon de rue pour un créneau de temps donné. Les principales données nécessaires pour effectuer ces calculs sont les séries temporelles d’entrée sortie de chaque véhicule aux intersections des rues et les variations des places de stationnement au cours du temps.Nous avons évalué les performances de notre approche par simulations sur des données générées aléatoirement et des données réelles obtenues sur un quartier de Versailles. » 

C3 -3 - Smart City : quelle intelligence pour quelle action ? Les concepts de John Dewey, scalpels de la ville intelligente

Quaderni [En ligne], 96 | Printemps 2018, mis en ligne le 15 mai 2020, Marc Chopplet

« John Dewey (1859-1952), philosophe de l’école pragmatique nord-américaine propose des définitions de l’intelligence, des données, de la connaissance orientées vers l’action que l’on retrouve dans les problématiques de la Smart City. Cet article confronte les discours et les conceptions de la ville intelligente à cette clé de lecture. Cette approche, décentrée par rapport aux travaux habituels sur la Smart City, permet une analyse des convergences comme des écarts où se jouent les questions de l’agir créatif, de la démocratie, de la technologie et les stratégies des différents acteurs publics et privés. »

C3-4 - Comment analyser les smart cities ?

Netcom [En ligne], Notes de recherche, Nicolas Rio,  mis en ligne le 28 mai 2018

« Alors que la notion de « smart cities » est en passe de devenir le nouveau mot d’ordre de l’action publique urbaine, les chercheurs s’accordent sur la nécessité d’en déconstruire le caractère équivoque et incantatoire par une analyse plus empirique de ses déclinaisons concrètes.

Mais par où commencer ? Par qui et comment la notion de ville intelligente et ses implications urbaines se laissent-elles entrevoir ? Sans prétendre apporter une réponse définitive à ce chantier de recherche, cette note scientifique vise à proposer quelques pistes d’exploration2. Revenant sur le risque d’aborder la smart city sous le seul prisme des « territoires démonstrateurs », nous faisons l’hypothèse que la ville saisie par le numérique se caractérise aussi et avant tout par le passage de l’infrastructure aux services. Ce qui nous conduit à mettre l’accent sur la recomposition des acteurs de services urbains et sur l’évolution de leurs modèles économiques. »

C4 - Planification urbaine et environnementale, Prospective

C4-1 - Décliner la Trame verte et bleue dans les PLUI : guide pratique

Environnement-Paysage, AUDAP (Agence d’urbanisme Atlantique & Pyrénées – Bayonne), mai 2018

« La Trame Verte et Bleue (TVB) est entrée dans le langage courant de l’aménagement du territoire. En l’introduisant dans les codes de l’environnement et de l’urbanisme, le législateur invite à penser collectivement et à différentes échelles la préservation des espèces et des espaces naturels, dans un jeu à somme positive. »

C4-2 - Le plan local d’urbanisme à l’épreuve de la hiérarchie des normes

Hal archives-ouvertes, Droit, Université de Lyon, Driss Bouya, 2017, publié le 24 mai 2018

« Le PLU fixe, dans le respect de la hiérarchie des normes, les règles d’utilisation du sol sur son territoire. Cette hiérarchie est constituée par un ensemble de normes et principes dont le nombre n’a cessé de s’alourdir depuis la décentralisation. Bien que de nature différente, ces normes s’imposent toutes, à quelques exceptions près, de la même façon au PLU. Ce dernier doit être compatible avec leurs dispositions. Cet agencement, apparemment cohérent, dissimule de nombreuses imperfections. Les normes supérieures non moins générales, peuvent aussi s’exprimer dans des termes précis, mixant élasticité et rigidité, précision et imprécision, certitude et incertitude,... Les rapports normatifs, du fait de leur imprécision, transmettent non seulement la validité déterminée par l’ordre supérieur mais aussi les incertitudes affectant ce dernier. Ils n’excluent pas la possibilité d’intensification qui pourrait aboutir à la conformité ni celle d’un affaiblissement aboutissant à une simple prise en compte. Il revient alors au PLU de tempérer ces excès de rigueur ou de mollesse et d’en ressortir des règles intellectuellement accessibles, relativement stables et juridiquement sécurisées. Mais, l'exercice est très délicat et préoccupe les communes qui ne peuvent adopter une interprétation totalement conforme à l’esprit de la norme supérieure sans échapper à la reproduction, au niveau du PLU, de l’ambiguïté qui caractérise cette norme.(…). »

C4-3 - Financement des équipements publics : quels outils pour accompagner l’effort de construction ?

Institut d’aménagement urbanistique d’Île-de-France, Cocquière Alexandra, Jingand O’hanna, avril 2018

« La présente étude propose de faire un état des lieux des différents modes de financement des équipements publics relevant pour l’essentiel de la compétence des communes et des intercommunalités :

 sous l’angle de la fiscalité de l’urbanisme, des participations des aménageurs ou/et des constructeurs, et de certaines aides publiques,

 principalement du point de vue des collectivités maîtres d’ouvrage.

L’objet de cette analyse se concentre sur les équipements publics accompagnant le développement et le renouvellement urbains sur le plan local. Ne sont donc pas abordés les équipements d’envergure tels que les infrastructures de transport ou les grands équipements sportifs ou de santé, par exemple.

Une enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de communes et intercommunalités franciliennes afin d’appréhender la pratique des différents outils de financement des équipements publics et les difficultés rencontrées à l’occasion de celle-ci.

Après un préambule contextualisant la question du financement des équipements publics au regard notamment des compétences des collectivités, de l’évaluation des besoins mais aussi des politiques urbaines, et présentant l’enquête sus-évoquée, quatre outils seront développés :

 la fiscalité de l’urbanisme ;

 les participations dans les zones d’aménagement concerté ;

 le projet urbain partenarial ;

 les aides publiques. »

D - Qualité de la vie, qualité de la ville, santé

D1 - Qualité de vie, santé

D1-1 - Year Book Santé et environnement, rubrique « Milieu de vie », section « Urbanisme »

ERS - Environnement Risques Santé et John Libbey Eurotext , « Year Book »

a) « Les analyses d’articles 2018, 2017 et 2016 sur le sujet » :

-Exposition des écoliers aux polluants et au bruit du trafic et problèmes comportementaux

- Impact sur la mortalité de cinq facteurs nuisibles à la santé des citadins

- À quelle « dose » la nature est-elle bonne pour la santé ?

- Œuvrer pour l’équité en santé en milieu urbain

- Typologie des réponses sanitaires à l’introduction d’une ligne à haute tension

b) - URBANISME FAVORABLE À LA SANTÉ : synthèse publiée le 1er avril 2017

« Thématique réinvestie en France depuis le début des années 2010, l’urbanisme favorable à la santé enthousiasme de nombreux acteurs mais les défis liés à sa mise en œuvre restent nombreux.

Ni l’urbanisme, ni la santé ne sont des concepts aisés à définir. Le panel de leurs représentations est large et ils sont tous deux des champs multidisciplinaires complexes. L’urbanisme de planifi­cation, l’urbanisme opérationnel, l’aménagement du territoire, la promotion de la santé, la santé environnement, le système de santé, etc. sont autant de champs professionnels et académiques dans lesquels évolue, souvent de façon cloisonnée, une multitude d’acteurs. Agir pour un urbanisme favorable à la santé nécessite de rapprocher ces secteurs qui se sont éloignés au cours du temps. »

c) Les analyses d’articles sur le même sujet :

- Espaces verts et santé mentale dans une population âgée

- Réduire les inégalités de santé : le rôle des espaces verts urbains

- Arbres en ville et santé : étude transversale à Toronto

- Vers des villes plus saines

- Bénéfices des modes de déplacement actifs versus risques de l’exposition à la pollution atmosphérique

- Fukushima : impact de l’évacuation sur l’état de santé des populations

- Brassage de population et leucémie infantile : étude nationale suisse

- Variations à court terme des niveaux de dioxyde d’azote et mortalité à Paris : influence des niveaux socio-économique et de pollution du quartier

- Effets bénéfiques et néfastes des espaces verts pour la santé des enfants

E - Architecture

E1 - Ecoquartiers

E1-1 - MÉMOIRE DÉPOSÉ DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE PLAN D’ACTION DU PLAN SPORT & PLEIN AIR URBAINS DE LA VILLE DE MONTREAL : Un réseau de ruelles sécuritaires, vertes et actives pour favoriser le jeu libre et la socialisation à Montréal

« Regroupement des écoquartiers », présenté à la Ville de Montréal le 1er mai 2018, consulté en ligne le 8 juin 2018

« Le Regroupement des écoquartiers (REQ) salue la démarche de consultation

publique entreprise par la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports et portant sur le projet de Plan d’action du sport et du plein air urbains de la Ville de Montréal intitulé «Créer des initiatives de design actif».

Nous sommes heureux d’apporter notre contribution à cette réflexion qui se veut complémentaire à notre mémoire «La ruelle verte pour un mode de vie physiquement actif dans l’espace urbain commun» soumis le 22 janvier 2013 de réponse à l’examen public «Montréal, physiquement active».

Le REQ présente dans ce mémoire une série d’arguments fondés sur des recherches scientifiques récentes et des observations effectuées au fil de nos projets dans les ruelles de Montréal.

Nous soutenons que le réseau de ruelles de Montréal présente un potentiel immense pour favoriser l’activité physique, particulièrement chez les jeunes de 2 à 8 ans. Les ruelles atteignent leur plein potentiel lorsqu’elles sont aménagées, vertes et sécuritaires.» 

E2 – Réhabilitation urbaine, Bâtiment ou architecture innovante

E2-1 - (A Paris) : Habiter mieux, habiter plus au Pavillon de l'Arsenal

Up magazine, Rédaction, 11 Avril 2018

« Il s’invente aujourd’hui à Paris de nouvelles architectures du logement. Ces immeubles collectifs à peine livrés ou encore en projet explorent par nécessité ou opportunité des situations urbaines inédites. Ce faisant, ils questionnent les formes traditionnelles de l’habitat et leur fabrication.

Certains expérimentent également des stratégies de construction décarbonées, d’autres anticipent les modes de vie de demain ou interrogent la notion même de propriété. Il faut construire mieux et consommer moins, pour habiter plus et habiter mieux.

A découvrir au Pavillon de l’Arsenal jusqu’au 2 septembre 2018. »

F – Energie

F1 - Outils de lutte contre le gaspillage énergétique

F1-1 - Les actes de la rencontre : "Les territoires au coeur de la transition énergétique "

AUA Toulouse,10 avril 2018

« Deux regards complémentaires sont proposés : celui de la prospective, pour comprendre le contexte général et saisir les enjeux d’avenir de l’implication des territoires dans la transition énergétique ; celui de l’opérationnalité, de la mise en perspective de l’engagement attendu des territoires, en donnant à voir de nouveaux modes de faire, des partenariats et des expériences concrètes.

Les actes proposent une synthèse des réflexions apportées lors de la rencontre, qui vont venir alimenter nos pratiques professionnelles et les politiques publiques.Cet évènement a été organisé dans le cadre du partenariat AC/TE. Avec ce projet initié fin 2016, l’agence propose à ses membres un espace de ressources, croisant analyses, expertises, évaluations mais aussi modélisation, planification stratégique et action territoriale sur un sujet désormais incontournable. »

F1-2 - Recherche au Service de la Transition Energétique : villes et territoires durables (urbanisme, systèmes énergétiques, sols). Journées R&D ADEME / ANR les 4 et 5 juin 2018 au Palais des congrès à Issy-les-Moulineaux

Ademe, juin 2018, 60p., réf. 010601, synthèse / Télécharger en PDF

« Ce document présente les travaux de recherche en cours et les résultats obtenus et valorisables financés par l'ADEME ou l'Agence nationale de Recherche dans le cadre d'actions de mise en oeuvre de la transition énergétique dans les villes et territoires durables (urbanisme, systèmes énergétiques, sols).
Pour chacun des projets de recherche sont présentés :

  • le contexte et les objectifs,

  • méthodes de travail

  • les principaux résultats et perspectives

  • l'état d'avancement du projet

  • les résultats obtenus et éléments de valorisation

  • personne contact.

Les projets présentés sont : ACOSSEnR, ASCENS, EnRSim, EUREQUA, ISORC, JASSUR, MAPUCE, MARITEE, MESH, MUSE, NEST-TERR, Oasisurbaine, OPENEC, OPTIMISME, » OVALEC, PANDORA, PILC, PROGRES, PULSE-PARIs, SEMOIRS, SIGOPTI, SOFT, SYRACUSE. »

G – Comment s’abonner à cette veille ?

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Merci de mettre en copie : Patricia.Graczyk@cerema.fr