Cette journée a été organisée pour permettre à la communauté d'acteurs produisant et utilisant les données des états de mer d'échanger et partager les avancées, projets et travaux dans ce domaine. Ce rendez-vous qui a lieu tous les deux ans répond à trois principaux constats :
- L'émergence de besoins nouveaux, notamment en zone côtière, parfois sur des périodes courtes, pour la gestion portuaire, les ouvrages, la recherche, l’EMR, l’alerte ou la gestion du littoral.
- Une diversité croissante de technologies, offrant des données très différentes – capteurs in situ, radars, lidars, satellites, modèles, réanalyses… – avec des limites et complémentarités qu’il faut savoir comprendre pour faire les bons choix.
- Une diversité d’acteurs, publics et privés, travaillant sur des domaines très différents, la modélisation numérique ou physique, l’observation satellite ou in situ, mais toujours en rapport avec les états de mer.
Une diversité de sources de données complémentaires, une variété d'applications
Il existe des données d’états mer issus des modèles numériques, de l’observation satellite, de l’observation in situ.
Les modèles numériques de prévision servent pour la prévision des vagues (vigilance vagues submersion entre autres). Les modèles numériques de simulation rétrospectives permettent de constituer de longues séries de données de qualité pour calculer des données moyennes ou des valeurs extrêmes pour les études. C’est souvent le résultat final exploité, avec de belles images, un maillage serré sur toute la zone d’étude, et une couverture temporelle importante. Mais le résultat ne vaut rien s’il n’est pas calé par l’observation satellite et l’observation in situ. Sachant que l’on ne dispose par partout de point de calage, les modèles peuvent différer entre eux, d’où l’importance de les comparer entre eux. Les présentations 9 à 11 présentent les trois bases de données de référence pour la métropole de simulation rétrospectives. L’objectif ici était de montrer qu’elles existent, comment on y accède, et de discuter de leurs limites.
L’observation satellite est essentielle pour caler les modèles car cela permet d’avoir des points de calage sur l’ensemble du globe. Par contre comparer à la mesure in situ l’information sur les états de mer est réduite, on ne dispose pas ou peu d’information en très proche côtier, et le satellite se déplace donc on n’a pas un suivi continu des tempêtes en un point donné. Les présentations 7 et 8 montrent une illustration des données satellites disponibles, ce que on peut en tirer en termes d’information sur les états de mer, ce que ça vaut comparer à la mesure in situ.
La donnée de référence par excellence est l’observation in situ, pour caler l’observation satellite et les modèles numériques. Par contre le nombre de point de mesure est très limité, et du fait des contraintes en mer (risque de collision ou de section de la ligne de mouillage par le trafic maritime, accès aux sites de mesure compliqué), le matériel est sujet à des pannes de longue durée. Selon les conditions de sites (distance à la côte, profondeur, bathymétrie, courant, trafic maritime …) les techniques de mesure in situ sont très différentes avec des limites d’utilisation différentes. Les présentations 3 à 6 présentent les réseaux de référence (3 Maroc, 5 à 6 France). Les présentations 12 à 15 présentent des systèmes de mesure multi-capteurs déployés pour des configurations particulières
Objectifs de la journée :
- Illustrer les différents domaines d’application des états de mer dans les différents domaines :
- Sur les problématiques de submersions marines : Présentations 16 à 19
- Sur le dimensionnement d’ouvrage d’art : Présentation 13 à 15
- Sur le suivi du trait de côte : Présentation 12
- Sur les énergies renouvelables : Présentations 20 à 22
- A noter pas d’illustration pour la sécurité de la navigation, l’activité portuaire et le suivi environnemental => objectifs de la journée 2027 (tout couvrir)
- Faire un état de l’art des sources de données disponibles et montrer leur complémentarité :
- Sur le centre de données nationale sur la mer qui chapote tous les centres de données dédiés à un réseau d’observation ou un modèle : présentation 2
- Sur l’observation in situ : présentations 3 à 6
- Sur l’observation satellite : présentations 7 à 8
- Sur les modèles de réanalyses : présentations 9 à 11
- Sur les modèles de prévision : présentation 18
- Dresser un panorama de l’étude des états de mer en France avec les actualités des principaux acteurs du domaine ;
- Réunir les principaux organismes travaillant sur les états de mer pour favoriser les synergies
- Rendre accessible les savoirs aux services du littoral
- Faire le lien entre les chercheurs, les bureaux d’études et les services du littoral qui ont besoin de la donnée
Les interventions :
1/ Ouverture
S. Dupray – Directeur de la direction technique Cerema Risques Eaux et Mer
Les jeux de données
2/ Données de vagues dans ODATIS
J.-F.Piollé – Ifremer
L’observation in situ
3/ Le réseau national marocain des bouées houlographes et des stations marégraphiques, état des lieux en 2025 et perspectives de développement,
M.Elaichati – ANP Maroc
4/ Mesures en mer par le Centre de Météorologie Marine (DSO/CMM)
C.Guillerm – Météo-France
5/ Candhis : présentation et nouveautés
X.Kergadallan – Cerema
6/ Caractérisation avancée des spectres directionnels d'états de mer par décomposition en systèmes de vagues élémentaires
Application aux mesures CANDHIS (code PADINES) et aux simulations numériques (code TOMAWAC)
M.Benoit , T.Fouquet – EDF
L’observation satellite
7/ Exploitation des données CFOSAT, une comparaison satellite/ bouée avec les mesures du réseau CANDHIS
J. Le Goff – Shom
8/ Utilisation conjointe Sentinel1-SWIM-SWOT pour le suivi des houles de leur zone de génération jusqu'aux cotes
F. Collard – OceanDataLab
Les réanalyses
9/ Modélisation des tempêtes dans l’Océan Atlantique Nord-Est dans la base d’états de mer ANEMOC3 et comparaison aux mesures de bouées CANDHIS
M.Tèles – EDF
10/ Resourcecode : état des lieux et perspectives
N. Raillard – Ifremer
11/ HYWAT/MEDIWAT : 2 rejeux à haute résolution sur les côtes françaises - Exemples d'utilisation dans le contexte EMR
T. Faidherbe et C. Labarthe – Shom
La mesure des vagues
12/ Apports de la technologie lidar pour le suivi hydrodynamique et morphologique des systèmes littoraux
K.Martins – Université de La Rochelle
13/ Mesure de vagues aux abords de digues portuaires
E.Droniou – Dynamocean
14/ Plateforme de prédiction opérationnelle des états de mer pour le chantier de protection contre la houle de Fort Boyard
Y. Stassen – ETPO, F. Girard Becq et O. Raillard – Actimar
15/ Analyse de l'impact de vagues extrêmes sur la digue de l'Artha (St Jean de Luz)
H. Demare – SIAME
Les risques de submersion marine
16/ Utilisation des observations des vagues pour la modélisation à Météo France
A.Dalphinet – Météo-France
17/ Tempête Ciaran, à quoi a t-on échappé !
E. Balcon – Météo-France
18/ Utilisation des houlographes à Météo France : prévision expertisée
S. Liquet – Météo-France
19/ Accélérer la modélisation spectrale des vagues en zone côtière avec la super-résolution
J. Kuehn – SUEZ
Les énergies marines renouvelables
20/ Impact du changement climatique sur les états de mer : quelles conséquences pour l’éolien offshore ?
Y. Kervella – France Energies Marines
21/ Application de la méthode IFORM pour le calcul des contours environnementaux sur le site SEM-REV à partir des données de modèle (Resource Code) et de mesures
O. Thilleul – Fondation OpenC
22/ Paimpol Brehat test site: Correlation measure / model Wave statistics and extreme for ebb and flow
O. Thilleul – Fondation OpenC
