29 juin 2018
Visualisation depuis un véhicule autonome
Le projet SURCA (« sécurité des usagers de la route et conduite automatisée ») a été lancé le 1er juin en présence des partenaires : Cerema, Ifsttar, Vedecom, le LAB et le Ceesar. Il vise à améliorer la sécurité des véhicules autonomes, grâce à une analyse des interactions entre véhicules autonomes et autres usagers. Des recommandations concernant plusieurs thématiques liées à la sécurité des véhicules autonomes seront formulées à la fin du projet.

Le projet vise trois objectifs principaux :

  • Identification des scénarios d’interactions entre Véhicule Autonome (VA) et les autres usagers de la route.
  • Etude de l’impact de la posture des occupants du VA sur le risque lésionnel.
  • Un volet sur les personnes âgées.

Les véhicules autonomes visent à être plus sûrs que les conducteurs dans les situations accidentelles. Il convient toutefois qu’ils agissent aussi bien que les conducteurs actuels dans les situations normales et dans les situations critiques non accidentelles.

Le projet bénéfice notamment des résultats issus de projets de recherche précédents comme SVRAI ou DYMOA, auxquels a participé le Cerema. Le travail est décomposé en plusieurs Work package (WP).

 

établir la typologie des comportements des usagers

Infographie d'un carrefour avec des piétons et un véhicule autonomeD’abord, le projet s’attachera à dresser un état de l’art sur les comportements et interactions entre les différents types d’usagers. : analyse d’études sur les piétons, comportement aux carrefours à feux, interactions avec les deux roues motrices, méta analyse des études sur la reprise en main et la formation…

Une synthèse des types d’accidents sera ensuite réalisée, à partir de la littérature disponible et des bases de données d’accidentologie. Différents scénarios d’intérêt seront sélectionnés en fonction des interactions entre les véhicules autonomes et les autres usagers (piétons et cyclistes, véhicules classiques, deux roues), avant d’être analysés.

Ces actions, regroupées dans un même WP  dont le Cerema assure le pilotage, seront complétés par des travaux portant sur :

  • l’identification les nouvelles postures probables lors de la conduite autonome,
  • l’estimation de l’effet de l’introduction du véhicule autonome sur la survenue d’accidents corporels.

Un autre WP portera sur l’enrichissement de bases de données existantes issues d’expérimentations en conduite naturelle ou d’observations bords de voie et l’extraction des scénarios pertinents, mettant en jeu les interactions entre véhicules et autres usagers.

 

Quels besoins en termes de sécurité, pour l’introduction des véhicules autonomes ?

Ces données sur les différents types d’interactions seront modélisées, afin d’alimenter des outils de simulation des interactions entre véhicule autonome d’une part  et véhicule conventionnel, deux roues motorisés, piétons et vélos d’autre part.

Dans ce volet du projet qui sera traité au sein de trois WP, le Cerema effectuera l’analyse des interactions entre les véhicules autonomes et les autres usagers, en se concentrant sur certaines conditions de conduite : entrecroisements, intersections, zone de chantier, circulation inter-file des deux roues motorisée, traversées de piétons, cheminement de cyclistes….

Un autre volet du projet (auquel le Cerema ne participe pas) vise à étudier, par simulation, les  impacts des différentes postures des occupants des VA (conducteur et passagers) sur le risque de lésions.

Le huitième volet du projet, dans lequel le Cerema sera impliqué, portera sur l’analyse des besoins spécifiques des usagers âgés et l’acceptabilité des véhicules automatisés. Cela, via une analyse des besoins et la mesure de l’acceptabilité, ainsi qu'une évaluation des bénéfices et limites de l’utilisation d’un véhicule automatisé pour la population des conducteurs âgés : le Cerema va donc étudier d’une part la capacité des conducteurs âgés à reprendre le contrôle du véhicule sur un simulateur de conduite, d’autre part l’acceptation sociale des véhicules autonomes chez les conducteurs âgés.

Enfin, un dernier WP  aura pour objectif de proposer des recommandations, sur différents points :

  • les besoins de communication du véhicule autonome en phase active avec les autres usagers
  • les postures acceptables selon les systèmes de retenue
  • les compléments de formation des conducteurs
  • les effets de l’introduction des VA
  • les besoins des conducteurs âgés

Le projet bénéficie de financements  provenant de la dévolution de la Fondation sécurité routière et de la Délégation à la sécurité routière. Sa durée est de 42 mois.