Le Cerema dispose, sur le sujet des bâtiments scolaires, d'une vision globale, à la croisée de différents enjeux : aménagement des cours d'école, sécurisation des abords, rénovation et actions de sobriété, accessibilité et qualité des environnements intérieurs.
Avec ce livret, issu d'un travail de recherche et capitalisation des différentes solutions existantes pour adapter les bâtiments scolaires à la chaleur, le Cerema vulgarise et met à disposition des élus et techniciens de collectivités, les pistes d'actions et leviers mobilisables dès maintenant pour lutter contre la surchauffe dans les établissements scolaires.
S'inspirer du bioclimatisme
Face à la chaleur, la première réponse consiste à agir avec le bâtiment, et non contre lui. Le bioclimatisme invite à tirer parti de l’environnement, de l’orientation et des ressources disponibles pour limiter les surchauffes. Cela signifie penser l’école dans son ensemble, en reliant le bâtiment, la cour, les abords et les cheminements. Pour les collectivités, cette approche a un avantage majeur : elle permet de construire des solutions cohérentes, durables et adaptées au contexte local.
Aménager la cour et ses abords
La cour d’école est un levier d’action immédiat et visible. Trop souvent minérale, elle stocke la chaleur et aggrave le ressenti en période estivale. La végétalisation permet de créer des zones d’ombre, de rafraîchir l’espace et d’améliorer le confort des enfants comme des équipes. Différents leviers sont possibles : désimperméabiliser, intégrer l'eau de pluie, végétaliser la cours et les bâtiments, installer des voiles d'ombrage, etc.
Agir sur le bâtiment
L’école doit aussi être protégée de la chaleur à sa source. Cela passe notamment par des interventions ciblées sur le bâtiment afin de ne pas laisser entrer la chaleur : mieux protéger les façades exposées, limiter les apports de soleil, traiter les toitures et réduire les points de surchauffe. L'évacuation de la chaleur accumulée en journée par le rafraîchissement nocturne est également un levier à prendre en compte, tout comme l'amélioration du ressenti thermique, par l'installation de brasseurs d'air par exemple.
Pour les collectivités, l’enjeu est de choisir les solutions les plus utiles au bon endroit. Certaines répondent à l’urgence, d’autres s’inscrivent dans une stratégie plus durable.
Travailler avec les occupants, agir sur les usages
Les solutions techniques ne sont pas les seuls leviers à actionner pour lutter contre la surchauffe dans les bâtiments scolaires. Le fonctionnement quotidien de l’école joue un rôle déterminant. Ouvrir ou fermer les fenêtres au bon moment, manipuler les protections solaires, adapter les horaires, mieux utiliser les espaces disponibles : autant de gestes simples qui peuvent faire une vraie différence.
Cela suppose d’accompagner les occupants, et leur expliquer qu’ils ont un rôle à jouer dans l’amélioration du confort, par leurs pratiques.
