20 janvier 2026
Atelier avec les enfants
Cerema
Le Cerema a réalisé avec la commune de Clermont une étude préalable à la végétalisation de la cour d’une école primaire, avec des préconisations pour le réaménagement. Un travail collaboratif, fondé sur l’acculturation aux enjeux et solutions de désimperméabilisation et de végétalisation, qui a permis de réfléchir aux usages, à la résilience, aux besoins des élèves...

La collectivité a fait appel au Cerema pour répondre au besoin exprimé par l’équipe pédagogique de cette école de 258 élèves, de réduire l’impact des épisodes de chaleur dans la cour, orientée au sud, ainsi que dans les bâtiments. La cour est en effet très minérale et consacrée aux jeux de ballon, mais dispose d’atouts : elle est spacieuse (2700 m²) avec quatre grands arbres, et un espace de nature se trouve à côté.

 

Le diagnostic : écoute des besoins et réflexion collective

Vue avant et après d'une partie de la cour / Cerema

Le Cerema a réalisé pour la collectivité une étude préalable avec un diagnostic du site fondé sur la méthode AFOM qui vise à examiner les atouts, faiblesses, opportunités et menaces à court et moyen terme. Après un travail d’analyse des données et d’observation du Cerema, ce diagnostic a été mené en interrogeant les occupants. Il comprend trois volets : 

  • un volet bioclimatique réalisé à partir des données des instituts spécialisés (Météo France, BRGM, …),
  • un volet physique avec l’étude des documents mis à disposition par la commune et lors des différentes visites de la cour,
  • un volet d’usages mené avec l’observation des usages de la cour (cours de sport, récréations, temps du périscolaire) et des ateliers avec les usagers (enfants, adultes) pour décrire les usages de la cour.

Ce diagnostic d'usage a permis de prendre le temps pour comprendre les besoins et inquiétudes des uns et des autres lors de réunions et d’ateliers : équipe d’entretien, équipe pédagogique, péri-scolaire : les objectifs principaux étaient de réduire la chaleur et d’augmenter la place de la nature, sans entraîner trop de surcharge de travail en termes d’entretien. Les élèves (un atelier a été organisé avec des élèves ambassadeurs) étaient demandeurs de plus de végétal, d’endroits différenciés dans la cour ou encore de pouvoir faire classe dehors. Ils ont par exemple évoqué des nichoirs pour les oiseaux, un espace potager, une boîte à livres, un terrain de bille, l’envie de pouvoir manger des fruits, des bancs avec de l’herbe, la conservation de la piste cyclable...

Pour le Cerema, la transformation de la cour permet aussi de travailler sur ses usages par les enfants et les enseignants, et de rapprocher les enseignements de la nature : une part importante de ces ateliers consiste aussi à acculturer aux enjeux et défis du changement climatique, en apportant des informations adaptées à chaque âge. La place de la nature est en effet importante dans cette approche, avec la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature.

Les projections climatiques à l’horizon 2050 réalisées par Meteo France, partagées lors des ateliers et confirmant le ressenti global, montrent une forte probabilité d’augmentation des jours de chaleur et de forte chaleur, et davantage de précipitations en hiver.

Le travail d’écoute des différents acteurs a permis d’identifier les freins potentiels, les besoins, les propositions. Par exemple, les enseignants ont demandé à maintenir la possibilité de placer les élèves en rang par classe dans la cour, de pouvoir surveiller l’ensemble de l’espace, de pouvoir maintenir des activités comme la fête de l’école. 

Cette étape a permis à chacun de s’approprier le projet, et des propositions ont été faites, comme créer un préau ou une pergola, créer un espace calme, en herbe et ombragé, créer un carré de terre pour planter des aromates, installer des tables, des cabanes...

A ce stade, 3 problématiques ont été identifiées :

  • Le confort thermique
  • La gestion des eaux pluviales
  • L’utilisation de l’espace

Dans le dossier Ecoles de demain : toutes les actualités du Cerema

A lire aussi