19 juin 2020
Voie à 30 km heures à Grenoble
Grenoble Alpes Métropole
Pour favoriser un meilleur partage de l'espace public, la métropole grenobloise a initié la démarche "Métropole apaisée", dont l'évaluation a été réalisée par le Cerema qui a comparé la situation avant et après trois ans de mise en oeuvre.

43 communes en zone de circulation apaisée

panneau annonçant la zone apaisée à l'entrée de villeGrenoble Alpes Métropole est porteuse de la démarche "Métropole apaisée", qui se traduit notamment par :

  • des requalifications importantes de voirie et d'espaces publics, dont des opérations majeures dénommées "Coeurs de Ville, Cœurs de Métropole" ;
  • la mise en œuvre de plans en faveur des mobilités actives ;
  • la recherche d'un apaisement des vitesses facilitant partage de l'espace public et cohabitation des usages.

Dans ce cadre, dès septembre 2015, s'appuyant sur la Loi de Transition Énergétique pour une Croissance Verte de la même année, la Métropole a instauré un principe d'abaissement généralisé a 30 km/h de la vitesse maximale autorisée sur le territoire métropolitain.

43 des 49 communes ont rejoint la démarche et inversé courant 2016 la règle qui était alors de 50 km/h en agglomération, et l'exception, c'est-à-dire l'implantation de zones de circulation apaisée dans des périmètres circonscrits.

 

Une évaluation par le Cerema trois ans après la mise en oeuvre

Le Cerema a accompagné Grenoble Alpes Métropole pour évaluer la démarche. Pour cela, une méthodologie d’analyse multicritères a été élaborée et mise en œuvre. Celle-ci s’appuie sur une comparaison de données recueillies dans plusieurs temporalités (avant la mise en place du dispositif, après 1 an de mise en oeuvre, après 3 ans de mise en oeuvre), notamment :

  • des données quantitatives telles que les débits et vitesses des véhicules motorisés ;

  • les résultats d’une grande enquête qualitative menée auprès des usagers (automobilistes, piétons et cyclistes) ;

  • les travaux de l’observatoire de la sécurité des déplacements de la Métropole.

Après 3 ans de mise en œuvre conjointe à plusieurs projets de réaménagement sur le territoire métropolitain, les observations de cette démarche montrent :

  • Une baisse sensible des vitesses sur le territoire de la ville centre ;

  • Une accidentalité qui semble baisser, en nombre et en gravité, et les piétons particulièrement épargnés par les accidents ;

  • Des usagers des modes actifs qui plébiscitent la démarche et un ressenti des cyclistes qui s'est amélioré sur la durée de l'évaluation.

Le rapport détaillé de l'évaluation sera publié prochainement, et fournira les éléments pour mieux comprendre comment cette démarche a fait évoluer les pratiques de vitesses des usagers motorisés, comment elle a fait diminuer l'accidentalité notamment vis-à-vis des modes actifs, et comment elle a été comprise et acceptée des usagers.