10 mai 2021
compteur de vélos
Le Cerema, Vélo & Territoires et le Club des Villes et Territoires Cyclables, avec le soutien de la Délégation à la Sécurité Routière, développent un Observatoire de la mobilité des modes actifs (OBSMMA).
L'objectif est de permettre l'étude des données d'accidentologie au regard de la fréquentation, pour mieux appréhender les risques auxquels ces usagers sont exposés, évaluer l’impact des politiques publiques et identifier les solutions à apporter.

Le nombre d’usagers vulnérables non-motorisés victimes d’accidents est encore élevé sur nos routes. Il est même en augmentation pour les cyclistes : cela se comprend intuitivement au vu de l’augmentation des déplacements en vélo mais fait régulièrement l’objet de débats publics.

 

construire un baromètre national des modes actifs

Mettre ces données d’accidentalité en regard de la fréquentation permet de mieux appréhender les risques auxquels ces usagers sont exposés, évaluer l’impact de politiques publiques et identifier les solutions à apporter. En effet, plusieurs transformations peuvent avoir un impact, comme les évolutions de l’espace public de circulation et des vitesses pratiquées, du nombre de pratiquants, des distances parcourues, le vieillissement de la population avec sa composante fragilité due à l’avancée dans l’âge, ou encore l’évolution des règles et des normes sociales.

Le projet d'un observatoire de la mobilité des modes actifs (OBSMMA), mené conjointement par une équipe du Cerema, de Vélo & Territoires et du Club des villes & territoires cyclables, et subventionné par la Direction à la Sécurité Routière a pour objet de préparer la construction d’un baromètre national des déplacements des piétons, des cyclistes et des usagers d’engins de déplacement personnel (EDP). Il vise ainsi à définir et tester une méthodologie et des indicateurs adaptés qui puissent être suivis dans le temps, si possible de manière automatisée.

Afin d’approcher les pratiques de mobilité actives, le projet distingue deux approches complémentaires : l’utilisation de données d’enquête de mobilité et le comptage de flux.

 

Amplifier les dispositifs de comptage 

compteur de vélos à ParisLe travail sur la mobilité consiste à utiliser les données disponibles des enquêtes mobilité certifiées Cerema (EMC2), des enquêtes ménages du recensement de la population et de l’enquête nationale mobilité des personnes. Ces sources de données ont des caractéristiques différentes : leur objet (par exemple la mobilité au travail et celle tous modes), leur territoire local ou national, ou encore leur fréquence de mise à jour.

Il s’agit donc de pouvoir transformer ces données en indicateurs utiles pour l’observatoire des modes actifs. Le projet va rechercher des corrélations entre les évolutions perçues à l’intérieur de chaque source de données d’une part, et entre les différentes sources d’autre part. Cela pourrait permettre d’enrichir les données les plus intéressantes à partir de données plus fréquentes parcellaires à l’échelle de l’ensemble du territoire.

Le travail sur les flux s’appuie en partie sur la plateforme nationale des fréquentations (PNF), qui permet de mutualiser, d’agréger et de diffuser des données de comptages vélo au niveau national sur la base de données collectées au niveau local. Elle doit être étendue largement aux collectivités dans le cadre d’OBSMMA. Le projet fait également un état des lieux des dispositifs de comptage adaptés aux vélos, aux piétons et aux EDP.

Il explore en particulier ceux basés sur l’utilisation de la vidéo et leurs limites pour les usages concernant les modes actifs. Il proposera et testera une méthodologie, des indicateurs et la constitution d’un échantillon pertinent où se pratiquent les modes actifs pour la production d’une vision nationale des pratiques de mobilité active.